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Alerte Info: Tchad: dénommée marche du peuple pour exiger l'alternance au Tchad, plusieurs organisations de la société civile, des mouvements citoyens et partis politiques vont descendre dans la rue le 06-02-2021 en vue de protester contre le pouvoir actuel d'Idriss Deby //

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Publié par Mak

L’état de santé de Moukhtar Nantcho se dégrade au Tchad : libérer immédiatement tous les détenus politiques

Arrêtés depuis le 02 mai 2013, avec des cadres civils comme les députés Saleh Maki, Malloum Kadre, le recteur Khalil Alio, M.Moukhtar Nantcho et Moussa Tao Mahamat ont été accusés délibérément de tentative de déstabilisation et de "coup d’Etat"par le régime d’Idriss Deby.

L’affaire remonte à 2013 et fera bientôt six (6) ans, Moukhtar Nantcho, ancien préfet et directeur de protocole à la présidence du Tchad, reste détenu illégalement sans être jugé avec plusieurs personnes dont Moussa Tao Mahamat.

Si les responsables civils à l’instar du recteur, Khalil Alio, les députés Malloum Kadre et Saleh Maki, ont été libérés depuis 2013,les autres personnes accusées  faussement pour conspiration contre le régime tchadien, restent détenues dans des conditions inhumaines,  dégradantes et indignes au Tchad.

En effet, lors de la prise du pouvoir en 1990, Moukhtar Nantcho faisait des cadres civils du Mouvement Patriotique du Salut (Mps). Il a même été nommé préfet dans sa région natale, à Mongo puis Directeur de protocole à la présidence du Tchad. Mais suite aux événements de 13 octobre 1993, ayant ciblé essentiellement la composante Hadjaraï, majoritaire au sein du Mps, Moukhtar Nantcho, a été arrêté puis relâché. Il a quitté le Tchad pour rejoindre la Libye où se trouvait son épouse.

Depuis lors, cet homme père de famille, n’est plus en bons termes avec Idriss Deby. Après plusieurs années d’exil, il a décidé de regagner le Tchad à la suite d’un accord politique intervenu en 2010.

Seulement, trois ans après son retour pays, le 02 mai 2013, Moukhtar Nantcho et Moussa Tao Mahamat, ont été injustement accusés par le régime tchadien d’être les principaux cerveaux d’un coup d’Etat contre le régime de Ndjaména.

Aussitôt, ils étaient arrêtés et détenus dans la triste prison d’Amsinèné où sont entassés plusieurs personnes dans un déni du droit et de la justice.

Depuis quelques jours, M.Moukhtar Nantcho souffre de plusieurs maux, il n’a pas accès aux soins et n’a pas non plus un avocat pour plaider sa cause.

Cette situation inadmissible a été dénoncée par la Convention Tchadienne pour la Défense des droits de l’Homme (CTDDH).

En 2015, l’organisation dirigée par Mahamat Ahmed Nour Ibedou avait exigé : « la Convention Tchadienne pour la Défense de Droit de l’Homme (CTDDH) exige la libération immédiate de Moussa Tao, Moukhtar Nantcho et le Général Amine Adam. »

Le régime d’Idriss Deby a instauré au Tchad une justice sélective aux Tchadiens.

Il est temps que toutes les personnes détenues sans raison valable soient libérées sinon l’accumulation des frustrations qui a déjà atteint un seuil inquiétant, risquerait de renforcer , le ressentiment national à l’encontre de son pouvoir jugé indélicat et injuste avec les Tchadiens.

Makaila.fr