Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

1303985932229

Enlisement à l'Université de N'Djamena: exit recteur!


Mahamat bernard
Enlisement à l’Université de N’Djamena : exit recteur !

Le fait que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et le recteur de l’Université de N’Djamena opposent une fin de non recevoir à l’UNET promet sûrement des jours tumultueux à l’avenir dans cet établissement. Plus on fait attendre les étudiants, plus ils vont radicaliser leurs positions. Que veut-on au juste dans ce ministère ? Est-on à court d’idées ? Justement, comme je vous l’ai dit dernièrement, les membres du réseau n’ont jamais de bonnes idées. Ils ont tout de suite trouvé une mauvaise idée, celle de chercher à brimer l’UNET, mais ils se trompent, ils se briment eux-mêmes, car ils sont incapables de régler un problème aussi simple : payer 6 mois de bourse.

Le Tchad est-il incapable de payer 6 mois de bourse aux étudiants ? Par le passé, on avait même payé 12 mois de bourse. Pourquoi maintenant cela devient un problème ? Le problème ce n’est pas la bourse, c’est le recteur. Pourquoi tient-on tant à le maintenir ? Nous vous avons bien dit que ce petit recteur doit dégager. Nous les étudiants ferons tout pour qu’il suive son mentor, le ministre sortant, Ahmad Taboye bien sûr. Tant qu’il est là nous ne reprendrons plus les cours, même si l’Université est rouverte. On est entrain de sacrifier notre avenir pendant que leurs enfants étudient tranquillement à l’étranger avec l’argent de l’Etat Tchadien, de l’argent qu’ils ont illégalement acquis. On ne veut pas nous donner notre droit, cette minime bourse de 25.000 frs qui n’a jamais augmente depuis 1971 malgré la promesse du Président.

Tout concourt à nous donner raison : c’est maintenant que le spectre d’une année blanche plane sur l’Université de N’Djamena. Quand on ne sait pas réfléchir, c’est toujours comme ça, on retombe sur ce qu’on veut éviter. En voulant éviter des troubles à l’Université de N’Djamena, le recteur l’a prématurément fermée, mais est-ce qu’il a évité les troubles. Il est plein dedans comme nous le disons. Il s’est embrouille, embourbé, et a fini par entrainer l’Université dans son enlisement. La coutume veut qu’on change de recteur dès qu’il devient un encombrement. Tant qu’il ne dégage pas nous ne reprendrons pas les cours à l’Université de N’Djamena. Pourquoi garder un recteur incompétent ?

Le Président Deby doit choisir entre le recteur et nous les étudiants. C’est cette équation que le Gouvernement doit résoudre. Le refus de résoudre le problème de l’Université de N’Djamena cadre bien avec les souhaits du réseau : créer au maximum des troubles à l’Etat.
MAHAMAT BERNARD