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Publié par Mak

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Yassine Ferchichi à Dakar  sur le balcon
de l'AFP.

Entre errance et souffrance
L’exil dakarois de Yassine Ferchichi

Déporté par les autorités françaises au Sénégal le 24 décembre 2009, Yassine Ferchichi, un citoyen tunisien interdit du territoire français, a eu la désagréable surprise d’être détenu au secret plusieurs jours dans les locaux de la police sénégalaise à son arrivée alors que les autorités de ce pays d’ « accueil » lui avaient délivré un laisser passer.

Trois mois. Trois mois ont passé depuis qu’il a été remis en liberté sur le territoire sénégalais, une liberté très surveillée. C’est en réalité une vie d’errance qui l’attendait : sans papiers pouvant justifier de son identité, sans passeport, sans emploi, sans ressource, sans logement… les autorités sénégalaises ont pris finalement la décision de l’héberger de fait, mais ces dernières viennent de l’informer qu’il sera à la rue dimanche soir, sans plus d’information.

Par ailleurs, Yassine Ferchichi s’est fracturé la main droite le 3 mars dernier et quelques jours plus tard, le médecin lui prescrivait une intervention chirurgicale. Il attend depuis lors, sans soins, et sans même un médicament à même de calmer d’atroces douleurs, une réponse ministérielle pour une éventuelle prise en charge de cette opération.

 Le 29 décembre dernier, le ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères, Madické Niang, avait indiqué dans un communiqué que « notre pays [Le Sénégal] a été choisi pour des raisons liées à la liberté et à la sécurité de l’intéressé » avant de relever que « c’est pour des raisons purement humanitaires » que Dakar avait accepté de le recevoir.
Pourvu que cet état d’esprit continue de prévaloir et préside à la seule prise de décision qui s’impose : une hospitalisation d’urgence et la garantie d’un hébergement assorti d’une prise en charge à la sortie de l’hôpital.

Aujourd’hui, il en va de l’intégrité physique de Yassine Ferchichi.

Luiza Toscane, 27 mars 2009


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