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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Entre octobre et novembre, l’évènement a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Les Tchadiens de la diaspora se sont mobilisés pour lui faire échec. Finalement, l’évènement s’est déroulé en décembre. Le fait ? La visite du chef de l’Etat tchadien en France. Pourquoi n’a-t-elle pas eu lieu en octobre ? « La mésentente entre le Parti socialiste (PS) et la Présidence de la République française », avoue une personnalité proche de Déby sous le sceau de l’anonymat. Alors, forgée, l’histoire de calendrier surchargé évoquée en son temps pour justifier ce report ? Apparemment, oui.

Au PS, les gens étaient totalement opposés à cette visite. Dans ce parti, on reconnaît qu’Idriss Déby Itno n’est pas un démocrate et qu’il se maintient au pouvoir contre la volonté populaire, en usant la force et le trucage des élections. On suit aussi de près comment les siens s’enrichissent en s’accaparant des richesses du pays. Pour bon nombre de dignitaires du PS, ce pire assassin n’est plus perçu comme le Président de la République du Tchad. Alors ceux-là ne voient pas l’opportunité de sa venue en France.

Pour le Gouvernement français, quoique mal élu, Idriss Déby Itno représente les Tchadiens. On ne peut donc pas l’éviter, soutient-on. Il faut le recevoir et lui dire les vérités en face, avec une légère modification du protocole. Autrement dit, Idriss Déby Itno ne sera pas reçu avec les honneurs dus à une personnalité de son rang. Convaincu, le PS a accepté mais, « après notre congrès », a-t-on souhaité dans le rang des opposants à cette visite.

En décembre, Idriss Déby Itno s’est effectivement rendu en France, un mois et quelques jours après le congrès du PS. Rappelons que ses opposants ont été conviés à l’évènement ci-dessus évoqué ; le MPS (son parti) non. Les « baministes » ont suivi le congrès du PS à travers les médias. Lors de son dernier congrès, le MPS a proclamé qu’il allait adhérer à l’internationale sociale. Les observateurs avertis ont vu à travers cette déclaration, la volonté de brouiller les cartes. Lors de ce congrès, Idriss Déby Itno a lâché quelques fléchettes en direction de la France : il a soutenu qu’il appartenait au peuple de choisir ses dirigeants. Mais, avec lui, les électeurs ont-ils le choix ?

Mais, comment Déby a-t-il été accueilli à Paris ? « A Paris, nous avons très mal accueilli. En effet, revisitez les images pour vous en rendre compte : M. Hollande n’est pas venu à la place habituelle pour recevoir son visiteur. Puis, à l’intérieur, ils sont toute de suite allés autour de la table où les experts les attendaient avec des dossiers brûlants. Or, de coutume, il y a un tête-à-tête préalable entre les deux, avant la réunion avec les techniciens. L’ordre du jour aussi a posé problème : la partie française y a inclus l’affaire Ibni ainsi que le dialogue crispé entre l’opposition démocratique et la mouvance présidentielle. Sans oublier la crise sociale. Pour Déby, il s’agit là des questions intérieures. Alors, elles ne peuvent être débattues qu’à N’Djamena, entre les Tchadiens. Pas question, lui a-t-on rétorqué. Déby s’est fâché. En face, personne n’a tremblé. Après cette rencontre, M. Hollande a raccompagné son hôte. Il n’y a eu de conférence de presse, ni de déclaration conjointe. Là encore, M. Hollande est resté loin du lieu habituel pour dire au revoir à son visiteur. Et vous connaissez la suite : Déby était seul face aux journalistes pour cette déclaration qui couvre de honte tout un peuple », a raconté un membre de la délégation tchadienne, la main sur le cœur. Je ne me rappelle pas la photo de famille comme de coutume.

Pendant cette visite cauchemardesque, sachant ce qui l’attendait, notre Idriss Déby Itno se serait drogué pour être à la hauteur des défis. A l’aéroport de N’Djamena, il aurait renvoyé le monde qui l’a accompagné à cette véritable scène d’humiliation. Voilà pourquoi dès son retour, il a renoué avec les syndicalistes. Mais, ces derniers n’ont pas su saisir l’opportunité. Je suis sûr que Déby les roulera encore dans la farine.

Nous signalons qu’entre son hôtel et Matignon, la voiture transportant Idriss Déby Itno a fait face à des ennuis qui ont occasionné un petit retard sur le programme. M. Hollande qui l’attendait déjà aurait reculé de quelques mètres, peut-être gagné par le désespoir.

A Paris, on pense que Déby doit s’en aller au terme d’une transition. Mais, lui n’entend personne de cette oreille : il dit qu’il doit logiquement mener son mandat jusqu’en 2016, parce qu’il a été bien élu par le peuple. Les rebellions et un coup d’état pour le renverser sont prohibés : Paris n’entend plus soutenir cette sale manière d’accession au pouvoir. En cause, le chaos que ces méthodes pourraient susciter. En plus, le peuple a trop souffert des guerres. Faut-il compter sur la maladie pour voir Déby s’en aller avant la fin de son mandat ? « C’est vrai qu’il souffre de VIH/Sida. Mais, les progrès dans le traitement de ce mal l’ont beaucoup aidé : aujourd’hui, on n’est pas être inquiet au sujet de sa santé. Il pourrait donc atteindre 2016. A moins qu’un autre mal le contrarie. Autrement dit, Idriss Déby Itno « jouit d’une bonne santé ». Seulement, avant cette brouille entre le PS et lui, il se rendait en France pour ses bilans. La dernière fois qu’il a fait son check-up, il est allé en Afrique du Sud », assure-t-on autour de son médecin personnel.

Alors il ne reste qu’une seule option pour chasser Déby du pouvoir : les urnes. Le connaissant, admettra-t-il de partir ainsi ? N’oubliez pas qu’il rappelle souvent qu’il n’est pas venu avec un billet d’Air Afrique.  

 

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