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Publié par Mak

Djibouti: le MRD condamne avec la plus grande vigueur la nouvelle violence sanglante perpétrée par le régime contre Buldhuqo

Communiqué de presse du MRD en date du 9 octobre 2017

Le MRD condamne avec la plus grande vigueur la nouvelle violence sanglante perpétrée par le régime contre Buldhuqo 

Encore une fois, le régime d’Ismaël Omar Guelleh s’est attaqué hier 8 octobre 2017, par sa police, à la population démunie de Buldhuqo, quartier dépourvu de la périphérie de la capitale djiboutienne. Très tôt le matin, un imposant détachement de policiers, lourdement équipés et armés, a donné l’assaut contre les habitants et leurs habitations. Sous le prétexte d’exécuter une décision administrative de décasement. 

L’attaque policière a blessé plus de 50 personnes et arrêté plus de 70 autres qui ont ensuite été battues en détention. Selon nos informations, certains blessés l’ont été par balles réelles comme en témoigne le cas du père de famille Idriss Moussa Abdi. 

Décaser les habitants de Buldhuqo, c’est-à-dire les chasser des modestes parcelles de terrain d’habitation qu’ils occupent. Mais où veut-on que ces familles djiboutiennes vivent ? N’ont-elles pas droit à une parcelle de terrain où s’abriter dans leur propre pays ? En vertu de quoi les membres du régime sont-ils fondés à collectionner les titres fonciers et donc les parcelles de terrain, souvent avec le produit de la corruption, et les citoyens démunis de Buldhuqo condamnés à n’être nulle part chez eux ? Parce qu’ils sont pauvres et que l’État confisqué les a oubliés, n’ont-ils droit qu’à la matraque, au gaz lacrymogène et aux balles réelles ?

Cet assaut policier sanglant, qui intervient peu après la répression à balles réelles dont la gendarmerie a frappé des jeunes d’Ali-Sabieh le 18 septembre dernier, rappelle que le régime de Guelleh, loin de s’amender, s’enfonce dans une fuite en avant symptomatique de fin de règne. 

Nous condamnons avec la plus grande vigueur cette nouvelle violence du régime, adressons toute notre sympathie aux victimes et suivons la situation de très près. 

 

Pour le MRD

Le président

Daher Ahmed Farah