Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Alerte Info: Les député-es européen-nes ont condamné la junte militaire et exigent le gel des avoirs des auteurs du coup d'état// Au Tchad, la plateforme Wakit Tama" l'heure est arrivée " appelle ce jeudi 19 mai 2021 le peuple à manifester pour le retour à l'ordre constitutionnel //

Archives

Publié par Mak

« Qui a trahi un jour trahira toujours », disait un proverbe populaire. On n’en sait un peu plus dans l’éviction de Mahamat Zène Bada, Secrétaire Général du Mouvement Patriotique du Salut (Parti au pouvoir), ce samedi 11 juin 2021 à l’issue d’un congrès extraordinaire controversé tenu à Ndjaména dans de conditions totalement inattendues. Un homme politique très proche du Secrétaire Général aurait contribué dans le complot contre ce dernier.

Moussa Khadam, ancien vice-président de l’Assemblée Nationale serait directement responsable dans la conspiration qui a abouti à l’éviction de Mahamat Zène Bada. Selon plusieurs sources concordantes, il aurait entrepris une vaste campagne au sein des cadres et militants du Mps, originaires de la région centrale du Guéra dans le but de fragiliser et isoler la position de Mahamat Zène Bada. Il serait aussi à l’origine de la proposition du Dr Haroun Kabadi pour remplacer Zène Bada à la tête du Mps.

Par le passé, Moussa Khadam est accusé d’être aussi derrière les échecs répétés des mouvements politiques des gens issus de la région du Guéra. Il était directeur de Cabinet d’Idriss Miskine, ancien ministre des affaires étrangères du Tchad dont la mort dans des conditions suspectes n’ont laissé personne indifférent du moins pour ceux qui connaissent l’histoire politique des hommes de cette contrée centrale du Tchad. Mais à la mort d’Idriss Misikine, il a occupé plusieurs postes ministériels sous Hissein Habré sans être inquiété. Pire, il a présidé à la tête de la COMNALFAN pour dénoncer et combattre le Mosanat, mouvement politico-militaire, composé à majorité des cadres et militaires originaires du Guéra.

A l’arrivée de Moldom Bada Abbas, ce dernier lui a fait confiance, mais Moussa Khadam n’a pas assumé ses responsabilités de l’aider jusqu’au prétendu coup du 13 octobre 1991 où plusieurs responsables militaires et civils du Guéra, ont été arbitrairement arrêtés, tués et disparus. Mais encore Moussa Khadam n’a guère été inquiété  par cette affaire sous Idriss Deby.

Pour l’entourage de Mahamat Zène Bada, Moussa Khadam a cherché à éliminer politiquement le Secrétaire Général du Mps au profit d’autres personnalités tchadiennes et qu’il est en partie totalement responsable des problèmes de ce dernier avec les co-régionnaires du Guéra, une région martyrisée et meurtrie en quête de leader capable de fédérer ses fils et ses filles au de là de toute autre considération.

D’autres sources nous renseignent que Moussa Khadam n’admet qu’émerge au Guéra d’autres acteurs politiques autre que lui. Mais jusqu’à quand cette situation va-t-elle continuer ?

Hier, c’étaient Djibrine Assali, Mahamat Nour Ahmed Ibedou, sans oublier Bichara Ringo et d’autres cadres du Guéra qui étaient victimes, aujourd’hui, c’est Mahamat Zène Bada ? A qui le tour demain ? La région du Guéra  n’est pas l’apanage d’un seul homme politique mais de tous ses fils et filles sans distinction ni exclusion aucune et que tout le monde doit en être concerné dans un esprit de cogestion au profit des populations au nom duquel, lui et les autres assument des postes à responsabilité politique.

Dans un climat particulier et d’esprit de trahison répétée que Moussa Khadam, qui était pourtant proche de Zène Bada, a accepté de présider cette fois-ci le présidium du prétendu congrès pour achever son propre frère avec lequel, il partage la même culture et la même région qu’est le Guéra.

Comment les autres peuvent-ils concevoir un tel acte ?

 Affaire à suivre

 

Makaila.fr