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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

20080212HugonTchad.jpgL’arrivée du MPS en décembre 1990, et de l’accession du président Deby au pouvoir à nos jours, constitue une dangereuse parenthèse dans l’évolution du Tchad vers des horizons certainement meilleurs, malgré les jacqueries et les guerres parfois fratricides qu’a connues notre pays.

Les orientations contenues dans le système du MPS ont remis totalement en cause l’existence même du Tchad en tant qu’Etat avec toutes ses diversités nationales.  l’installation de Timan Deby comme sultan au mépris des Us et Coutumes  de cette région, les conflits intercommunautaires sciemment préparés et exécutés dans le Tar Tama, Gninguilim, Souar-waga jusqu’au sud du Ouaddaï, accentué par le déclenchement en 2004 des hostilités au Darfour, s’inscrivent dans une même logique. Cela paraitrait utopique pour les uns, de la folie pour les autres ; mais les auteurs savent ce qu’ils veulent et ils savent à quel genre de peuple (amorphe) ont –ils à faire

Le premier exploit qu’ils ont réussi à réaliser sur la marche de cet objectif, c’est la récupération des cadres tartufes intellectuels .en majorité des têtes bien faites soigneusement introduits, mais indignement serviles, qui ont constitué de pivot sur lequel est bâti la voûte du malheur du peuple tchadien. Ceux-là, à travers la valse que Deby leur fait danser d’un poste clé à un autre et parfois avec des petites traversées du désert (histoire de les faire languir).  Ceux-là, dis-je, sauvent l’apparence d’un semblant d’Etat. Le reste c’est le désordre dans lequel avec leur projet que d’aucun le qualifie de dictature, d’autres de la mauvaise gouvernance avec ses corolaires de violence, de corruption, de l’impunité, de violation de droits de l’Homme etc. Des vocabulaires qui n’ont aucun sens pour eux. Tant que leur  projet avance, vous pouvez tout dire, tout écrire cela ne les empêche pas de dormir. Le président Dey disait : « il ne reste plus, qu’ils disent que Deby est enceinte ».

Le deuxième exploit, c’est le culte de personnalité. Il est désormais admis par tous les courtisans, ministres, députés, cadres de l’administration centrale et territoriale, les généraux, ne chantent que  Deby, c’est la démocratie, c’est la paix, c’est la liberté, c’est les écoles, c’est les dispensaires, c’est les puits, c’est les châteaux d’eau et les routes, bref tous les projets qui constituent des lourdes dettes des Institutions internationales et bilatérales en premier lieu la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International sur le dos des tchadiens jusqu’aux générations futures, sont chantées comme cadeau d’un président providentiel. Encore, si ces projets ont respecté les règles de l’art. Malheureusement ce n’est pas le cas. Au Tchad de Deby, le droit du citoyen est considéré comme une aumône de la dictature.

Le comble est qu’aujourd’hui,  Deby se réveille d’un sommeil certainement cauchemardesque et demande l’application immédiate de la langue arabe à tous les niveaux POLITIQUES. Il a dit politique ? Mais bien sûr, administratif et technique. Comme d’habitudes les tchadiens applaudissent  comme disait le général De Gaulle aux français des veaux.

Croyiez vous que c’est gratuitement que Deby a choisit ce moment,  alors que la langue arabe est reconnue officielle depuis la constitution de Hissein Habré, confirmée par la CNS et inscrite en lettre d’or dans la constitution de 1996. Déjà le CST (Conseil Supérieur de la Transition) exigeait du gouvernement en son temps que tous les projets de loi lui soient transmis en deux langues. Aucune loi, ne sera débattue tant qu’elle ne remplissait pas cette condition. Cette procédure qui fait entrer la langue arabe dans le rouage politique de l’Etat, même si cela reste symbolique, a disparue  avec l’Assemblée Nationale, entièrement fraudée de 1997, devenue une simple chambre d’enregistrement.

