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Alerte Info: Tchad: dénommée marche du peuple pour exiger l'alternance au Tchad, plusieurs organisations de la société civile, des mouvements citoyens et partis politiques vont descendre dans la rue le 06-02-2021 en vue de protester contre le pouvoir actuel d'Idriss Deby //

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Publié par Mak

Plusieurs fois ministre, M. HAMIT MAHAMAT DAHLOB n’est ni un roi, ni  Un prédateur qui a siphonné le ministère de l’urbanisme

Plusieurs fois ministre, M. HAMIT MAHAMAT DAHLOB n’est ni un roi, ni

Un prédateur qui a siphonné le ministère de l’urbanisme

Les mots choisis sont forts : prédateur, siphonné, destruction massive, butin de guerre, etc. Il est à se demander si le mouvement de la jeunesse tchadienne pour le changement (MTJC) qui les utilise dans son pamphlet incendiaire, publié le 01/06/2017 sur le site de Makaïla, a bien conscience de leur signification.

L’acte du chef de l’état qui met fin aux fonctions d’un membre du gouvernement, relève de son seul pouvoir constitutionnel qui ne se discute pas. Le fait que la presse et les réseaux sociaux s’en emparent et y vont de leurs commentaires, n’est ni surprenant, ni choquant, d’autant plus que l’acte concerne un ministre qui plus est, un chef de parti allié du MPS.

Mais, le mouvement de la jeunesse pour le changement qui s’érige en procureur, au nom d’une jeunesse, peut être pas celle de « ces enfants qui déambulent au ministère chaque matin dans le royaume de leur père », semble se tromper de cible. Pourtant le royaume dont il est question, n’est-ce pas celui en cours en ce 21ème siècle dans notre pays, confondu allègrement avec la république ? Certains de ses princes et sujets se considérant même plus citoyens que d’autres, jouissent plus de droits que de devoirs dans un Etat normal.

La diatribe formulée avec des détails accusatoires, farfelus et sans fondement, contre M. Hamit DAHALOB, apparaît comme un règlement de compte pur et simple, teintée de jalousie. Si non les prédateurs sont nombreux et visibles partout dans les institutions de la république. Certains, placés au sommet de l’Etat furent épinglés et mis en prison, mais jamais jugés et condamnés. Ils sont revenus aux affaires et occupent des fonctions encore plus importantes.

  1. Hamit DAHALOB a eu sans doute, le malheur de prêter le flan. Car, pour qui a eu l’occasion de lire le document de l’inspection générale de contrôle d’Etat, dont certains éléments sont étalés dans la presse et publiés sur le site Tchadactuel, il ne s’agit que d’un procès verbal de constat qui n’accuse pas nommément le ministre de quelque malversation ou détournement que ce soit. Il met, tout au plus, en exergue deux points essentiels : le montant d’un reliquat qui reste à payer, en faveur de l’Entreprise de Construction AKHOUNA (ECA), et la réforme des véhicules administratifs, à la faveur des fonctionnaires du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Habitat.

Le premier point relève d’une disposition déjà prévue dans le budget 2017, dont l’exécution a commencé avant l’arrivée de M. Hamit DAHALOB au MATUH. Quant au second point, c’est une opération classique qui a cours dans tous les ministères. M.BONGAR Benjamin, inspecteur du cadastre de son état, est d’abord et avant tout, un fonctionnaire du ministère avant d’être un membre du MDST. Il en est de même du chauffeur du ministre.

Nonobstant le fait que la mission n’a pas jugé utile d’entendre directement M. Hamit DAHALOB, sur la nouvelle orientation de l’utilisation du budget et notamment sur les 498.000.000 FCFA à payer à l’Entreprise de Construction AKHOUNA (ECA), est une erreur. Surtout que ces proches collaborateurs qui ont été entendus, sont les mêmes qui ont conseillé au ministre le réaménagement du budget 2017. Et, puisqu’ils ont accepté de signer le procès verbal de constatation, il aurait été logique que, le ministre, chef du département, en soit informé, ne serait-ce que, de la note suspendant 7 responsables de service de son ministère.

Les erreurs, l’intéressé en a également commises, au moins deux. La première est celle de se fier naïvement au travail d’investigation et de contrôle de cette mission dans ses services et surtout d’oublier qu’il est un homme politique qui vit dans une marre pleine de crocodiles. La seconde, c’est cette absence de vigilance qui a laissé croire à quelques individus malintentionnés, qu’il s’agit d’une volonté manifeste de vouloir favoriser le règlement du reliquat déjà programmé, en faveur l’ECA.

  1. qui a dû faire naitre un doute, voire une suspicion dans certains esprits, y compris celui de l’autorité de tutelle de l’IGE. Pourtant ce rapport de constatation ne mentionne nulle part une manœuvre qui aurait aboutie à un décaissement perçu et « siphonner le ministère ».

Il est dommage que le mouvement de la jeunesse qui se fixe comme objectif de lutter pour le changement, puisse se livrer à ce genre d’attaque gratuite et sans preuves. Que les ainés en charges des affaires du pays commettent des erreurs ou se livrent à des malversations, cela ne peut être que condamnable. Il appartient plutôt à la société et aux médias de les dénoncer et à la justice de les interpeller, les juger et éventuellement les condamner.

Quant à la jeunesse qui aspire à prendra la relève demain, elle doit éviter de porter la voix de ceux qui n’ont pas le courage d’affronter à visage découvert ceux qu’ils combattent. Elle doit davantage user de toutes ses forces pour détruire toutes les barrières : régionales, communautaires et confessionnelles qui font tant de mal et qui empêchent l’évolution du Tchad vers un monde meilleur.

 

« Ni laoukoura, ni djiddo » mais 100 pour100 Lamyfortain.