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Alerte Info: Les député-es européen-nes ont condamné la junte militaire et exigent le gel des avoirs des auteurs du coup d'état// Au Tchad, la plateforme Wakit Tama" l'heure est arrivée " appelle ce jeudi 19 mai 2021 le peuple à manifester pour le retour à l'ordre constitutionnel //

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Publié par Mak

Législatives au Tchad : Paris attend toujours une réponse de Ndjamana pour décristalliser la crise politique et sociale

Deux semaines sont passées après l’appel lancé par la France à Idriss Deby lui demandant de fixer une date pour la tenue des élections législatives qui constituent un moment essentiel dans la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit.

Ndjaména reste muet depuis deux semaines à l’appel de Paris qui lui demande d’organiser les législatives en fixant une date. Le dirigeant tchadien qui est reparti dans son pays après avoir pris part à un forum à Paris pour mobiliser des moyens financiers en faveur d’un Plan National de Développement (PND), semble pas prêt à recevoir les injonctions des partenaires étrangers.

En effet, pour la France, les élections législatives sont importantes dans la vie démocratique d’un peuple alors que cette vision des choses n’est partagée par l’allié tchadien qui refuse d’obéir à toute recommandation ou proposition même si celle-ci vise à apaiser les tensions politiques et sociales et la crise que traverse le pays.

Idriss DEBY souhaite gérer le Tchad comme bon le semble, sans être rappelé à l’ordre par des partenaires soucieux de la stabilité politique et de la paix civile dans le pays.

C’est pourquoi en marge du Sommet des bailleurs de fonds sur le Tchad à Paris, des voix se sont élevées dans l’opinion publique tchadienne et associative française appelant ces derniers à conditionner le soutien financier au régime d’Idriss Deby. Elles exigent d'eux de contraindre le régime tchadien au respect d'un engagement ferme pour le respect des droits humains et des libertés,l’encrage des cultures démocratiques qui mènent à des élections libres et transparentes qui garantissent l’alternance politique dans un pays. Car aucun développement n’est réalisable,  ni l’Etat de droit, ne peut être construit sans ces aspirations populaires démocratiques.

Le rejet  manifeste, jeudi 21 septembre 2017, du forum national par trois principales coalitions d'oppositions qui revendiquent un dialogue politique inclusif, renforce désormais l’inquiétude des observateurs en général quant à l’issue  heureuse de la situation politique et sociale qui se cristallise.

Jusqu’à quand Idriss Deby continuera-t-il à prendre en otage son peuple et la communauté internationale ?

 

Makaila.fr