Pour peu qu’on soit responsable on ne se réveille pas du jour au lendemain et demander l’intégration d’une langue à tous les niveaux de l’Etat sans une planification minutieuse et responsable. La vocifération de Deby est une aberration sur le plan logique. Mais le contenu de cette décision se trouve ailleurs. Ouvrez les yeux ! Vous qui chantez et défilez l opération ne vous concerne pas 

Deby a décidé de vous assujettir avec l’intégration de tous les cadres politiques et techniques soudanais du MJE dans le système qu’il pilote

Les cadres militaires étant d’ors et déjà entièrement confondus a son armée  .

Le projet  qui bat de l’aile au Darfour serait installé au Tchad. Une fois consolidé ; le Darfour suivra. C’est un projet de long terme. C’est pourquoi aussi Ibrahim Khalil refuse toute solution avec le pouvoir de Khartoum, si Deby à réclamer l’application immédiate de l’arabe et le MJE a demandé aussi  dans son projet de négociation à Doha, de considérer le français comme deuxième langue au Soudan, ce n’est pas par hasard.

Deby a promis à Khalil de faire de lui son deuxième au Tchad. Se croyant désormais fort pour avoir totalement domestiqué les partis politiques à travers une corruption active et cherchant le désarmement de l’opposition politico-militaire, à travers les pressions de ses amis français et d’autres lobbies obscures, bientôt il se déclarerait « empereur du Tchad » sans rire.

Le maréchal du Centrafrique feu Jean Bodel Bokassa à la fin de la cérémonie de son investiture en tant que maréchal a réuni le soir même ses conseillers  Il leur posa la question de savoir quel est le titre le plus élevé dans le monde ? Ils se sont regardés dans les yeux un moment. Puis le conseiller blanc répond, « excellence, dans la vie civile, le titre le plus élevé c’est le président de la république et vous l’êtes déjà, et dans la hiérarchie militaire, c’est le titre de maréchal et vous venez d’être sacré comme tel ».

Un silence lourd a plané de nouveau sur l’assistance et le maréchal prenant de souffle disait d’une voix sèche, le titre d’empereur là, c’est quoi ? Et le conseiller répondait : « Maréchal, l’empire est une dynastie héréditaire de génération en génération » et le maréchal l’interrompt en disant, il y a toujours un homme qui débute n’est ce pas ? » Vous pouvez disposer.

Deux mois plus tard, les préparatifs du sacre de l’empereur ont commencé et Bokassa est devenu « empereur premier » de Centrafrique, en présence bien sûr de la France officielle à la cérémonie. Ne soyez pas surpris que Deby a posé les jalons dans cette direction.

Ce qu’il ne sait pas, c’est que l’on est jamais plus faible qu’au moment où on se sent très fort.

Aboulanwar


Elle doit être fermée…


L’arrivée du MPS en décembre 1990, et de l’accession du président Deby au pouvoir à nos jours, constitue une dangereuse parenthèse dans l’évolution du Tchad vers des horizons certainement meilleurs, malgré les jacqueries et les guerres parfois fratricides qu’a connues notre pays.


Les orientations contenues dans le système du MPS ont remis totalement en cause l’existence même du Tchad en tant qu’Etat avec toutes ses diversités nationales.  l’installation de Timan Deby comme sultan au mépris des Us et Coutumes  de cette région, les conflits intercommunautaires sciemment préparés et exécutés dans le Tar Tama, Gninguilim, Souar-waga jusqu’au sud du Ouaddaï, accentué par le déclenchement en 2004 des hostilités au Darfour, s’inscrivent dans une même logique. Cela paraitrait utopique pour les uns, de la folie pour les autres ; mais les auteurs savent ce qu’ils veulent et ils savent à quel genre de peuple (amorphe) ont –ils affaire


