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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Tchad00
Cherté de vie, crise sociale, grève…..
Une révolution populaire est en vue au Tchad

Au Tchad, la crise sociale marquée par la grève lancée depuis cinq semaines par l’Union des Syndicats du Tchad (UST) risque de déboucher sur une révolution populaire. Les ingrédients se réunissent de jour en jour. En effet, depuis le déclenchement de la grève, le gouvernement n’a aucunement manifesté une bonne volonté de résoudre la crise. Face à des ministres sans aucun pouvoir de faire des propositions aux travailleurs, l’UST n’a pas le choix que de passer à une étape plus pragmatique en appelant pour une manifestation populaire. Car, derrière chaque fonctionnaire et travailleur, se greffe des nombreuses personnes. Tout le monde sait qu’en Afrique, la famille ne se limite pas au père, la mère et les enfants. Mais, en plus de ses propres fils, d’autres parents et amis comptent sur le fonctionnaire ou le travailleur. Si Déby estime faire un référendum sur l’augmentation des salaires, tout le monde votera oui à moins que la machine de fraude du MPS soit mise en route.
L’affirmation de Déby a d’ailleurs frustré plus d’un tchadien. Chacun se demande si l’argent amassé par les parents du président en bâtissant des villas haute gamme partout dans la capitale, a été fait par un référendum. Toute la famille présidentielle, même ceux qui n’ont pas atteint l’âge de puberté ont des comptes bancaires, roulent dans des grosses cylindrés, narguent les gens, insultent, frappent, crachent sur n’importe qui ose élever la voix sur eux.
Aujourd’hui, grâce à la détermination des travailleurs, toute la masse populaire n’attend qu’un mot d’ordre pour descendre dans la rue. Hier, mercredi 22 août, le premier ministre Emmanuel Nadingar, a une fois de plus, montré ses limites d’homme sans pouvoir, sans expérience, qui n’a rien à faire, n’a aucun dossier important à traiter. Car, il a d’abord reçu en audience ce journaliste griot d’Abdoulaye Ngardiguina puis est allé danser dans la grande salle des affaires étrangères avec le groupe d’artistes pour la paix crée par Nocky Djedanoum. Le premier ministre est apparu à la télé dansant et chantant. Pauvre Tchad ! Face à une crise marquée par la cherté de vie, la grève de l’UST, l’insécurité en plein capitale, un premier ministre sérieux pourra-t-il avoir le courage de danser, chanter…..Mais, au Tchad, le ridicule ne tue pas.

Nous disons et soutenons que les ingrédients d’une révolution sont bien réunis. D’abord, le gouvernement est incapable de résoudre le problème. Alors, la seule issue est de passer de la grève à une manifestation populaire. L’exemple des libyens, des tunisiens et des égyptiens est à suivre. Tous ces peuples ont été abusés, usés, exploités et soumis par des dictateurs comme Déby et sa bande. L’autre ingrédient, c’est que tous les tchadiens, nous disons tous, sont fatigués de ce régime. L’on ne murmure même que tous les cadres humiliés par la prison comme Annadif, Kabadi, Koko, Zene Bada, Gali et autres, sont prêts à soutenir toute manifestation populaire. L’opposition est aussi en embuscade. Les associations de la société civile sont aussi en pleine préparation de cette manifestation.
Personne n’a peur car la communauté internationale est là et veille au grain pour que tous les dictateurs soient déchus. Le message du président français à l’occasion de la fête de l’indépendance du Tchad a été clair. Il n’a pas souhaité bonne fête mais a dit clairement à Déby de prendre compte les revendications du peuple tchadien et de l’opposition. D’autres couches sociales comme les déguerpis attendent impatiemment les pouvoirs publics de leur attribuer des parcelles et leur donner quelques pécules à titre de dédommagement, mais jusqu’à présent rien ne fait. Selon des sources concordantes, ces déguerpis n’attendent qu’une occasion pour exprimer leur colère en descendant dans la rue. Un autre ingrédient c’est les élèves et les étudiants. Ce sont des éléments forts et importants de la révolution en vue. Dès que les parents descendront dans la rue, leurs enfants les suivront et gars à la police qui ouvrira le feu sur eux. D’ailleurs, selon un cadre à la présidence, Déby aurait tiré l’oreille des chefs militaires de ne jamais tirer sur un manifestant. Le premier militaire qui tirerait sur un civil, en cas de manifestation, sera abattu sur le champ par les autres militaires, aurait déclaré le despote Déby. L’UST sera peut-être le tombeur, non seulement de Nadingar, mais de son patron Déby aussi.
Elle est en plein négociation avec les travailleurs du secteur privé pour obtenir leur soutien pour une grève de solidarité. Après cela, des sources sûres font état d’une sensibilisation de tous les commerçants, les vendeurs ambulants, les marchands, pour une mobilisation grandiose dont le cadre et la méthode seront définis par les responsables syndicaux. Le Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) est aussi en ébullition pour un mouvement de soutien. Selon des sources auprès du SET, les enseignants cherchent une formule pour apporter leur soutien au mouvement de grève et à la manifestation populaire en vue. Un comité serait en train d’étudier les modalités de cette manifestation qui débouchera sur une transition politique en écartant tous les pillards et voleurs du MPS. Car, en cas de vacances de poste au sommet de l’Etat, c’est Kabadi qui devrait diriger la transition. Mais, les tractations entre les décideurs de cette action, Kabadi est d’office écarté à cause de ses vols aggravés.

Les Tchadiens sont sur la route d’éveil. Qu’ils les veulent ou pas, l’ère de la renaissance est lancée mais elle se fera sans Déby et ses bouffons.

Citoyen tchadien