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Publié par Mak

Depuis six mois, les tchadiens ont supporté pour extirper le mal qui les guette après  la mort d’Idriss Deby. Ils ont cru au sacerdoce national pour faire la paix, mais aujourd’hui avec un peu de recule le bilan des six mois du Gouvernement Pahimi alias abattement ou seize mesures sonne le fiasco et livre un échec patent. Constat.

Ce Gouvernement depuis sa nomination en mai dernier a volé d’échec en échec et conduit aujourd’hui le pays vers un fiasco total, irrémédiable et sans précédent. Il convient de relever ici que  la nomination de Pahimi comme PMT est l’une des grosses erreurs stratégiques car le pays avait besoin d’un technocrate PMT comme en Guinée Conakry après le putsch du Colonel Doumbouya et non d’un politicien calculateur, aigris et auteur d’un parricide en politique comme Albert Pahimi Padacké.

Les Tchadiens ont encore en mémoire que Pahimi Padacké a commis un parricide en politique sur son ascendant Nouradine Delwa Kassiré Coumakoye et a trahi ses parrains Tom et Timan Erdimi qui l’ont aidé à créer son parti le coq blanc pour lutter contre l’ascension politique de Saleh Kebzabo. Au regard des faits qui jalonnent son parcours politique et sa moralité douteuse qu’il masque aux tchadiens, l’on peut deviner son échec patent dû à la malédiction sinon au mauvais sort qui le suit.

Les Tchadiens attendaient du Gouvernement de Pahimi dès le début de la transition les solutions aux problèmes prioritaires suivants :

  1. la formation d’un Gouvernement de large ouverture avec un nombre élevé des technocrates au lieu des politiciens calculateurs et aigris ;
  2. la mise en place d’une vraie commission ad hoc chargée de préparer une conférence nationale souveraine digne de ce nom et non une plaisanterie de CODNI rempli des vautours et des charognards comme c’est le cas actuellement ;
  3. la mise en place d’un Conseil National de Transition dont les conseillers nationaux seront élus par les participants à cette conférence nationale souveraine pour plus de légitimité afin de délibérer sur les actes de la transition ;
  4. la rédaction d’une nouvelle Constitution et préparer les échéances électorales futures pour renouer avec un processus démocratique ;
  5. Enfin, la résorption des chômages des jeunes diplômés sans-emplois ainsi que la relance économique du pays.

Voilà les priorités que les tchadiens attendaient clairement du Gouvernement de Pahimi dès l’entame dde cette transition. Mais force est de constater que Pahimi a délaissé toutes ces priorités et ne guette que des postes de strapontins pour son parti le coq blanc. Il ressort clairement du constat actuel que le rôle de Pahimi aujourd’hui est devenu en réalité un guetteur des postes dans les départements ministériels et non la coordination de l’action gouvernementale.

D’après des sources fiables, le PCMT Mahamat Idriss Deby serait agacé par cet animal politique qui ne lorgne que ses intérêts et non ceux des tchadiens qui veulent un chef du Gouvernement capable de les réconcilier dans la situation actuelle. C’est ainsi que le mois dernier, le PCMT a failli virer Pahimi de la primature. Il a fallu l’intervention de la France pour calmer la tension entre lui et son mesquin de PMT Pahimi.

Toutefois, on espère que Pahimi a lamentablement échoué dans la mission qui lui a été confiée et qu’il faille trouver un nouveau chef du Gouvernement de Transition pour l’intérêt de tous les tchadiens, sinon le pays s’installera dans un fiasco généralisé inévitable.

Aussi, les multiples échecs du Gouvernement de Pahimi sur le plan social, politique et économique risquent de conduire la transition tchadienne vers un chao. Le risque aujourd’hui est l’affrontement physique entre les tchadiens car plusieurs ingrédients nous indiquent que le Gouvernement Pahimi n’a plus de contrôle sur la situation réelle du pays.

Enfin,  par son incapacité d’agir, Pahimi a même perdu sa langue en tant que PMT face à l’agression d’un curé dans son espace de culte à Wallia à N’Djamena. Vu qu’on ne nomme pas les curés par décret dans une église pour qu’il puisse placer un de ses militants dans une paroisse, Pahimi s’en moque éperdument des catholiques tchadiens dans cette circonstance douloureuse.

Mais si c’était une mosquée violée et un imam tabassé, peut-être qu’on aurait pu déjà assister à un point de presse du PMT pour compatir avec la victime, sinon son limogeage de la primature serait prononcé.

Quel avenir pour le PMT dans un paysage politique tchadien sous tension ?

 

Makaila.fr