Le premier exploit qu’ils ont réussi à réaliser sur la marche de cet objectif, c’est la récupération de tous les tartuffes intellectuels . En majorité des têtes bien faites soigneusement introduits, mais indignement servils, qui ont servi de pivot sur lequel est bâti la voûte du malheur du peuple tchadien. Ceux-là, à travers la valse que Deby leur fait danser d’un poste clé à un autre et parfois avec des petites traversées du désert (histoire de le faire languir).  ceux-là, dis-je, sauvent l’apparence d’un semblant d’Etat. Le reste c’est le désordre dans lequel avec leur projet que d’aucun le qualifie de dictature, d’autres de la mauvaise gouvernance avec ses corolaires de violence, de corruption, de l’impunité, de violation de droits de l’Homme etc. Des vocabulaires qui n’ont aucun sens pour eux. Tant que le projet avance, vous pouvez tout dire, tout écrire cela ne les empêche pas de dormir. Le président Dey disait : « il ne reste plus, qu’ils disent que Deby est enceinte ».

Le deuxième exploit, c’est la culte de personnalité. Il est désormais admis par tous les courtisans, ministres, députés, cadres de l’administration centrale et territoriale, les généraux, de chanter que pour Deby, c’est la démocratie, c’est la paix, c’est la liberté, c’est les écoles, c’est les dispensaires, c’est les puits, c’est les châteaux d’eau et les routes, bref tous les projets qui constituent des lourdes dettes des Institutions internationales et bilatérales en premier lieu la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International sur le dos des tchadiens jusqu’aux générations futures, sont chantées comme cadeau d’un président providentiel. Encore, si ces projets ont respecté les règles de l’art. Malheureusement ce n’est pas le cas. Au Tchad de Deby, le droit du citoyen est considéré comme une aumône de la dictature.

Le comble est qu’aujourd’hui,  Deby se réveille d’un sommeil certainement cauchemardesque et demande l’application immédiate de la langue arabe à tous les niveaux POLITIQUES. Il a dit politique ? Mais bien sûr, administratif et technique. Comme d’habitudes les tchadiens applaudissent  comme disait le général De Gaulle aux français des  veau.

Pourquoi Deby choisit ce moment, alors que la langue arabe est reconnue officielle depuis la constitution de Hissein Habré, confirmée par la CNS et inscrite en lettre d’or dans la constitution de 1996. Déjà le CST (Conseil Supérieur de la Transition) exigeait du gouvernement en son temps que tout les projets de loi lui soient transmis en deux langues. Aucune loi, ne sera débattue tant qu’elle ne remplissait pas cette condition. Cette procédure qui fait entrer la langue arabe dans le rouage politique de l’Etat, même si cela reste symbolique, a disparue Aujourd’hui avec l’actuelle Assemblée Nationale, entièrement fraudée de 1997, devenue une simple chambre d’enregistrement.

Tchadiens, on ne se réveille pas du jour au lendemain et demander l’intégration d’une langue à tous les niveaux de l’Etat sans une préparation minutieuse et responsable. La déclaration de Deby est une aberration sur le plan logique. Mais le contenu de cette décision se trouve ailleurs. Ouvrez les yeux ! Vous qui chantez et défilez l opération ne vous concerne pas 

Deby a décidé de vous assujettir avec l’intégration de tous les cadres politiques et techniques soudanais du MJE dans le système qu’il pilotent. Les cadres militaires étant d’ors et déjà entièrement confondus a son armée  .

Le projet  qui bat de l’aile au Darfour serait installé au Tchad. Une fois consolidé ; le Darfour suivra. C’est un projet de long terme. C’est pourquoi aussi Ibrahim Khalil refuse toute solution avec le pouvoir de Khartoum, si Deby a réclame l’application immédiate de l’arabe et le MJE a demandé aussi  dans son projet de négociation à Doha, de considérer le français comme deuxième langue au Soudan. Ce ne pas du hasard  

Deby a promis à Khalil de faire de lui son deuxième au Tchad. Se croyant désormais fort pour avoir totalement domestiqué les partis politiques à travers une corruption active et cherchant le désarmement de l’opposition politico-militaire à travers les pressions de ses amis français et d’autres lobbies obscures, bientôt il se déclarerait « empereur du Tchad » sans rire.


