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Alerte Info: Tchad: dénommée marche du peuple pour exiger l'alternance au Tchad, plusieurs organisations de la société civile, des mouvements citoyens et partis politiques vont descendre dans la rue le 06-02-2021 en vue de protester contre le pouvoir actuel d'Idriss Deby //

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Publié par Mak

COTONTCHAD-SN vers un remplacement systématique des cadres supérieurs locaux par des étrangers.

Depuis le bradage du fleuron de l'économie nationale CTDSN par le Ministre des mines permettant à Olam International Ltd de prendre possession de 60% du capital de la société cotonnière COTONTCHAD-SN, les langues se délient et la montagne a accouché d'une souris.

Ce n'est un secret pour personne, la COTONTCHAD traversait une des pires crises de son existence. C'est en ce moment, tel un impala blessé en pleine jungle infestée de vautours, il a été désespérément écorché par les redoutables canines du prédateur OLAM. Ceci au vu et au su du Ministre de tutelle dont les pattes sont gracieusement graissées pour accorder sa bénédiction dans un flou le plus total. En plus, le président Deby a été doublé dans cette affaire entre l’Etat tchadien et la société Singapourienne Olam.

Comme il n'y a jamais eu un sans deux, après les catastrophiques négociations avec Gleencor autour de l'or noir, aujourd'hui c'est au tour de l'or blanc tchadien de goûter aux prémisses de l'incompétence de nos gouvernants.

Olam International Ltd est entré dans le capital de la société cotonnière à hauteur de 60% en déboursant 9 milliards de FCFA pour un contrat juteux de gestion de la filière coton pour une durée de 5 ans. Quel drôle de contrat ? Et pendant ce temps les milliers de paisibles citoyens tchadiens qui dépendent directement ou indirectement de la Coton Tchad SN seront jetés aux oubliettes et bonjour les crises sociales.

La convention stipule qu'à la signature, l'Etat doit apurer le passif de la COTONTCHAD-SN au 31 décembre 2017 et Olam doit payer les dettes stratégiques de Cotontchad (paiement des cotonculteurs, des transporteurs et des fournisseurs de carburant...).

Olam à débarqué en bon mafieux en mettant la charrue avant les bœufs.

Aucune dette stratégique n'a été payée, aucun rond n'a été déboursé, Olam a commencé à liquider systématiquement les cadres supérieurs compétents de la boîte en nommant un Daf sénégalais à la place d'un ancien cadre expert comptable tchadien et un Directeur industriel zimbabwéen à la place d'un ancien technicien chevronné et rompu de la boîte qui connaît les usines plus que ses propres poches. Et c'est au vu du Ministre de la tutelle car ayant la bouche pleine n'ose piper un seul mot. 

Comme toujours le mensonge prend l'ascenseur et la vérité prend l'escalier mais elle finira quand même par arriver. 

Olam n'a aucun moyen pour tenir ses engagements, elle essaie d'acheter les intrants avec les rentes  de la fibre. Ainsi, Olam veut avoir le beurre, l'argent de beurre et par dessus tout le cul de la bergère. 

Comment ne pas supporter le passif d'une société et vouloir bénéficier des rentes découlées de ce dernier ? Quelle ironie! Quel paradoxe ! 

Comment redresser une société en ajoutant encore des charges en l'occurrence, recruter des expatriés triplement coûteux ? 

Le problème de la société est d'ordre financier et ce n'est pas en nommant des expatriés sans tête ni queue au détriment des nationaux ayant dévoué toute leur existence pour la bonne marche de la société.

Le gouvernement en est-il conscient de cette machination bénie par le Ministre des mines qui ne se soucie qu'à se remplir sa panse ? Le Président de la République est-t-il conscient de la menace  qui pèse  sur la stabilité socio-économique déjà précaire dans la partie méridionale du pays ? Qui vivra verra…

 

Eric Ngaradoum