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Alerte Info: Tchad: dénommée marche du peuple pour exiger l'alternance au Tchad, plusieurs organisations de la société civile, des mouvements citoyens et partis politiques vont descendre dans la rue le 06-02-2021 en vue de protester contre le pouvoir actuel d'Idriss Deby //

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Publié par Mak

Au moment l’ensemble du peuple tchadien est vent débout contre le Conseil Militaire de Transition (CMT) dirigé par le Général Mahamat Idriss Deby, fils du défunt Idriss Deby combattu depuis deux décennies par Saleh Kebzabo de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Renouveau (UNDR) et Mahamat Saleh Alhabo, Secrétaire Général du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD), ces deux figures de l’opposition au Tchad, ont fait le choix d’aller au contresens de l’histoire politique de ce pays.

Nombreux sont les observateurs qui ne sont pas surpris de l’entrée dans le Gouvernement de transition dirigé par le Premier ministre, Albert Payimi, nommé par décret par le chef de la junte Mahamat Idriss Deby. En effet, le parti Undr et le Pld qui ont toujours tenu tête au défunt président Idriss Deby, viennent de poser en acte qui restera graver dans les annales de la politique tchadienne au regard de la particularité du contexte sociopolitique que travers le pays.

Il convient de relever que le député Saleh Kebzabo et Mahamat Saleh Alhabo qui avaient refusé de reconnaître le Conseil Militaire de Transition (CMT) au lendemain de la disparition tragique d’Idriss DEBY viennent de prouver le contraire de leurs prises de politique par leur entrée dans un gouvernement sans fondement démocratique et légal.

Pourquoi dit-on que l’Undr et le Pld ont-ils hypothéqué leur avenir politique au Tchad ?

Comment peut-on comprendre que les principaux qui aspiraient à diriger un jour le pays ont-ils été convaincu pour faire leur entrée dans un Gouvernement appelé Union Sacré ? Sachant bien entendu que l’opinion publique reproche au Conseil Militaire de Transition (CMT) d’être responsable des 17 paisibles manifestants dont le seul tort est d’avoir usé de leur droit à la libre expression contre les pratiques abusives des autorités illégales.

L’UNDR dépréciée

Sous le régime d’Idriss Deby père, le parti de la Calebasse avait hérité de plusieurs postes de souveraineté à l’instar du Ministère des affaires étrangères dirigé par le Président Kebzabo lui-même en 1996 contrairement à deux postes sous le fils, Général Mahamat Idriss Deby qui les a octroyé le Ministère de l’Élevage le Ministère, secrétariat général du gouvernement en charge, notamment, des relations avec le futur Conseil national de Transition.

 Le PLD exposé

Depuis 2008, le Parti pour les Libertés et le Développement du feu Ibni Oumar Mahamat Saleh ne cesse de réclamer justice pour son leader dont la disparition  a été indubitablement imputée au  régime de Deby père. L’entrée de son Secrétaire Général Mahamat Ahmat Alhabo met un terme à sa conviction de recherche de vérité sur la mort d’Ibni Oumar. Parce qu’il est nommé lui-même, Ministre de la justice et des droits de l’homme. Comment va—il commémorer chaque année l’évènement sur la disparition de son frère et ami Ibni Oumar Mahamat Saleh ? Rien ne peut donc justifier l’entrée dans un gouvernement de transition qui a ensanglanté le pays. Plusieurs militants et sympathisants ne se reconnaissent pas dans l’entrée du Gouvernement de leur Secrétaire Général Alhabo.

Mahamat Ahmat Lazina, à la recherche d’une expérience gouvernementale

Alors qu’il rentrait de Tunis où il s’était rendu pour des raisons médicales suite à une manifestation qu’il avait organisée pour boycotter le 6ème mandat d’Idriss Deby, le leader du MNCT, Mahamat Ahmat Lazina vient de faire son entrée dans le Gouvernement. Lui, au moins, il peut être excusé mais pas les autres principales formations politiques du pays.

Tout compte fait, le Gouvernement du Conseil Militaire de Transition confirme intégralement leur attachement à ne pas respecter leurs engagements à l’égard de l’Union africaine et de la France, favorables à une transition apaisée qui débouchera à la tenue d’une élection libre, plurielle et inclusive.

Face à cette situation, il reste à l’opposition civile et aux organisations no gouvernementales tchadienne de poursuivre la lutte contre le Conseil Militaire de Transition sans compter sur le poids des partis traditionnels que sont l’Undr et le Pld.

Makaila.fr