Le maréchal du Centrafrique feu Jean Bodel Bokassa à la fin de la cérémonie de son investiture en tant que maréchal a réuni le soir même ses conseillers  Il leur posa la question de savoir quel est le titre le plus élevé dans le monde ? Ils se sont regardés dans les yeux un moment. puis le conseiller blanc répond, « excellence, dans la vie civile, le titre le plus élevé c’est le président de la république et vous l’êtes déjà, et dans la hiérarchie militaire, c’est le titre de maréchal et vous venez d’être sacré comme tel ».

Un silence lourd a plané de nouveau sur l’assistance et le maréchal prenant de souffle disait d’une voix sèche, le titre d’empereur là, c’est quoi ? Et le conseiller répondait : « Maréchal, l’empire est une dynastie héréditaire de génération en génération » et le maréchal l’interrompt en disant, il y a toujours un homme qui débute n’est ce pas ? » Vous pouvez disposer.


Deux mois plus tard, les préparatifs du sacre de l’empereur ont commencé et Bokassa est devenu « empereur premier » de Centrafrique, en présence bien sûr de la France officielle à la cérémonie. Ne soignez pas surpris que Deby a posé les jalons dans cette direction.

Ce qu’il ne sait pas, c’est que l’ on est jamais plus faible qu’au moment où on se sens très fort.

Aboulanwar

. Les cadres militaires étant d’ors et déjà entièrement confondus a son armée  .

Le projet  qui bat de l’aile au Darfour serait installé au Tchad. Une fois consolidé ; le Darfour suivra. C’est un projet de long terme. C’est pourquoi aussi Ibrahim Khalil refuse toute solution avec le pouvoir de Khartoum, si Deby à réclamer l’application immédiate de l’arabe et le MJE a demandé aussi  dans son projet de négociation à Doha, de considérer le français comme deuxième langue au Soudan.Question de parallelisme.


Deby a promis à Khalil de faire de lui son deuxième au Tchad. Se croyant désormais fort pour avoir totalement domestiqué les partis politiques à travers une corruption active et cherchant le désarmement de l’opposition politico-militaire à travers les pressions de ses amis français et d’autres lobbies obscures, bientôt il se déclarerait « empereur du Tchad » sans rire.


Le maréchal du Centrafrique feu Jean Bodel Bokassa à la fin de la cérémonie de son investiture en tant que maréchal a réuni le soir même ses conseillers  Il leur posa la question de savoir quel est le titre le plus élevé dans le monde ? Ils se sont regardés dans les yeux un moment. puis le conseiller blanc répond, « excellence, dans la vie civile, le titre le plus élevé c’est le président de la république et vous l’êtes déjà, et dans la hiérarchie militaire, c’est le titre de maréchal et vous venez d’être sacré comme tel ».

Un silence lourd a plané de nouveau sur l’assistance et le maréchal prenant de souffle disait d’une voix sèche, le titre d’empereur là, c’est quoi ? Et le conseiller répondait : « Maréchal, l’empire est une dynastie héréditaire de génération en génération » et le maréchal l’interrompt en disant, il y a toujours un homme qui débute n’est ce pas ? » Vous pouvez disposer.


Deux mois plus tard, les préparatifs du sacre de l’empereur ont commencé et Bokassa est devenu « empereur premier » de Centrafrique, en présence bien sûr de la France officielle à la cérémonie. Ne soignez pas surpris que Deby a posé les jalons dans cette direction.

Ce qu’il ne sait pas, c’est que l’ on est jamais plus faible qu’au moment où on se sens très fort.


Mahamat Djarma Khatir

Aboulanwar