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Publié par Mak

Tchad : traité de Hadad (forgeron) puis arrêté à Moundou

Alors que la 4ème république vient d’être proclamée par Idriss Deby qui annonce de l’amnistie pour tous, on vient d’apprendre qu’un citoyen tchadien répondant au nom de Taha se trouvant à Moundou, a été interpellé par les éléments de l’Agence Nationale de la Sécurité (ANS)  ce mercerdi 09 mai 2018 vers 19heure 30 mn suite à une altercation avec un certain Awona, d’ethnie zaghawa.

 

Selon nos sources, Taha a été interpellé à Moundou ce mercredi 09 mai aux environs de 19 heure 30 mn par les éléments de l’Agence Nationale de la Sécurité (ANS), venus à bord de 10 Toyotas, armés jusqu’aux dents pour le cherche devant les regards impuissants de ses amis médusés..

En effet, tout est parti d’une insulte péjorative répandue dans la société tchadienne du genre forgeron (Hadadi), proférée à son encontre par un certain Awona à Moundou, Taha, qui a déposé une plainte contre ce dernier, a été arrêté dans la soirée à Moundou, capitale économique du Tchad. Pourtant, au même moment où la plainte déposée auprès du Commissariat Central suit son cours, Taha qui attendait d’être auditionné jeudi, 10 mai,  a été appréhendé par l’ANS intoxiquée par Awona.

La société tchadienne est réputée par les insultes dévalorisantes à caractère péjoratif dont certains Tchadiens sont souvent victimes de la part d’autres. La récurrence de ces insultes est à la base de nombreux conflits dans l’administration tchadienne et les lieux publics, ce qui a empoissonné les rapports humains entre les uns et les autres.

L’insulte de Taha suivie de son arrestation par l’ANS, pose l’épineuse question dans une société tchadienne morcelée, divisée, fragmentée, moyenâgeuse et stagnée sur des considérations sociétales irrationnelles et sans fondement.

Le procureur de la République de Moundou, a été saisi ainsi que la Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’homme (CTDDH), alertée par l’entourage de Taha.

D’Ici là, les personnes éprises de paix, de liberté et de justice doivent se mobiliser pour identifier le lieu de détention de Taha afin d’obtenir sa libération immédiate.

Pourquoi, une partie des Tchadiens s’arrogent-ils autant le droit de traiter d’autres Tchadiens par des propos avilissants et déshonorants? Il faut désormais criminaliser ces injures et insultes publiques qui affectent la dignité humaine de nos citoyens pour une société Tchadienne sans mépris ni déconsidération.

Makaila.fr