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Alerte Info: Tchad: dénommée marche du peuple pour exiger l'alternance au Tchad, plusieurs organisations de la société civile, des mouvements citoyens et partis politiques vont descendre dans la rue le 06-02-2021 en vue de protester contre le pouvoir actuel d'Idriss Deby //

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Publié par Mak

 
« Etat du Tchad 6% 2013-2018 ». C’est la dénomination du 2e emprunt obligataire par appel public à l’épargne lancé par ce pays voisin du Cameroun depuis le 22 septembre dernier, après 2011. Une opération qui vise à lever 85 milliards F, remboursables sur cinq ans, dans la zone Cemac d’ici le 15 novembre prochain. Et ce lundi 21 octobre 2013, des émissaires du gouvernement tchadien étaient à Douala pour une présentation officielle de l’emprunt en terre camerounaise. Objectif : intéresser les investisseurs à l’opération.

La mission séduction a eu lieu dans les locaux de l’académie SCB-Cameroun. La filiale du groupe Attijariwafa Bank, co-chef de file de l’emprunt, est chargée de la structuration de l’opération suivant les règles en vigueur sur les marchés financiers de la Cemac. Les responsables de la SCB ont ainsi donné toutes les explications nécessaires aux investisseurs pour obtenir leur adhésion au projet. Jamal Ahizoune, l’Administrateur-Directeur général de la banque, a quant à lui tenu à souligner « la place importante qu’occupe désormais l’épargne publique dans le financement des projets gouvernementaux ». Revenant également sur la cotation simultanée des obligations de l’emprunt aux deux bourses la sous-région, Douala et Libreville, l’Adg a ajouté : « le marché financier régional est devenu une réalité. La CMF et la COSUMAF ont bien voulu approuver cette opération ». 

De leur côté, les envoyés de l’Etat tchadien ont présenté les atouts de leur pays. Notamment Mustapha Mahamat, conseiller du Premier ministre qui a commencé par préciser le but de l’opération : « compléter le financement du Centre international des affaires, parce qu’on voudrait réellement faire en sorte qu’à N’Djamena, on ait une représentation d’un cadre des affaires qui permette à l’économie d’être tirée par le secteur des services comme dans d’autres pays ». Il a également donné quelques garanties : « l’évolution et la stabilité économiques. Nous avons une forte croissance économique, 8,9 % en 2012, nous n’avons pas d’inflation, nous avons des programmes qui sont mis en place qui permettent aujourd’hui à l’économie d’être plus efficace. Egalement, la construction des infrastructures, tout ça est réalisé sans déséquilibre des fondamentaux économiques du Tchad…».