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Publié par Mak

Tchad: un magistrat interpelle le Président de la Cour suprême

 

Maître DOUDJIMSENGAR  TATOLNGAR          N’Djamena le 02 Novembre 2021

 

A

MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA COUR SUPREME DU TCHAD

 

OBJET : NEGOCIATION DES TERMES DE VOTRE DEMISSION

Monsieur

J’ai l’honneur en vous saisissant, vous proposer de déposer votre démission en contrepartie de mon silence sur un certain nombre de dossiers,  que vous avez eu à gérer  de manière peu orthodoxe.

En effet il n’est pas superfétatoire de rappeler que d’une part  votre mandat est arrivé à terme et d’autre part il serait téméraire de ne pas prendre ma proposition comme une simple blague d’un plaisantin ; raison pour laquelle je veux à titre d’illustration revenir sur votre budget de fonctionnement pour l’exercice 2021.

Lorsqu’on se réfère à la note circulaire n°001/PR/2020 relative à l’élaboration du budget général de l’Etat pour l’exercice 2021, fixant le plafond des crédits à la Cour Suprême, à deux milliard deux cent soixante-huit millions cent vingt-trois mille quatre cent soixante-dix-sept francs (2.268.123477)FCFA, on constate que votre budget élaboré et justifié en date du 19/10/2020, fait ressortir un écart supplémentaire d’un montant de quatre cent quatre-vingt-deux millions neuf cent trente-sept mille six cent francs (482.937.600) FCFA.

Mais mon étonnement ne vient pas du fait que vous êtes allé au-delà de la note circulaire susvisée  du feu Président Maréchal, mais plutôt le courage maladroit que vous avez eu en justifiant cela par le fait que je cite : « (…) nous estimons qu’au regard de la nouvelle configuration de l’institution et de certaines exigences de fonctionnement, les dotations devraient logiquement être plus conséquentes ».

Malheureusement  vous êtes sans savoir qu’il ne s’agit que des contrevérités car, les vraies raisons demeurent essentiellement vos intérêts personnels et égoïstes.

Vous avez eu à justifier que deux cent cinquante millions(250.000.000) FCFA sont destinés au réfectionnement du bâtiment délabré, un milliard quatre cent quatre-vingt-sept millions six cent soixante un mille soixante-dix-sept francs (1.487.661.077) FCFA destinés aux dépenses personnels, trois cent cinquante-six millions quatre cent soixante-deux mille quatre cent francs (356.462.400) FCFA destinés aux dépenses des biens et services, cent soixante-quatorze millions (174.000.000) FCFA destinés au transfert et subvention, soixante millions (60.000.000) FCFA à allouer au Président que vous êtes comme fonds spéciaux.

Au regard du détail de cette justification, je voudrais vous faire observer que les conseillers et greffiers à la Cour Suprême sont encore en vie, dressez la liste de ceux qui ont bénéficié des toges, des motos ou encore ne reste que des voitures réparées et vous saurez que le roi n’est pas votre cousin.

Malgré les directives des hautes autorités exigeant l’élaboration des crédits de fonctionnement avec rigueur, en prenant en compte les contingences économiques et la pandémie COVID 19, vous vous êtes mis  aux antipodes de celles-ci car, votre souci est de créer des fonctions non prévues dans l’organigramme de votre institution.

Comment justifierez-vous le fait que votre ex-CRP NOUR MACKY, petit frère de votre épouse soit bombardé conseiller référendaire puis titulaire ainsi que l’épouse de ce dernier nommée conseillère référendaire alors qu’elle est étudiante en 2ème et dotée d’une voiture de fonction servant à aller dans son institut ; ou mieux encore la petite sœur de votre épouse DJIDEYE MACKY nommé CRP pendant que elle-même se plaint du fait qu’elle ne sait pas le rôle qu’elle doit jouer ?

De ce qui précède, non seulement je vous conseille de déposer votre démission afin de sortir honorablement par la grande porte, mais aussi j’invite l’Inspection Générale d’Etat, à procéder au contrôle sur les faits allégués, ainsi que sur la gestion des crédits de fonctionnement de l’ex-ministre de la justice DJIMET ARABI, objet de ma correspondance à l’IGE il y a trois mois, comme elle l’a fait dans un passé récent à l’Assemblée Nationale.

Enfin, j’ose espérer que le Président de l’Assemblée Nationale rendra service au peuple tchadien, en proposant une autre personne qui sait ce que signifie le mot justice à la tête de ladite institution.

AMPLIATION

PRESIDENT DU CONSEIL MILITAIRE

PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

PREMIER MINISTRE

MINISTRE DE LA JUSTICE

CORPS JUDICIAIRES