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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

MAKAILA(2)

 

Tchad:Un régime aux couleurs de l’injustice et des querelles intestines


Regards d'Africains de France/Ahmat Zéïdane Bichara

Le philosophe grec Platon (né à Athènes en 428-427 av J-C et mort en 348-347 av J-C), contemporain de la démocratie athènienne et des Sophistes, disait-il dans un extrait de son plus connu et célèbre ouvrage  intitulé « la République », portant principalement sur la justice dans l’individu et dans la Cité :« Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ou les filles ne tiennent plus compte de leur parole, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préférent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parcequ’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de personne, alors c’est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie. » Quand on analyse parfois certaines citations des grands penseurs et sages des siècles derniers ou contemporains, immédiatement on fait une projection sur ce qui se passe actuellement au Tchad  sous le régime oligarchique et tyrannique de Dèby.Bref, un régime à multiples façades où des prédatrices lois prédominent au terrain au détriment des valeurs démocratiques qui devront faire jaillir les flammes de la liberté afin de provoquer la naissance d’une nation tchadienne.

 

C’est ainsi  qu’il n’y a plus rien détonnant quand certaines personnes se plaignent encore et toujours de l’absence de justice au Tchad en s’appuyant sur des événements pathètiques, voire le comparer à un pays unique en son genre où la vie humaine n’a aucun sens.Certains racontent même par exemple dans leurs différents textes électroniques que pour des simples disputes un membre du clan présidentiel peut t’abattre à bout portant en te logeant une balle dans la tête comme s’il faisait des essais des tirs des balles en caoutchouc (projectiles)sur des boîtes d’alumettes ou sur un groupe des reptiles qui se lézardent tranquillement sur un mur.Car,les présumés assassins proches du président ne sont jamais punis par la justice actuelle. Ces différents témoins constatent également que ses parents sont partout à tous les postes de responsabilité.Ce sont eux qui accaparent le marché de l’emploi ou les appels d’offres, alors que un bon nombre de leurs entreprises ne posséde aucune capacité pour diriger des grands travaux d’intérêt public avec une bonne mention,ni ne respectent aucune norme, ni surtout ne remplissent un quelconque cahier des charges.Les grands voleurs ou détourneurs des deniers publics  naissent tous les jours en se rivalisant  d’ardeur et des techniques de vols sans se préoccuper du regard des autres.Les viols des filles et des femmes sont devenus monnaie courante.

 

Les ministres( comme des anciens journalistes-N.D.LR), les commissaires(des Zaghawas en majorité) ou autres responsables commettent allégrement des agressions sexuelles ou ils violent clairement leurs victimes sans que personne n’ose lever juste un minuscule doigt pour révéler leurs différents épisodes de crimes contre les femmes tchadiennes.D’autres groupes de personnes prennent des exemples des faits plus anciens comme le témoignage de cette jeune fille qui évoque dans ses différents mails l’histoire d’une grève des étudiants de la faculté de médecine qui a eu lieu le 13 avril 2006 où plusieurs d’entre eux ont été radiés sans aucune raison, parmi eux, y figurent ceux qui sont déjà en septième années.Sachant pertinement que les besoins du Tchad sont énormes,puisqu’on ne compte qu’à peu près un médecin pour mille (1000) habitants,cela n’a jamais été un motif tangible pour empêcher leur exclusion de la Faculté de médecine afin de leur permettre de terminer dignement  leurs parcours de formation.D’après son témoignage,les enseignants réunis avec la complicité du ministre de l'enseignement supérieur de l’époque( -N.D.L.R- qui dit-on ne possédait que d’un DEA de l’université de Ouagadougou )et de l'ordre des médecins du Tchad, décidèrent de mettre à la rue ces étudiants qui n’avaient que dénoncer les conditions d’études dégradantes et dépaysantes dont ils font face tous les jours.Toute cette tranchante histoire est passée sous silence sans que le président de la République ne se prononce pour mettre un terme à la stupide décision de ses  grégaires subordonnés.Un troisième groupe des témoins nous relate par contre un événement recent où  les autorités tchadiennes ont explusé le 24 janvier dernier près de 600 personnes vivant autrefois au quartier Sabangali (N’djaména) pour permettre semble-t-il  la construction d’un Hôtel de luxe. En attendant que les promesses de dédommagement et de relogement prennent effet, les familles dorment sous les arbres et dans des cahutes de fortune.Le quartier de Sabangali abritait une soixantaine d’habitations, une école où 138 enfants étaient scolarisés et une mosquée. Aujourd’hui, il n’en reste que les ruines, où les délogés ont récupéré des morceaux de tôle pour se refaire un toit. Malgré le passage des bulldozers, beaucoup de familles sont restées vivre à Sabangali.Amnesty International, qui a dénombré 670 personnes expulsées, a demandé aux autorités tchadiennes de réagir.

 

L’ONG les appelle à trouver immédiatement des solutions de remplacement pour les victimes de cette expulsion forcée et à mettre en place un programme de relogement et d'indemnisation. D’après leurs témoignages, la construction de 7500 chambres d’hôtel est prévue d’ici à 2020 pour parvenir à accueillir 500 000 touristes chaque année,soit huit fois plus qu’aujourd’hui.Il existe d’autres histoires dramatiques  et destabilisantes  qui se déroulent partout à travers l’ensemble du territoire tchadien et dont on ne saura jamais à cause de l’imensité du territoire et surtout de la peur qui a saisie les Tchadiens de l’intérieur.Dernièrement on assiste impuisament aux attaques personnelles, voire familiales interposées par le biais du blog de Makaïla entre les alliés de Me Jean-Bernard Padaré et ceux du politicien Saleh Kebzabo à cause évidemment  de l’absence d’une justice équitable qui doit trancher nette cette affaire dressant les ressortissants d’une même région,tels des coqs de combats en Asie ou en Amérique Latine.Malheureusement ce n’est pas le premier fait  et ne sera pas aussi le dernier.Tant que Dèby est au pouvoir on assistera toujours à des scènes de comédie où les acteurs « vomissent des mots insultants » sur les  têtes de leurs adversaires.

 

Il ya également les récits de ceux qui nous racontent hontement les petites histoires ou niaiseries  de la « chute de l’honneur » ou la « descente aux enfers » de Hynda « l’ex-puissante épouse du président  il ya de cela quelques mois, elle qui  a pourtant  cru avoir éternellement  le monopole de garder ce trône-N.D.L.R).On note enfin les bastonnades de son frère par des anciens djandjawids,les bourreaux des populations noirs du Darfour(Zaghawas soudanais, Massalites, Dadjo etc). Inutile de relater les faits analysant le mariage du président avec « sa soudanaise, la toute nouvelle première dame du Tchad, Amani Moussa Hilal, fille du chef des sadiques milices djandjawids »,d’autant plus qu’ils sont connus de tous les Tchadiens. Généralement c’est quand le chat est absent que les souris dansent.

 

Tel n’est pas le cas. Quel sort réservera-t-on finalement à ce chat en étant là, laisse les souris grignoter même les pains se trouvant dans les mains des pauvres citoyens?