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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

                                Porté au pouvoir par un violent putsch et après vingt ans de règne sans partage

                                  Idriss Deby Itno veut demeurer à la tête du Tchad     10a_764519358.jpg

Par Lyes Menacer

 Elu en 1996 lors du premier scrutin pluraliste au suffrage universel, le président Deby a été reconduit en 2006 pour un troisième mandat, grâce à une modification de la Constitution. L’opposition avait boycotté l’élection comme elle l’a également fait hier à l’occasion de la tenue de la présidentielle où Idriss Deby Itno s’est retrouvé seul dans la course, assuré ainsi de sa victoire à un processus électoral biaisé d’avance. Depuis son élection la première fois en 1996, Idriss Deby a commencé en fait d’agir comme un tyran, en muselant progressivement toute voix discordante.

A la veille de la présidentielle de 2011, le chef d’Etat tchadien sortant a mobilisé troupes et argent pour faire taire l’opposition qui avait dénoncé, depuis le début de la campagne électorale, une véritable «mascarade électorale». Samedi, au dernier jour de la campagne, les forces de sécurité sont intervenues à N’Djamena pour disperser un rassemblement des partisans des trois candidats de l’opposition alors que Deby était en train de tenir son dernier meeting dans un stade en présence d’au moins 20 000 personnes. Saleh Kebzabo, candidat de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR, 9 sièges à l’Assemblée nationale), Wadal Abdelkader Kamougué (URD, Union pour le renouveau et la démocratie, 7 sièges) et Ngarlejy Yorongar (FAR, Fédération action pour la République, 4 sièges) s’étaient vu interdire une campagne  d’information sur les raisons qui les ont poussés à appeler au boycott «sous prétexte que nous ne sommes pas candidats alors que nous avons suspendu [nos candidatures]», avait expliqué M. Kamougué, cité par l’AFP.

 

Un membre influent de l’UNDR a été, par ailleurs, arrêté à Pala, à l’ouest du pays, sur ordre du gouverneur local alors qu’il menait une campagne d’information pour le boycott de cette présidentielle controversée, a dénoncé dimanche M. Kebzabo. D’autres militants ont aussi fait l’objet d’arrestations arbitraires de la part des forces gouvernementales pour empêcher les opposants de faire parvenir leur appel au boycott aux électeurs tchadiens qui semblent plus que jamais désillusionnés par vingt ans de règne d’Idriss Deby Into, prédisposé à demeurer au pouvoir le plus longtemps possible. 

 

  

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