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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Violations des droits humains au Tchad : Vourboubé Pierre accuse la communauté internationale.

 

Ça fait bien 22 ans qu’on accuse le régime d’Idriss Déby Itno de violer les droits des Tchadiens. Ça fait 22 ans que la Justice est incapable d’élucider les circonstances dans lesquelles certains citoyens ont perdu la vie, d’autres sont portés disparus. Ça fait 22 ans que les Tchadiens se battent pour faire partir M. Idriss Déby Itno, ce tortionnaire aux méthodes moyenâgeuses de gouvernance. Ça fait 22 ans aussi que la communauté internationale le soutient dans ses actes massacres à l’égard de son peuple. Alors de qui l’ONU et l’Occident se moquent-ils ? Pas du peuple tchadien en tout cas. Pourquoi nous distraire ainsi, avec ces réunions qui, depuis le 1er décembre 1990, se suivent et enfoncent davantage le Tchad sous la boue du règne calamiteux de M. Idriss Déby Itno ? Pourquoi vouloir d’une chose et de son contraire à la fois ?

Aujourd’hui, la communauté internationale critique le pouvoir de N’Djaména en criant à la dérive dictatoriale ! A-t-elle oublié ? Laissez-moi rire : en 1996, 2001, 2005 et 2006, le peuple tchadien a chassé M. Idriss Déby Itno du pouvoir, en votant massivement pour les opposants. Chaque fois, du nord au sud, de l’est à l’ouest, c’est le raz de marrée pendant les présidentielles dans un seul souci : chasser M. Idriss Déby Itno du pouvoir. Mais, dans un élan dont elle a seule le secret, la communauté internationale refuse d’entendre raison, passe outre pour imposer M. Idriss Déby Itno aux Tchadiens. En avril 2006, les Tchadiens sont encore revenus à la charge, cette fois-ci à travers les armes : ils ont fait face à la communauté internationale représentée par les forces françaises installés chez eux. Sans se décourager, en février 2008, les Tchadiens étaient sur le point de faire chuter le régime de M. Idriss Déby Itno quand, l’ONU, à travers la France, l’Union européenne et la Francophonie, est encore revenu sauver son poulain d’une fin tragique. Nous connaissons la suite : Ibni Oumar Mahamat Saleh est porté disparu, les droits des Tchadiens sont constamment violés, l’argent du pétrole sert à autre chose qu’à la lutte contre la pauvreté. Nous avons enregistré les périodes les plus troublées de notre histoire. On reconstruira difficilement l’est du Tchad.

Pourtant, en février 2008, la communauté internationale a été témoin de la lisse populaire dans les rues de N’Djaména : les gens ont accueilli avec enthousiasme les rebelles parce que le régime le plus odieux était en train de chuter. Les Tchadiens étaient tous dans la rue, tous, musulmans comme chrétiens, jeunes, vieillards, femmes, hommes et enfants, militants du MPS et opposants, comme un seul homme, dans une ville où l’on ne voyait plus aucun insigne du parti de M. Idriss Déby Itno. Les caciques du MPS ont quitté la ville. M. Idriss Déby Itno s’est terré dans son bunker en jurant qu’advienne ce qui pourra. Contre toute entente, c’est l’ONU qui l’a délivré en tuant les Tchadiens.

Ce fut à cette occasion que, libérées par l’ONU, les forces loyalistes ont semé la terreur, enlevé des opposants dont M. Ibni Oumar Mahamat Saleh aujourd’hui disparu. C’est à cette occasion que les loyalistes ont arraché les biens des Tchadiens, particulièrement ceux des Krédas. Puis, l’Union européenne et la Francophonie ont endormi les Tchadiens avec leur accord du 13 août 2007, sûres que le régime tchadien n’a jamais organisé des élections libres et transparentes, et n’a jamais respecté aucun accord.

Pour moi, M. Idriss Déby Itno est le pur produit de la communauté internationale. Cette dernière n’a donc pas à se plaindre qu’il se comporte ainsi, comme le pire dictateur de ces dernières années, tuant, pillant, traquant les opposants. Si elle n’est pas à mesure d’aider les Tchadiens à se débarrasser de ce monsieur, alors qu’elle les laisse tranquilles, en attendant le salut divin.

Maintenant, on sait vers qui se tourner pour demander des comptes sur les violations des droits humains au Tchad : l’ONU, l’Union européenne, l’Union africaine, la Francophonie, la France, M. Nicolas Sarkozy en particulier en ce qui concerne la disparition d’Ibni Oumar Mahamat Saleh.

Que la communauté internationale demande publiquement pardon aux Tchadiens et abroge leurs souffrances en les aidant à chasser cet audieux.