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Publié par Mak

Monsieur le Procureur Général près la cour d’Appel de N’Djamena
Monsieur le Procureur Général près la cour d’Appel de N’Djamena
 
Maitre Doudjimsengar Tatolngar
 
N’Djamena le 30 Novembre 2020
Objet : Réponse à votre déclaration mensongère sur FM Liberté
 
A
Monsieur le Procureur Général près la cour d’Appel de N’Djamena
 
Monsieur
Vous avez en date du 25 Novembre 2020, sur les antennes de la radio FM Liberté, porté à la connaissance du public que j’ai abandonné mon poste de travail en fermant la porte du bureau qui n’appartient pas à mon père sur l’ordinateur et c’est la raison pour laquelle vous étiez contraint de la casser et changer la serrure. Malheureusement vous avez ignoré qu’il y a une différence entre la vérité laquelle relève des gens intelligents et la construction de l’esprit qui est l’œuvre des esprits médiocres et tend à noyer la vérité.
En effet j’étais affecté au Parquet Général le 31 Mars 2020 ou j’ai aussitôt pris service, mais j’ai erré pendant trois mois sans avoir un bureau quoique disponible. Vous avez préféré confier l’intérim du chef du secrétariat du Parquet Général à Maître Dombon en poste à Moundou. J’ai demandé à ce dernier en cette qualité, vous demande de me donner un bureau mais celui-ci, est revenu me dire que vous lui avez répondu que vous n’avez ni bureau ni travail à me donner. Quelques jours après, votre secrétariat m’a dit que vous avez demandé à savoir qui a osé m’affecter au Parquet Général et à quand ils vont m’affecter ailleurs. Lorsque cela m’a été rapporté, je vous ai appelé pour avoir confirmation de tels propos et vous m’aviez demandé qui a rapporté de tels mensonges dont le seul but est de nous mettre en conflit. Etant donné que vous n’avez pas reconnu les faits, je me suis rendu à votre bureau et vous ai demandé de me délivrer un certificat de non disponibilité de bureau et du travail à faire. C’est à ce moment que vous m’avez remis la clef du bureau en double. Une semaine après, vous avez envoyé Maître Dombon récupérer le double de la clef et à ma grande surprise, il s’en est servi pour s’installer à mon bureau et quand je me présente au travail, je me contente d’occuper la chaise d’accueil. Lorsque l’arrêté d’affectation a ramené Maître Dombon à la Cour d’Appel de N’Djamena, vous avez négocié deux semaines après son retour au Parquet Général et jusqu’à l’heure où je vous adresse cette correspondance, il détient le double de la clef de mon bureau. Malgré qu’il détient cette clef, vous avez cassé la porte et changer la serrure pour faire croire que vous n’avez pas la clef de mon bureau alors même qu’il déclare l’avoir jusqu’à présent. Votre objectif était de m’empêcher d’accéder à mon bureau car vous avez remarqué que malgré vos comportements bouffons, moyenâgeux et vexatoires, j’ai tout fait pour éviter quelque conflit que ce soit et c’est justement ce sang froid qui vous a irrité et poussé à changer la serrure alors même que, jusqu’à l’heure où je parle, votre méfiance a fait que vous êtes incapable de me confier du travail à faire.
Permettez-moi de vous demander de savoir qui de nous « Maître Dombon et moi », a abandonné son poste et que doit faire un chef lorsque son agent a abandonné son poste. J’ose espérer que vous avez dans votre tiroir un rapport circonstancié ayant constaté cet abandon.
 
Je n’aurais jamais les épaules solides pour prétendre que le bureau que j’occupe est celui de mon père. Cependant je vous apprends que le vôtre ne relevant pas d’un service public mais d’une dévolution successorale, vous y installer chaque jour votre fille à longueur de journée, tout en renvoyant les avocats qui osent entrer pour faire le suivi de leurs dossiers que vous refusez de ressortir et dispatcher les dossiers qui s’éternisent dans votre bureau pendant que vous envoyez en chômage vos substituts.
 
Aussi voudrais-je vous rappeler, que depuis que vous êtes Procureur Général, vous n’avez jamais rédigé une seule réquisition moins encore une correspondance administrative, car c’est Maître Dingam-Asra, greffier qui le fait à votre place, parce que vous êtes professionnellement inapte et votre français lamentable prononcé sur cette chaine, a fait trembler Vaugirard dans sa tombe et témoigne de votre vrai niveau intellectuel inexistant.
Pire, j’ai été choqué du fait que malgré vos injures à l’ensemble du corps des greffes, ce soit encore Maître Dingam- Asra greffier, qui vous a écrit votre lettre d’excuse, car vous êtes incapable de construire une phrase syntaxiquement et sémantiquement juste.
 
Monsieur le Procureur, je vous rappelle que je suis le plus ancien de tous ceux qui sont actuellement au parquet général, y compris vous et vos Substituts. C’est une erreur grave de qualifier ma déclaration d’allégations mensongères et d’en exiger la preuve. Maître DOU ne peut jamais se permettre de faire des affirmations gratuites sans en détenir les preuves. Mais j’ai été soulagé que vous ayez reconnu à l’inspection, avoir pris les cinq cent mille (500.000) francs même si vous justifiez que c’est votre argent. D’ailleurs une telle justification ne peut tenir car depuis quand un justiciable devient le dépositaire d’argent d’un magistrat. Votre ingratitude est sans pareille car, moi que vous traitiez de simple greffier, ai contribué à vous former lorsque vous étiez nommé à votre tout premier poste de 3èmeSubstitut du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena, et ou à l’occasion, j’ai sauvé votre honneur quand vous avez qualifié votre tout premier procès-verbal de « HOMICIDE VOLONTAIRE SUR UN ANIMAL ».
 
Je peux vous assurer que, dès lors que je connais votre premier dossier de corruption-affaire TOKINDANG placé sous mandat en 2001 pour corruption dans l’affaire des six camerounais au baccalauréat puis libéré trois semaines après contre cent mille francs par vous, dès le début de votre carrière-et le dernier en cours dénoncé, il serait judicieux voire téméraire de ne pas me pousser à soulever la natte sur les autres cas.
 
Pourtant votre suspension de six mois des faits de corruption devait vous aider à changer mais hélas.
Enfin sous réserve de réédition, à ma connaissance, être juge et partie dans une affaire et oser agir comme vous l’avez fait, relève d’un abus de pouvoir surtout que vous aviez pris le soin, de demander à la greffière en chef de vous fournir le statut des greffiers, mais n’ayant rien trouvé de ce qui peut répondre à votre souhait, vous avez opté pour la violation des textes.
 
Sincères Collaborations.
 
Ampliation
-Ministre de la Justice
-Inspection Générale

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