Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Alerte Info: Tchad: dénommée marche du peuple pour exiger l'alternance au Tchad, plusieurs organisations de la société civile, des mouvements citoyens et partis politiques vont descendre dans la rue le 06-02-2021 en vue de protester contre le pouvoir actuel d'Idriss Deby //

Archives

Publié par Mak

Gigantesque manifestation à Ouaga : la rue, seul levier pour modifier les rapports de force en Afrique !

En Afrique au sud du Sahara, seul, le Sénégal est réputé pour sa tradition démocratique et son alternance politique. Le Burkina-Faso semble s’inscrire dans une voie similaire au regard du dernier développement de la situation politique dont fait dont fait preuve la sphère sociopolitique.

En effet, la gigantesque manifestation qui a eu lieu, ce mardi 28 octobre 2014, à Ouaga et dans tout le pays, contre un projet de modification constitutionnelle visant à permettre à Blaise Compaoré de se présenter à un énième mandat, illustre la détermination de tout un peuple qui souhaite justement tourner la page du régime d’un homme obsédé par la confiscation du pouvoir où il y règne depuis 27 ans.

Si du côté du pouvoir, on soutient que la manifestation de l’opposition témoigne de « la vitalité démocratique » du pays, il s’agit en réalité d’un aveu d’impuissance devant une mobilisation générale que le régime de Blaise Compaoré ne peut contenir ni contrôler.

Au regard de ce que nous observons au Burkina, on peut affirmer sans risque de se tromper que l’Afrique est entrain d’écrire son histoire qui est celle de rompre avec le totalitarisme d’Etat et la pérennisation au pouvoir des régimes prédateurs des libertés en général et des deniers publics en particulier.

A Paris, on se montre discret devant les tournures politiques que prennent les choses en Afrique, aux Etats-Unies d’Amérique, en revanche, une position claire et encourageante sur la question de maintien au pouvoir des dirigeants africains, est désormais adoptée. Washington a, pour sa part, fait savoir son inquiétude : « aucun régime ne peut rester au pouvoir, quel que soit, le bilan politique en terme de stabilité ou de développement qu’il présente », ont tranché nettement, les Américains devant la révision excessive des constitutions en Afrique.

Ces propos témoignent la volonté de rupture avec les traditions de maintien au pouvoir contre la volonté populaire en Afrique.

L’émancipation de l’Afrique et de son peuple, passe nécessairement par la rue, seul levier et voie pacifique, pour changer les rapports de force politique en faveur des transformations socio-économiques majeures pour une démocratie qui assure la justice sociale entre les citoyens, la stabilité politique et la paix, véritable gage d’un essor sociopolitique.

La rédaction du blog de makaila