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Publié par Mak

Dialogue politique inclusif : dix (10) ans de refus et d’immobilisme d’Idriss Deby

Jour pour jour cela fait aujourd’hui, dix (10), ans depuis le précieux accord du 13 août 2007, parrainé par l’Union européenne et qui devrait voir le pays sortir des multiples crises qu’il traverse, le dialogue politique inclusif réclamé à cor et à cri par tous les segments de la vie politique et associative tchadienne y compris les groupes politico-militaires,  peine à se concrétiser par la faute d’un seul homme en l’occurrence, Idriss Deby.

Pour sortir le Tchad de sa grave crise politique, sociale et militaire, le 13 août 2007, sous le parrainage de l’Union européenne, un accord politique avait été signé entre le pouvoir et la Coordination des Partis Politiques pour la Défense de la Constitution (Cpdc), principale opposition, coordonnée à l’époque par le Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh, qui fût son porte-parole. Ce qui lui a valu en 2008, la disparition mystérieuse au nez et à la barbe des chancelleries occidentales incapables de réclamer justice et de demander des comptes au régime de Ndjaména.

Dans le sillage de cet accord, plusieurs coalitions civiles ont été créées pour concrétiser le respect de celui-ci afin d’aller vers un dialogue politique inclusif.

C’est dans ce cadre que le Comité de Suivi d’Appel à la Paix et à la Réconciliation (CSAPR),  et la Commission Indépendante pour un Dialogue Inclusif (CIDI), animés  respectueusement par  l’avocate et militante Kemneloum Delphine au Tchad et Dr Djimé Adoum aux Etats-Unis, se sont mobilisés pour convaincre les partenaires internationaux à soutenir cette initiative jugée encourageante.

Mais fidèle à ses pratiques, Idriss Deby a délibérément décliné toute proposition qui vise à organiser un cadre de dialogue politique sans exclusif et élargi à toutes les composantes nationales du pays.

Son refus légendaire et son immobilisme sont aujourd’hui à la base des crises profondes et majeures, auxquelles, le Tchad est confronté de manière durable et sans issue.

C’est dans ce contexte de blocage politique et d’impasse qu’il se prépare de tenir un forum sur la réforme des institutions, refusant toujours d’appliquer les pertinentes recommandations et conclusions de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) de 1993, qui a tracé les voies d’une refondation de la nation tchadienne.

Comme la baraka est toujours de son côté, le dirigeant parvient à se soustraire à cause des faibles pressions extérieures liée à l’agenda du contexte sécuritaire international agité par les menaces terroristes, les mouvements migratoires et autres fléaux défavorables au peuple tchadien qu’il opprime sans limite

Toutefois, l’espoir est permis et dépendra de manière inéluctable de mobilisation nationale, seul levier pour inverser les rapports de force et imposer un droit de regard de l’opinion publique internationale sur le Tchad

Makaila Nguebla

Makaila.fr