Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Alerte Info: Tchad: dénommée marche du peuple pour exiger l'alternance au Tchad, plusieurs organisations de la société civile, des mouvements citoyens et partis politiques vont descendre dans la rue le 06-02-2021 en vue de protester contre le pouvoir actuel d'Idriss Deby //

Archives

Publié par Mak

UN INCOMPÉTENT À LA TÊTE DE L’AUTORITÉ DE L’AVIATION CIVILE DU TCHAD

Nommé au poste du Directeur Général de l’Autorité de l’Aviation Civile (ADAC) du Tchad par Décret N°1731/PR/PM/MACMN/2017 du 03 octobre 2017, Monsieur Mahamat ADJAM avait été perçu par le personnel de l’Aviation Civile, dès sa nomination, comme l’homme qui incarnait la probité morale et porteur d’un véritable projet de changement face aux nombreux défis liés à l’amélioration du système de supervision de la sécurité et de la sûreté de l’Aviation civile du Tchad.

 

Force est de constater qu’après huit (8) mois d’exercice, le masque commence à tomber du vrai visage de ce personnage aux pratiques indélicates, mafieuses et vicieuses. L’homme au crépuscule de sa vie, développe un comportement mythomane au sein de cette institution, combien sensible au regard des missions qui lui sont dévolues par les plus Hautes Autorités.

 

Monsieur Mahamat ADJAM, imbue de sa personne, s’en sert, sans modération, de l'arrogance et du mépris comme mode de gestion vis-à-vis de ses collaborateurs pour légitimer son comportement peu vertueux et pour masquer ses carences notoires dans le domaine de l’Aviation Civile, en se montrant hautain, hargneux et suffisant.

 

Faut-il le rappeler que le domaine de l’Aviation Civile est un domaine sensible et évolutif qui exige un personnel hautement qualifié, compétent et intègre.

 

Aussi, est-il indiqué que l’efficacité d’un système de supervision de la sécurité d’un Etat passe nécessairement par la mise en œuvre de son Plan d’Actions Correctrices (CAP) permettant de résorber les carences identifiées lors des Audits diligentés par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) dans le cadre du Programme Universel d’Audits de Supervision de la sécurité (USOAP- CMA).

 

L’ADAC, dans le cadre de l’amélioration de son système de supervision, doit poursuivre la mise en œuvre du Plan d’Actions Correctrices du Tchad et renseigner au fur et à mesure le cadre en ligne (OLF) du Programme Universel d’Audits de Supervision de la sécurité (USOAP- CMA) en veillant à fournir les éléments de preuves appropriés suivants les directives exigées par l’OACI pour ses Etats membres. Donc la capacité du Tchad en matière de supervision de la sécurité est évaluée à travers ce Programme qui organise des Audits réguliers permettant d’évaluer le niveau de mise en œuvre effective des Eléments Cruciaux (EC) du système de supervision de la sécurité.

 

Pour rappel, le dernier Rapport établi, au mois d’août 2017 par l’OACI, attribut un taux global de mise en œuvre effective des Eléments Cruciaux (EC) du système de supervision de la sécurité du Tchad, de l’ordre de 45.07%. Ce score enregistré par le Tchad, depuis août 2017, n’a connu aucun progrès significatif à ce jour, alors que le barème mondial est de l’ordre de 60%.

 

Il va s’en dire qu’avec ce taux stationnaire qui n’a pas évolué vers l’atteinte du taux moyen mondial, oblige de facto, Monsieur Mahamat ADJAM, à démissionner de l’Autorité de l’Aviation Civile (ADAC) du Tchad et doit par conséquent rendre le tablier pour l’intérêt supérieur du Tchad.

 

Depuis que Monsieur Mahamat ADJAM est nommé à l’ADAC, l’on assiste à des pratiques peu orthodoxes, interdites et non autorisées conduisant à la perte de la qualité du service fourni ainsi qu’au déclin probable de cette institution. Ce Monsieur n’arrive pas à prendre des mesures disciplinaires conséquentes face aux situations frauduleuses en cours : (i) Détournement avéré des recettes issues des Redevances Aéronautiques par falsification des écritures sur des quittances délivrées aux compagnies aériennes ;  (ii) Montages fallacieux des Dossiers de Consultation des Entreprises (DCE), sans importance, aucune, pour la sûreté et la sécurité aérienne de l’Aviation Civile, avec surfacturation des enveloppes financières ;  (iii) Arnaques et Escroqueries en bande organisée, privilège et protection de certains Directeurs techniques et agents connus pour leurs pratiques indignes, malsaines et frauduleuses.

 

En rappel, le Président de la République du Tchad, Son Excellence Idriss Deby Itno a laissé entendre lors de son Discours proclamant la 4ème république que : « La nouvelle République du Tchad qui vient de démarrer définitivement, avec la promulgation de la loi constitutionnelle, sera débarrassée de certaines pratiques indélicates. Le combat sera mené contre tout enrichissement illicite et le détournement des biens de l’État. La 4ème République est bâtie sur des valeurs fortes qui imposent des attitudes, des pratiques et des comportements nouveaux et vertueux. La maitrise du train de vie de l’État, la rigueur dans la gestion de la chose publique et l’assainissement des finances publiques doivent être au centre des priorités. La lutte contre le détournement des deniers publics et la prévarication est un engagement qui doit être tenu contre vents et marées ».

 

Au regard des exigences des plus Hautes Autorités du Pays, l’on ne peut accepter de gérer une Administration par des pratiques malsaines.

 

Cependant, le Ministre de l’Aviation Civile et de la Météorologie Nationale est appelé au respect des exigences ci-dessus formulées par le Président de la République, en procédant au remplacement de l’équipe dirigeante actuelle par des cadres techniques compétents répondant au profil exigé par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) dans le but de garantir l’intérêt général de l’ADAC par l’amélioration et l’efficacité du système de supervision de la sécurité et de la sûreté de l’Aviation Civile.

 

Correspondant de Makaila.fr