Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info: Médiation dans la crise libyenne -la France tente sa partition pour trouver une issue politque. Elle accueille une rencontre entre Fayez al-Sarraj, président du conseil libyen et Khalifa Haftar, commandant de l'armée libyenne//Emeutes à Moundou pour empêcher le transfert du Maire, Laokein Médard// Moundou- l'avocat de l'ancien Maire, harcélé et activement recherché //Affaire Laokein Médard- plusieurs partis politiques appellent dans un communiqué de presse à sa libération // L'interview de l'opposant tchadien, Saleh Kebzabo sur TV5 afrique reportée à lundi //

Géo-localisation

Publié par Mak

debyinternational.jpg

L’année 2011 commence mal pour le  Tchad qui risque bien visiblement de se plonger dans les jours qui suivent dans une inévitable crise politique et institutionnelle.

En effet, après la révocation de Ngarmajiel  Gami, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) par l’organe de surveillance électorale, suivi du ton autoritaire et martial d’Idriss Deby devant les acteurs politiques à l’occasion du nouvel an 2011, il faut s’attendre d’ores et déjà, à l’enlisement total du « monotoring » du processus électoral, issu  de l’accord politique  du 13 août 2007 entre le régime Deby  et la CPDC .

Selon la déclaration faite par Idriss Deby en ces termes : « Aucun organe, aucune institution, n'a le droit de remettre en cause l'indépendance de la Céni au risque de violer l'accord du 13 Août 2007»

A contrario, Saleh Kebzabo,porte-parole adjoint de la CPDC, lui rétorque : «Nous n'avons pas remis en cause l'indépendance de la Céni. Nous, nous avons démis le président de ses fonctions».

Il faut rappeler  que le limogeage de Ngarmajiel Gami, résulte du fait qu’il a été pris la main dans le sac entrain  d’opérer  une manipulation  frauduleuse en faveur du Mouvement Patriotique pour le Salut (MPS) , parti  au pouvoir de Deby, dénoncée par l’opposition démocratique tchadienne qui entrevoyait en cela,  la mise en place d’un processus de mascarade électorale.

Si de l’avis d’Idriss Deby, aucun organe et aucune institution n’a le droit de remettre en cause l’indépendance de la CENI, cela veut dire que celle-ci n’émane d’aucun consensus politique.

C’est pourquoi, les observateurs prévenus du  contexte politique tchadien, prévoient dans le paysage politique une cristallisation des positions qui conduirait le Tchad vers un boycott d’élection présidentielle par l’opposition démocratique qui se mobilise à cet effet.

 

A suivre……………

Makaila Nguebla