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Publié par Mak

Nous ne pouvons pas parler du Guéra sans un faire ce rappel historique !

Il convient de rappeler que le Guéra actuel est certes, issu de la région par un arrêté du 18 juillet 1956 et matérialisé pratiquement sur le terrain en 1957, regroupant les districts de : Bitkine, Melfi, autrefois dans la région du Salamat et celui de Mongo qui était rattaché à la région du Batha.

La région a été ensuite élargie à la Sous-Préfecture de Malgalmé par arrêté du 05 mars 1969. De part sa situation géographique, au centre du Tchad, la région du Guéra est la plus enclavée de toutes les régions du pays. Elle couvre au moins une superficie de 58.950 km2 soit aussi 5% de la superficie totale du pays sur laquelle vivent presque un million (1.000.000) d'habitants.

 Le Décret N° 415/PR/Mat/02 portant sur la création et la réorganisation des différents Départements du pays et suite au Décret N° 419/PR/Mat/02 portant sur la création des régions, celle du Guera est placée sous l'autorité d'un Gouverneur et les nouveaux découpages administratifs ont permis de passer de deux à cinq départements: le département du Guera pour chef-lieu Mongo, le département d'Abtouyour, ayant comme chef-lieu Bitkine, le département de Mangalmé ayant comme chef-lieu du même nom, le département de Barh Signaka ayant comme chef-lieu Melfi.

Certes, aujourd'hui la situation que vivent les habitants de cette province nous conduit à nous exprimer encore publiquement pour informer le Gouvernement et en même temps que l'opinion publique tchadienne de la situation qu’elle traverse.

Au Guéra,  il y a de groupes de personnes qui se comportent  comme des agents de renseignements en jouant le jeu dangereux entre la population locale et les nouveaux administrateurs comme : Le Gouverneur, Préfet,  le Sous-Préfet, Commandant de brigade, Commissaire de la police etc...

Dès qu’une autorité est nommée à un poste administratif au Guéra, des délateurs issus de la région qui  sont les premiers à s’empresser pour aller lui rendre visite et  l’informer sur telle personne ou telle autre. Cela  se passe dans toutes les grandes villes du Guera à savoir: Mangalmé, Melfi, Mongo et Bitkine. Ils se livrent tous les secrets de la province de manière générale et des départements en particulier sans oublier les différentes communautés qui composent cette belle province où il fait bon de vivre ensemble.

Par exemple, à Mongo au secteur 1 et dans les autres localités du Guéra, autrefois, les gens sont vivaient en symbiose sans chercher à savoir d’où vient son voisin ?

Incontestablement, le Guéra est l’une des régions du Tchad la plus laïque à tous les niveaux sociologiques. Nous voulons garder cette valeur entre nous sans nous discriminer.

Un agent de renseignements personnels est toute personne qui, elle-même ou par l'intermédiaire d'un représentant fait le commerce de constituer des dossiers sur autrui, de préparer et de communiquer à des tiers des rapports de crédits au sujet du caractère, de la réputation ou de la solvabilité des personnes concernées par ces dossiers. Ils se retrouveront un jour en prison !

Nous demandons humblement à ces gens d'arrêter avec leurs activités que nous considérons comme criminels. En passant, nous demandons à tout Gouverneur, Préfet, Sous-Préfet, commandant de brigade et commissaire de police d'utiliser les agents des renseignements d'Etat que d'utiliser les malhonnêtes pour vous livrer les secrets communautaires, si cela contenue, vous serez complices un jour viendra...

Nous sommes dans une obligation de répéter la réalité de cette province dont nous sommes issus, sa population souffre dans sa chaire et dans son âme sous le poids de la misère, de la pauvreté instaurée par des prétendus " chefs de files ".

Nous disons donc ces situations d'injustice et d'iniquité créent toujours des séparations entre les différentes communautés dans toute la province du Guera. " Les chefs de files " ont développé un clanisme qui rend effectivement la situation dangereuse et insupportable dans cette partie du Tchad. Eux-mêmes " chefs de files " ont berné les populations avec des promesses du feu Maréchal du Tchad, paix à son âme, fabriquées par eux-mêmes et favorisent certaines communautés au détriment d'autres, voilà le vrai visage du Guera d'aujourd'hui. Nous nous posons la question de savoir, un tribalisme étriqué n'est-il pas contraire aux valeurs que tout le peuple tchadien défende ?

