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Publié par Mak

LA BONNE GOUVERNANCE EN AFRIQUE DU NORD
-Fermeture éclaire et matraque = sécurité et stabilité-

Ecrit par Amor Harouni.Il est le père d'Abdelkarim Harouni, militant des droits de l'homme Tunisien.

Tunis, le 17 octobre, 2009

L’institution « Kennedy School of Government » relevant de Harvard nous présente son rapport annuel sur la bonne gouvernance et propulse la Tunisie au 1er rang de l’Afrique du Nord. J’aimerais savoir, par qui ont été données ces statistiques. Il semble qu’elles ont été fournies par les officiels, et comme de coutume, visites organisées, diners, débats puis cadeaux pour l’obtention d’éloges pseudo crédibles étrangères neutres. Seulement, le vrai problème semble être négligé du fait qu’aucune autre institution indépendante n’a été consultée à ce sujet. D’autres part, ce rapport parle de toutes ces performances, précisément depuis l’avènement du 7 novembre 1987, ce qui veut dire que le leader Bourguiba, artisan de l’indépendance de la Tunisie a été simplement ignoré et n’a rien réalisé (c’est ce qu’on appelle l’ingratitude). A mon humble avis, cette institution devrait réviser sa stratégie, et ce pour préserve r sa crédibilité qui lui est mondialement reconnue, surtout en ce qui concerne les élections dites libres et équitables, l’état de droit, la participation et les droits de l’homme.

Pour justifier mes dires, en voici un échantillon parmi tant d’autres qui se comptent par milliers. Le cas que je soulève, est celui de mon fils Abdelkarim Harouni, Ingénieur Principal en génie civil, Ex-Secrétaire Général de l’Union Générale Tunisienne des Etudiants (UGTE).

Emprisonné depuis 1992 par un jugement inéquitable du tribunal militaire de Tunis (condamné à perpétuité, et relâché en novembre 2007, accusé d’ appartenance à un parti politique Islamiste Tunisien Ennahdha et d’opposition à la réforme de l’Enseignement supérieur de Ben Dhia à l’époque et actuel Conseillé Spécial du Président de la République. Et alors commença l’harcèlement collant et continu, filatures avec l’interdiction aux droits à la parole, au travail, pas d’activité politique ni dans le domaine des droits de l’homme (Abdelkarim est l’actuel Secrétaire Général de l’Association Indépendante des Droits de l’Homme « Liberté et Equité » à Tunis), ni déclarations à la presse ou aux chaines télévisées, ni même à l’internet. En deux mots, il ne reste plus qu’à lui faire contingenter l’oxygène. Dès le jour de son mariage le 14 aout 2009, les ennuis ont commencé à pleuvoir d’abord au logement qu’ il a loué à El Menzah V, par l’intermédiaire du fils du propriétaire qui est un ex-détenu de droit commun et ce, par tous les moyens illégaux (telle que coupure de courant, menace de coupure d’eau, pose d’obstacles et de déchets ménagers devant la porte d’entrée et vociférations, insultes, menaces, tapages, en plus de scandales sous l’emprise de l’alcool causant des ennuis insupportables à mon fils Abdelkarim et son épouse ainsi qu’à tout le voisinage). Toutes ces pratiques, font suite aux pressions exercées par la police politique civile selon les déclarations de son père.

Dernièrement, Lundi 5.10.2009, 3 voitures de la police civile étaient garées juste à proximité du lieu de travail d’Abdelkarim situé dans les Berges du Lac et à sa sortie de l’établissement, il a été accosté en pleine rue et emmené par force au commissariat des lieux sans présentation de convocation officielle réclamée par mon fils et a été retenu pend ant 3 heures aux fins de renseignements et interrogatoires et il lui a été intimé l’ordre de ne pas faire de déclarations aux médias, ni activités politiques et l’ordre de « rester sage » et dans le cas contraire, il sera poursuivi en justice (justice s’il y’a). A cet effet, il leur a répondu qu’il tenait tout simplement à avoir son droit à l’expression tout en respectant la loi s’agissant toujours d’un droit constitutionnel à tous les citoyens et pas autrement. Pour le reste, je vous laisse le soin de deviner la suite (à chacun d’interpréter les choses à sa façon).

En conclusion, je dirais que de tels procédés ne reflètent pas le contenu initial du rapport précité. Par ailleurs, ces comportements insensés, immoraux et illégaux ne font guère honneur à ceux qui les pratiquent. Donc, un seul remède radical s’impose, c’est qu’il faut rectifier précisément le tir car tout ceci est incontestablement en violation de la convention des droits de l’homme.