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Publié par Mak

Démocratie cheval de Troie

La politique est comme les eaux des pluies. Elles ne sont plus ou moins propres, qu’avant de toucher le sol. Il faut plutôt écouter le discours de vendeurs de l’eau potable. Sinon vous avez des choix à faire : le premier, est d’acheter chez ces derniers.

Le second est de cueillir les gouttes d’eau avant qu’elles ne tombent au sol déjà boueux. Le troisième est de fabriquer votre propre eau potable. Sinon Le quatrième est malheureusement d’arpenter le chemin de la source au pied de la montagne. Nous parlons des mal gouvernances, c’est parce que la démocratie dans certains pays africains est mal en point. Généralement on ne vient pas chez le médecin chaque jour pour lui dire bonjour. Qu’on le veille, ou pas, nos présences répétées, montrent la détérioration de notre état santé. Si nous avons le remède approprié nous ne fréquenterions guère le soignant.

Bref ! Cet avant goût amer, nous permet de comprendre que le débat sur la démocratie est perçu différemment. Malheureusement il est souvent subjectif. Chacun tire la couverture de son côté. Depuis trois décennies, nous savons comment les politiques se disputent et gèrent la chose publique. Il faut être pragmatique, les discours politiques ne sont ni coraniques ni bibliques. Ces sont des verbes qui font marcher les Républiques. L’Afrique n’est pas singulière dans cet apprentissage, loin d’être scientifique. Démocratie La démocratie est un espace réel d’échange d’opinion, certes de partage et de concession de responsabilités surtout de pouvoir. Les principes pour lesquels, les opinions s’entrechoquent et se toisent à la fois, aux limites de leurs étanchéités culturelles, demeurent confus. C’est pourquoi le débat se perpétue. Ces opinions se partagent souvent un dénominateur politique commun. La patrie est le domaine de ce partage souvent conflictuel. Le mode de sa gestion demeure la pomme de discorde. Il ne s’agit vraiment pas d’incompréhension, ou d’incompétence notoire. Mais ce sont des stratégies politiques subtiles pour pousser les limites du conflit, aux fins de séduire l’électorat. Parfois ce sont les intérêts égoïstes qui priment sur les principes.

Dommage pour ceux qui y participent. L’homme politique construit ses arguments sur le développent et la création d’emploi. Il est aussi à l’écoute du gémissement populaire. Sur ce, il joue quelques notes sur les cordes sociales sensibles. Les extrémistes politiques refusent ce partage dans un Etat unitaire. Pour des raisons confessionnelles, économiques ou ethniques à connotation raciste, le sentiment de scission refait parfois surface. Ou tout simplement il bâtit sa stratégie de refouler une communauté donnée hors du territoire national. A l’extrême, il sollicite même la scission du pays, pour l’indépendance de sa région. Celui oublie qu’il n’est fort, que dans l’Etat unitaire.

En toile de fond, il veut dominer les choix, et être la vedette politique incontournable. Dans une hystérie communautaire sans précédent. L’hymne de divorce est entonné en chœur. Malheureusement, quand la séparation devient effective, l’ensemble verra les failles immenses du sevrage. Hélas le retour est difficile et le recollage des fractures est quasiment impossible. Un tel engagement périlleux, n’est possible que dans une cécité politique. Attention à la navigation à vue. Tout se joue dans la bannière démocratique. Sauf que certains jeux sont dangereux voire mortels. L’animation politique est un labeur qui requiert la patience, parce que le peuple sollicite davantage des nouvelles promesses et des réalisations de rêve. Les ambitions des peuples ne sont pas statiques. C’est pourquoi le politique doit être présent et séduisant afin de motiver ses sympathisants dans l’orientation du vivre ensemble. Cette philosophie de gagnant, gagnant.

L’homme politique incarne les valeurs nationales. Si par choix politique, il est de l’opposition, son temps doit être consacré à la culture politique. Son pari va se singulariser par la théorie, axée à dénoncer et régler les inégalités sociales. Son crédo doit toucher la culture de cohabitation et non le contraire. En politique, tout faux pas compte. Le durcissement et l’entêtement sur des lignes politiques dures, n’est pas une solution. Il faut de flexibilité de temps en temps. Trop rigide, on rompt subitement. Il faut savoir concéder de temps à autre, pour avancer ou s’arrêter par moment, pourvu qu’on avance. Un dicton dit : qui va loin, ménage sa monture. Effectivement le politicien est un voyageur, qui ne se décourage pas. Il est celui qui connait la portée de ses convictions politiques, donc il doit forcement, adapter son langage aux besoins de ses communautés. A un moment donné, ses propres idées mêmes, ne demeurent plus son monopole. Elles sont le patrimoine du parti. Dès que le politique pense le contraire de ses principes fondamentaux, on traite son attitude d’hérésie politique. L’équité que nous cherchons est altérée souvent par les rapports de force. Les engagements pris varient avec la position du dominant au détriment du dominé. Dans ce cas de figure, la patience est de mise. Dans l’espace démocratique, la force ne devrait point intervenir pour réguler ou dissuader les débats politiques ou les expressions populaires. Les règles du jeu de la démocratie, sont suffisantes pour adoucir les ardeurs des extrémistes. Il suffit d’avoir un bagage politique de dialogue, du civisme et avoir la bonne volonté de réaliser ses promesses. Le sport favori du politique devrait être la correction des imperfections constatées. L’homme politique joue le modérateur infatigable.

La démocratie, remplit pourtant ce rôle d’interface. Ce dernier est l’artefact puissant qui nous détourne des violences qui sont devenues inévitables dans nos pays respectifs. Le rôle du politique est déterminant pour apaiser les conflits intercommunautaires récurrents.

Au plus sérieux des accords, l’intérêt général doit être sauvegardé. La participation au concert démocratique est d’abord un engagement individuel, dans des aventures politiques jugées salutaires. Mais les participants, comme dans un cirque, chacun montre sa ruse dans un numéro propre à lui, juste pour séduire ses sympathisants et aussi ses pires adversaires au finish la conquête du poste politique. Pourtant le politique honnête, n’a besoin que de dire réellement ce qu’il pense faire. Nous le suivons et le jugeons sur les faits, afin que soient réalisés les vœux communautaires moyennant nos adhésions. C’est simple, n’est pas ?

Malheureusement certains politiques, sont pareils aux mauvais pécheurs, qui ne se soucient pas des petits poissons qui tombent dans leurs filets à petites mailles, pourvue que leurs prises rapportent gros.

Ces prises à répétitions font manquer les poissons dans le lac. Donc pas de poissons, pas de pécheurs. Effectivement pas d’arguments convaincants, lors pas de militants, donc mort de politique.

A suivre… MAHAMAT ALI HIDJAZI