Ce qui nous semble étonnant, ce qu'ils humilient certaines communautés avec des pratiques de discrimination tout en se servant d'eux pour se servir eux-mêmes. Ils bloquent les jeunes dans tous les domaines surtout pour avoir accès dans le monde de travail donc ils deviennent les ennemis principaux des jeunes.

 

 

De l’exclusion au Guéra

Les jeunes du Guera se retrouvent donc exclus complétement dans les domaines pour avoir accès au travail puisque pour avoir accès, il faut nécessairement passer par eux les " chefs de files" ou bien par leurs réseaux.

Retour de  Moussa Kadam au poste du SG

La preuve en est que le Décret N°456/PR/2021 du 21. Septembre 2021 portant organisation et fonctionnement de la présidence de la République nomme Moussa Kadam, le chef de file du Guera comme SGPR. Représente-t-il le Guera ou le MPS à ce poste de responsabilité ? Le grand Guera ne sera jamais vendu puisque la nouvelle génération est consciente de la situation que traverse le pays.

Le cas Idriss Dokouni, une violation de la loi organique

Nous nous doutons lors de la violation de la loi organique de la République du Tchad avec Idriss Dokouni étant chef de canton de Dangleat-Est, ce canton créé par la bénédiction du feu Maréchal du Tchad, paix à son âme, par complicité de Mahamat Zene Bada que le canton fut divisé en deux. Ils ont créé une situation d'injustice et discrimination insupportable en prenant toute la population en otage. Une chose est sûre, l'histoire qui passe rompt les stabilités, crée de la différence là où il y avait de l'identité, et elle fait en sorte que ce qui est n’est plus ou à tout le moins, n'est plus tout à fait le même. La pensée n'a jamais véritablement collé au réel du peuple Hadjaraï que par assimilation à priori même. Où se joue une telle identité dès le départ.

Si aujourd'hui, la population doute de votre origine, vous êtes dans une obligation d'expliquer à cette même population en citer vos 5 arrières grands-parents où vivaient-ils dans quel village ? Pour s'assurer et leurs montrer les champs où labouraient vos grands parents dernières ou autours de la montagne ou colline, c'est simple et cela ne nous concerne pas! Ne vous en prenez pas aux autres communautés, si non au cas où quelque chose se produise, vous seriez directement responsable avec votre maitre à pensée Moussa Kadam puisque tout le monde a compris vos activités dans le grand Guera et particulièrement dans le département d'Abtouyour.

 Étonnant qu'aujourd'hui encore les mêmes personnes se sont autoproclamées comme les " Chefs de files" du Guera en violant les lois organiques de la République ou tout simplement ignorer.

La loi organique portant statuts et attributions des autorités traditionnelles et coutumières, le texte en vigueur, dans ses dispositions générales. Dans son titre 1: en article: 1er , la présente loi fixe les statuts et les attributions des autorités traditionnelles et coutumières et en son article 2: les autorités traditionnelles et coutumières sont les collaboratrices de l'administration. Elles sont placées sous l'autorité et le contrôle des chefs des unités administratives de leur ressort. Elles servent de relais entre l'administration et les administrés.

Chapitre 1: en articles 4 et 5, les attributions des autorités traditionnelles et coutumières, elles veillent à la protection et à la conservation du patrimoine coutumier. En matière administrative et de police, les autorités traditionnelles et coutumières assistent l'administration dans sa mission d'encadrement des politiques. transmettre à la population les directives des autorités administratives et d'en assurer l'exécution, concourir sous la direction des autorités administratives compétentes au maintien de la tranquillité publique, assurer la commodité de passage dans les places et voies publiques, faire respecter l'hygiène et la salubrité, faire respecter les droits de l'homme, superviser la tenue de l'état civil secondaire, participer au recensement de la population, participer activement à la sensibilisation de la population dans la scolarisation des enfants et notamment des filles. Bref, elles assurent la collecte des impôts et taxes, la protection des cultures et de l'environnement, le suivi des activités des ONGs dans leur ressort territorial.

