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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Université d'Abéché: Silence, on surfacture!

Si l'enrichissement fulgurant et suspect de Mahamat Ali Moustapha (MAM), recteur de l'université Adam Barka d'Abéché (UNABA) n'est un secret pour personne, c'est la commission de l'opération COBRA  qui a levé le voile sur la gestion non orthodoxe de MAM des ressources de "son" université. Derrière le masque du recteur de l'UNABA se cachait le voleur de l'UNABA.

Les craies, les stylos, les tables bancs, la mosquée tout est bon pour MAM pourvu qu'il soutire ne serait-ce qu'un franc du contribuable tchadien. C'est du moins ce que révèle le rapport de la commission COBRA, alors dirigée par l'ex-premier ministre et l'actuel ministre de la justice. En effet, le rapport de cette commission (voir le fichier pdf ci-dessous, page 11 ) fait état des constatations suivantes:

- Une surfacturation de la réfection de la mosquée,
- une surfacturation de la réfection d'un terrain omnisport,
- une surfacturation d'achat de table-bancs
- Dissimulation des pièces comptables des années 2010 et 2011

Suite à ces constats, la commission a pris les mesures suivantes: (page 21)

- Le recteur Mahamat Ali Moustapha et le comptable Adam Mahamat sont suspendus pour sursaturation et dissimulation des pièces comptables et seront poursuivis devant la justice.

Cependant,  Mahamat Ali Moustapha est toujours à son poste et nargue la justice. Par contre, le comptable Adam Mahamat (Kempès) a été demis de ses fonctions suite à cette affaire.


Au moment  des faits, la suspension de MAM a été expressément maintenue dans le flou total par l'ex ministre de l'enseignement supérieur Mackaye Hassan Taisso et compagnon de longue date de MAM.

Ceci étant, face à l'immobilisme de l'actuel ministre de l'enseignement supérieur et celui de la moralisation, l'étreinte des griffes de MAM sur les ressources de l'UNABA a des beaux jours devant elle. Et peut-être que l'appétit insatiable de cet affamé d'argent facile aura une chance d'être rassasié.

En attendant, COBRA continue de mordre et faire des victimes faibles et les derniers en date sont celles du Mandoul et Moyen-Chari. Le venin du cobra n'est apparemment infectant que pour certains. Le cas de MAM est une parfaite illustration.

Espérons, par miracle, que les ministres de l'enseignement supérieur, de la justice et celui de la bonne gouvernance nous montrent qu'ils ont un minimum de bon sens pour ne pas se contredire avec eux même.


Ahmat Ngarambaye

 

Voici le rapport de mission: ICI