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Publié par Mak

Tchad: droit de réponse de Me  Adoumadji Alain MOADJIDIBAYE
Tchad: droit de réponse de Me  Adoumadji Alain MOADJIDIBAYE
Tchad: droit de réponse de Me  Adoumadji Alain MOADJIDIBAYE
Tchad: droit de réponse de Me  Adoumadji Alain MOADJIDIBAYE

DROIT DE REPONSE

Dans votre publication, datée du 9 décembre 2020, sur votre site, vous avez fait état des prétendus agissements de mon client MOUSSA OUMAR et OUSMAN HISSEIN BAHR, témoin de la vente.

Conformément aux dispositions de la loi relative au régime de la Presse au Tchad, nous venons par la présente, au nom de celui-ci, exercer notre droit de réponse.

Il est vrai qu’à la base il y a un contentieux foncier qui oppose mon client MOUSSA OUMAR à Sieur NODJITOLOUM Moïse, dont NODJITOLOUM Salomon est le conseil. L’adverse partie prétend avoir acquis l’immeuble des mains de la fille du propriétaire MAOULE Vincent, qui quoique dément, est bel et bien vivant.

Déjà à l’entame de ce droit de réponse, il convient de souligner qu’elle n’a nullement qualité pour vendre l’immeuble de son père, qui n’est transmissible que par cause de mort (c’est-à-dire qui ne revient à ses héritiers qu’après sa mort), sans pour autant justifier d’un acte plaçant son père sous sa tutelle. Une telle preuve n’a pu être administrée, alors que Sieur MBAÏNAISSEM Bruno, qui a vendu la parcelle à notre client, a été régulièrement désigné par le conseil de famille. C’est ce même Bruno qui avait vendu, à l’époque, un demi lot, à Sieur NODJITOLOUM Moïse- d’ailleurs, peut être rapportée la preuve d’un document, dans lequel il est précisé que Dame PITIROMEL Catherine, sœur du propriétaire devenu dément, devait vendre la parcelle et verser une partie du produit de la vente à Dame Mireille MAOULE. Dame PITIROMEL qui s’était fait représenter par MBAÏNAISSEM Bruno.

Mon client, au regard du conseil de famille, mandatant MBAÏNAISSEM Bruno, de faire  une telle transaction immobilière, a fait une avance de somme d’argent et se devait de compléter le solde reliquataire, dans un certain délai. Pendant qu’il se démenait pour apporter le complément, l’immeuble avait été revendu à une personne dénommée ABDOULAYE ABDELKADRE. Nous avons aussitôt porter cette affaire  devant le Procureur de la République Près le Tribunal de Grande Instance de N’Djaména et dénouement en a été trouvé par une règlement à l’amiable en faveur de notre client.

Les accusations faites sont dénuées de tout fondement.

Mon client ne s’était jamais présenté, comme étant le marabout de HINDA DEBY. D’ailleurs, tout au long de ces nombreuses péripéties judiciaires, il ne s’était présenté qu’une seule fois à la Justice, étant toujours représenté par son conseil que nous sommes.

En sus, c’est de la contrevérité que de soutenir que Sieur OUSMAN HISSEIN BAHR, témoin de la vente, et qui d’ailleurs, même à nous, ne s’est jamais présenté, comme étant cousin de la Première Dame, a proféré des menaces. Une telle allégation avait déjà été faite par devant YOUSSOUF TOM, le Procureur de N’Djaména. Lumière ayant été faite, Me NODJITOLOUM Salomon  a rectifié que OUSMAN HISSEIN BAHR ne l’avait pas menacé, mais qu’ils ont eu des échanges. Propos qu’il a repris à la barre de la Justice de Paix du 7ème Arrondissement, où le dossier avait été plaidé. Tout ce personnel judiciaire, sont des contemporains, qui pourront toujours confirmer ce que nous disons.

Il est étonnant pour une telle menace, qu’aucune plainte n’ait été déposée.

Il est curieux que l’adverse partie qui a profité de sa proximité avec les juges, pour obtenir une ordonnance d’arrêt d’exécution, puisse, au nom de cette promiscuité, obtenir non pas l’arrêt d’exécution, qui est le maintien du statu quo ante, mais la création d’une situation juridique nouvelle (placement de l’immeuble sous main de justice, consignation des loyers) ; ce que l’article 67 de la Loi portant Code de l’Organisation judiciaire au Tchad n’autorise nulle part. il est bien bon de crier à l’injustice, mais il est bien grave d’en perpétrer soi-même.

Ce ne sont pas tous ceux qui ont le teint clair qui sont cousins à HINDA DEBY. Verser dans une telle considération, c’est faire dans du délit de faciès.

L’adverse partie a été à l’initiative de pratiquement toutes les procédures judiciaires et se devait de se concentrer sur le procès qui se passe à la barre des juridictions, et non faire un procès d’intention, en appelant à l’opinion publique. Ce qui est un aveu d’impuissance pour ne pas dire un acte de désespoir.

Nous sommes étonnés par cet écrit, qui ne respecte pas les règles journalistiques du recoupement de l’information, en prenant l’avis d’une seule des parties, qui n’a pour seul but que de jeter le discrédit sur notre client et espérons vivement que ce droit de réponse soit publié.

                                                                               Me Adoumadji Alain MOADJIDIBAYE

                                                                               Avocat au Barreau du Tchad