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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

‘’ Seul est digne de son pouvoir celui qui le justifie jour après jour.’’ - Dag Hammarskjöld.

Pour assurer sa survie politique, l’ancien premier ministre a jugé impérieuse de se faire traîner dans l’humiliation pour porter les oripeaux d’un martyre qui ne lui collent guère. Cet état de fait nous révèle jusqu’à l’évidence que cette femme, qui a réussi avec brio à clochardiser l’institution judiciaire, n’avait d’autres buts que de paraître comme l’alpha et l’oméga de ce régime aux fins de se donner des chances d’être présidentiable. Ce qui heurte toutefois les consciences, c’est son ingratitude sidérante envers celui qui l’autoportrait sortie de l’anonymat le plus absolu. Mais, pour qui connait cette névrosée qui avait poignardé à la main son ex-mari, cela n’est pas un coup de théâtre. C’est une habituée des combats épiques de telle sorte qu’elle ne lâche jamais prise lorsqu’elle se sent en position de force. Sur ce point, elle répond parfaitement à l’image qui lui est façonnée, celle de dame de fer.

Cela étant dit, l’on est point surpris par cette dualité qui a sévit au sommet de l’Etat puisque, nonobstant leurs faux semblants traques des biens supposés mal acquis, ces gouvernants ne se battent que pour le contenu de leurs assiettes. Sa volonté de vouloir faire main basse sur les fonds politiques du CESE, à l’ordre de 50 millions de FCFA/mensuel, l’a surement conduit à transformer, sans aucune gêne, le tripatouillage des rapports d’enquête politico-judiciaires en un outil de chantage pour préserver ses privilèges. Cet acte posé par Aminata Touré est l’illustration parfaite que le décalage entre leurs déclamations, de patrie avant le parti, et la réalité est abyssal.

Ceci met en exergue l’échec d’une gouvernance qui n’a ni vision, ni perspective. Le bilan de ce régime, fondé sur la duperie, se résume à la couverture maladie universelle et aux bourses sociales. Des chefs d’œuvre qui frisent le ridicule lorsqu’on sait que pour faire prospérer un tel système il faut que les citoyens qui cotisent par le biais des impôts soit plus pléthoriques que ceux qui en tirent profit. Or tel ne peut être le cas, vu que pour ce pays de 13 millions d’habitants à peine 200 000 milles personnes sont dans le privé.

Ces chimères claironnées par leurs cartels médiatiques ne servent qu’à miroiter des illusions à ceux qui croient encore au pouvoir de ce système misérable. La seule chose que Macky Sall a réussi à mettre en œuvre, a été de précariser le vécu des sénégalais. En lieu et place de résultats probants, le cancre de la présidence s’évertue à nous servir, par des chemins détournés, des mesures conjoncturelles et propagandistes tels que des remaniements ministériels à n’en plus finir. Une démarche qui, loin de trouver les solutions aux problèmes des sénégalais, ne fera qu’exacerber le mal, puisqu’ignorant les véritables maux dont souffre le peuple.

En un mot, Macky Sall est certes parvenu à séduire les sénégalais par des promesses utopiques, à les embarquer avec l’aide d’imageries mensongères, mais n’arrivera jamais à répondre à leurs attentes. L’insatisfaction par rapport au service offert par ce régime a fini par rompre le cordon ombilical qui existait entre le chef de la transition et son peuple. Les nombreuses alchimies, qui seront pilotées par le nouvel homme fort de la primature, aux lèvres de fumeurs de chanvres indiens et aux dents jaunâtres, n’y feront rien car la confiance ne se gagne qu’une fois. Dés lors qu’elle est perdue, elle ne peut plus être rattrapée malgré des travaux d’apparence. Ce peuple de plus en plus outillé et exigeant a non seulement perdu espoir mais ne veut plus se contenter de l’imaginaire car il aspire au changement. Alternance dont les couleurs ont été annoncées au soir du 29 juin et qui ne tardera pas à se matérialiser en 2017.
Moïse RAMPINO

Les prémices d’une décadence certifiée