Chapitre 3: dans ses articles 18 et 19, des obligations, de la discipline et des sanctions des autorités traditionnelles et coutumières. Elles doivent respect et obéissance aux autorités administratives. Elles sont tenues de respecter la voie hiérarchique. Elles sont soumises à obligation de neutralité dans l'exercice de leurs fonctions.

Elles sont interdites d'activités militantes partisanes. Toute intervention des autorités traditionnelles et coutumières dans les activités des partis politiques entrainera des sanctions prévues à l'article 21. Les autorités traditionnelles et coutumières qui désirent s'engager dans des compétitions électorales doivent au préalable se décharger de leurs fonctions à compte de la date de convocation du corps électoral. Les mesures disciplinaires applicables aux autorités traditionnelles et coutumières sont : l'avertissement, la suspension partielle ou totale des allocations, la suspension de fonction et la révocation.

À titre d'exemple, tous nos chefs des cantons dans le département d'Abtouyour à l’époque coloniale aucun d’entre eux, a violé une loi de la république. Ils vivaient une vie paisible, développé le vivre ensemble, c'est accepter les différences, être à l'écoute, faire preuve d'estime, le respect et de reconnaissance envers autrui et vivre dans un esprit de paix et d'harmonie. Pour vivre ensemble de manière harmonie, il est essentiel de partager les mêmes valeurs. Par le développement des valeurs humaines, nous exprimons notre humanité par les marques du respect, de considération, d'empathie, etc... envers les autres.

Le chef de canton Dangléat-Est a tenu des propos racistes, discriminatoires envers les communautés sans moindre respect à celles-ci. Il vous manque une connaissance approfondie de la valeur de l'homme de ces différentes communautés que vous le traitez ainsi, nous vous prions d'apprendre l'histoire.

Tout événement historique, c'est la différence qui s'instaure et se creuse, créant un fossé au sein de l'adéquation tranquille de la pensée et du réel.

Nos différents chefs cantons de département d'Abtouyour depuis la colonisation n'ont jamais tenu des propos discriminatoires ou racistes. Voir le tableau ci-dessous !

Canton kenga créé en 1921

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1- Bani kondebé ( Cheik) de 1921 à 1926

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2- Godi Kondébé de 1926 à 1955

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3- Goudja Godi de 1955 à 1964

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4- Mahamat Godi de 1964 à 1974

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5- Saleh Bani Godi de 1974 à 1994

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6- Djimet Moussa Godi le 04 mai 1994 à nos jours

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Nb: Mahamat Saleh Bani a assuré l'intérim après le décès de son papa, avant Djimet Moussa l'importe par les élections.

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Canton Djonkor Guera, créé le 1 er avril 1923

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1- Doya Djalla de 1923 à 1947

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2- Nangtara Nadji de 1947 à 1949

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3- Kabira Nadji de 1949 à 1991

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4- Hassane Kabira de 1991 à 1999

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5- Abdelkerim Kabira de 2000 à nos jours.

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Canton Dangleat créé le 05 avril 1923

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1- Nimir Madou de 1923 à 1936

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2- Haroun Outaye de 1936 à 1951

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3- Akaïna Haroun de 1951 à 1956

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4- Fachir Goussou de 1956 à 1961

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5- Djarma Hatap de 1961 à 1974

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6- Fachir Goussou de 1974 à 1976

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7- Akouya Fachir de 1976 à 2011

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8- Ahmat Akouya de 2011 à nos jours

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Nous ne parlons pas de l'histoire proprement dite, une partie de la population de ce département précisément de village Mataya-kenga de Adoum Tchéré, a fondu le Royaume du Baguirmi que cette histoire semble oubliée par les aveugles de l'histoire. L'homme Hadjaraï, il ne peut en être autrement. L'homme Hadjaraï est là, chargé de son histoire et de sa culture, de ses croyances et de ses convictions, de ses valeurs et de son destin, travaillant sans relâche pour advenir et émerger à soi comme destinée. Naturellement, l'homme hadjaraï est un homme en état d'effort contenu, sans cela on l'aurait déjà rayé du Tchad comme cela était beaucoup de cas de l'époque: Adoum Tchéré, Idriss Miskine, Maldoum Bada Abbas, Mahamat Zene Bada, Moussa Kadam, Haroun Godi etc...

 

Gaya - Ple Seid

Téléphone: +4748127122

E.mail: bitkine2002@yahoo.fr