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Alerte Info: Tchad: le Premier ministre français, Jean Castex attendu à Ndjaména, l'opposition et la société civile lésées // Urgent- Le député Saleh Kebzabo- dans une lettre adressée Djimet Arabi, ministre la Justice demande au Président de l'Assemblée nationale, Haroun Kabadi d'écouter le député Saleh Kebzabo pour des propos tenus lors d'une tournée politique. Cette démarche est suspecte à 4 mois de la présidentielle// Tchad- le plafond de verre et la morte certaine de la méritocratie dans l'administration publique et privée pose problème aux cadres compétents (lire notre réflexion en page centrale)//Election présidentielle 2021 au Tchad: plusieurs milliards détournés par les responsables de la CENI //

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Publié par Mak

Controverse autour du fichier électoral au Tchad : l’opposition réclame un audit

Au Tchad, depuis quelques semaines, le débat s’agite autour du fichier électoral jugé peu crédible et fiable par les partis d’opposition qui ont exprimé leur inquiétude à travers des communiqués et des déclarations rendus publics.

 

A trois (3) mois des échéances électorales prévues au mois d’avril 2016, au Tchad, les partis politiques suspectent le fichier électoral. Ils ont fait savoir leur préoccupation après avoir constaté l’échec du recensement électoral.

Dés leur retour à Ndjaména, Saleh Kazbabo, leader de l’Union Nationale pour le Renouveau et la Démocratie (UNDR) et Ngarléjy Yorongar, coordonnateur de la Fédération Action pour la République (FAR), ont attiré l’attention de l’opinion publique nationale et internationale à travers des points de presse et différentes déclaration l’irrégularité relevée sur le processus électoral.

« Les ratés du recensement électoral », s’est alarmé Ngarléjy Yorongar lors d’une interview accordée à un média étranger. Il réclame l’annulation pure et simple du processus électoral. Mais personne ne l’écoute.

« Nous réclamons l’audit du fichier », relève le chef de file de l’opposition visiblement déçu et déchanté.

Selon nos informations, l’opposition tchadienne souhaiterait solliciter l’audit du fichier électoral alors qu’elle est à trois (3) mois des élections annoncées en avril prochain. Cette démarche peut-t-elle se faire auprès de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), acquise au pouvoir en place ?

Dans d’autres pays, les partis d’opposition ont fait appel à la Francophonie pour arbitrer le contentieux pré-électoral. Par exemple au Niger et en Guinée. Pourquoi l’opposition tchadienne ne saisit-elle pas les organisations sous-régionales et internationales pour demander leur implication dans le processus.

Obstacles

Plusieurs obstacles surgissent dans la démarche de l’opposition tchadienne notamment la tyrannie de l’urgence, car le facteur « temps », fait défaut puisque le pouvoir en place est déjà en compagne électorale, la mobilisation des moyens financiers, matériels et humains constitue un argument de taille pour le régime de tenir de manière hâtive des élections truquées qui seront comme d’habitude légitimées par une communauté internationale réputée silencieuse et muette sur le Tchad.

La déclaration de certains candidats des partis satellites, proches du pouvoir pour l’élection de 2016, s’inscrit d’ores et déjà dans la volonté du régime d’organiser une mascarade électorale à l’échelle nationale comme les précédentes.

Malheureusement au Tchad, l’opposition ne dispose pas d’un plan B pour contrarier le pouvoir en place à céder à certaines exigences démocratiques. Les mouvements citoyens nés depuis une année, peinent quant à eux de mobiliser la masse et la rue.

Que faire ?

La rédaction du blog de makaila