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Alerte Info: Les député-es européen-nes ont condamné la junte militaire et exigent le gel des avoirs des auteurs du coup d'état// Au Tchad, la plateforme Wakit Tama" l'heure est arrivée " appelle ce jeudi 19 mai 2021 le peuple à manifester pour le retour à l'ordre constitutionnel //

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Publié par Mak

C'était en janvier 2013 et ils avaient fière allure : perchés sur des pick-up flambant neufs, quelque 2 000 soldats tchadiens faisaient route vers le nord du Mali pour en découdre avec les groupes djihadistes menaçant Bamako. Un an plus tard, ces images de la puissance militaire ont laissé place à d'autres : celles d'une armée tchadienne contrainte d'escorter vers le Tchad des milliers de musulmans terrorisés, fuyant la Centrafrique.

Après son épopée victorieuse au Mali aux côtés de l'armée française, qui avait fait de lui un acteur central de la lutte contre le terrorisme au Sahel, Idriss Déby est à nouveau au coeur d'un conflit majeur du continent africain. En Centrafrique, le Tchad s'est imposé comme l'une des clés militaires et politiques du conflit. Mais, pour son président, arrivé au pouvoir en 1990 avec l'aide de Paris et qui dirige son pays d'une main de fer, la crise centrafricaine prend de plus en plus des allures de piège.

 
 

Depuis une décennie, M. Déby est un faiseur de rois en Centrafrique (RCA). François Bozizé, président de 2003 à 2013, puis Michel Djotodia, chef de la Séléka, ont été soutenus puis lâchés par le Tchad. Cette fois, l'affaire a mal tourné. Les exactions des rebelles de la Séléka (musulmans), qui ont pris le contrôle de Bangui en mars 2013, ont semé un chaos tel que leur maintien au pouvoir n'a plus été possible. Convoqué à Ndjamena, la capitale du Tchad, le 9 janvier, M. Djotodia s'est fait débarquer, avec le soutien de la France.