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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Les forces d'Alassane Ouattara ont pris mercredi le contrôle de la capitale administrative de la Côte d'Ivoire, Yamoussoukro, et se rapprochent d'Abidjan et du port de San Pedro dans le cadre d'une poussée spectaculaire visant à écarter du pouvoir le président sortant Laurent Gbagbo.

Le chef du gouvernement formé par Ouattara, Guillaume Soro, a déclaré que Gbagbo n'avait plus que quelques heures pour se retirer pacifiquement après l'échec des négociations menées depuis des mois dans le sillage de l'élection présidentielle du 28 novembre.

"L'heure n'est plus au dialogue ni au cessez-le-feu (...) Il (Gbagbo) a encore quelques heures pour quitter le pouvoir pacifiquement", a dit Soro sur les ondes de RFI.

A New York, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté mercredi à l'unanimité une résolution rédigé par la France qui impose de nouvelles sanctions à Gbagbo et à son entourage.

Résistant aux pressions de l'Union africaine et des pays occidentaux, Gbagbo refuse de se retirer depuis le scrutin de novembre, dont les résultats validés par l'Onu font apparaître qu'il a été battu de huit points par Ouattara.

Au moins 472 personnes ont été tuées selon les Nations unies depuis le début de l'épreuve de force entre les deux camps. Une crise humanitaire s'aggrave de jour en jour, un million de personnes ayant dû quitter la seule ville d'Abidjan.

La Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, dont les exportations sont paralysées. Les partisans de Ouattara contrôlent des régions qui en produisent environ 600.000 tonnes par an, soit la moitié de la production nationale.

Selon des habitants et des sources militaires à Yamoussoukro, les pro-Ouattara ont pris le contrôle de la capitale en fin d'après-midi. La ville fut le lieu de naissance de Félix Houphouët-Boigny, le "père de la nation".

"Ce sont les Forces républicaines (pro-Ouattara) qui contrôlent Yamoussoukro", a-t-on rapporté de source militaire dans le camp Gbagbo. "(Elles) parcourent la ville."

Cette information a été confirmée par des habitants et d'autres sources militaires. Des accrochages ont été signalés dans la ville mais on ignore ce qu'il est advenu de la Garde républicaine, unité pro-Gbagbo que l'on s'attendait à voir résister à tout assaut des pro-Ouattara.

Un autre groupe de partisans d'Alassane Ouattara, composé principalement d'ex-rebelles nordistes, s'est emparé de Soubré, dernière grande localité sur la route menant à San Pedro.

A Abidjan, de jeunes partisans de Laurent Gbagbo ont, d'après des témoins, tué sept civils en ouvrant le feu à l'aveuglette à Adjamé, quartier favorable à Ouattara.

La France, de son côté, a dénoncé un tir en rafale des forces spéciales de Gbagbo sur une voiture d'escorte de son ambassadeur à Abidjan et a prévenu qu'elle en tiendrait le président sortant comptable.

Avec l'intensification des combats, quelque 30.000 Ivoiriens et ressortissants de pays ouest-africains ont dû chercher refuge dans une mission catholique de Duékoué, où les conditions de vie sont extrêmement précaires, a indiqué l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Des dizaines de milliers de civils fuyant les affrontements ont cherché refuge aux abords des églises ainsi que dans des bâtiments publics. Au moins 112.000 se sont enfuis au Liberia.

Selon un journaliste de Reuters qui se trouvait à l'est d'Abidjan, des centaines de voitures encombraient les routes en provenance de la ville.

Mardi, le gouvernement de Gbagbo a appelé à un cessez-le-feu immédiat et à l'ouverture d'un dialogue tout en assurant que les forces du Nord ne pourraient pas prendre Abidjan.

Signe que la détérioration de la situation pourrait se généraliser, l'armée a exhorté mardi la jeunesse ivoirienne qui le souhaiterait à rejoindre ses rangs.

"Les Jeunes Patriotes (fer de lance des partisans du chef de l'Etat sortant-NDLR) sont à l'état-major de l'armée pour prendre leurs armes et se battre. Ils recevront une formation de quelques jours", a déclaré un officier au QG de l'armée.

Avec Andrew Callus à Genève, Jean-Loup Fiévet, Bertrand Boucey et Philippe Bas-Rabérin pour le service français