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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Le système sanitaire du Tchad est nul et quasi-inexistant. Les soins se ressemblent aux ceux du premier secours ; plaies et blessures légères.

 

Nos hôpitaux manquent cruellement des médecins qualifiés et spécialistes. Il n’y a  presque pas des appareils des contrôles et d’analyses, les quelques rares sont désuets ou datent des années 60. Imaginez, dans tout le pays, il n’y a pas un seul scanner. L’Etat construit des structures sanitaires à cout des milliards mais sans propres soins sanitaires. Les bâtiments seuls ne suffisent à rien. Ça prendra 10 ans et plus pour former un médecin mais on peut construire un bâtiment seulement en quelques mois. Au tant avoir des cases avec un personnel qualifié et des bons équipements de contrôle que des belles bâtisses avec personnel non qualifié et incompétent. Il n’y a même pas un contrôle d’efficacité des services offerts. Avec tous les investissements que l’Etat fait, notre système de santé va de pire en pire. Nos infirmiers de l’époque étaient mille fois mieux que nos médecins actuels.

 

Chacun de nous est malade ou a un parent ou ami souffre d’une maladie quelconque.  Nos communs diagnostics par défaut dans toutes les cliniques privées et hôpitaux ; sont le paludisme, la typhoïde ou l’appendicite si on a un mal au ventre. Dans certains cas des personnes opérées suite à des faut diagnostics finissent à succomber.

C’était le cas d’un des mes chers cousins, décédé après être opéré sur faut diagnostic d’appendicite a l’hôpital général de référence nationale.

Le défunt (que la paix soit avec lui) avait eu seulement un mal de ventre et avait décidé d’aller à l’hôpital. Arrivée à l’hôpital le médecin lui avait dit qu’il souffrait d’une appendicite et devait se faire opérer urgemment. Ainsi il avait été opéré et décédé par la suite après quelques jours car le médecin s’était rendu compte que c’était autre chose. Le comble était que la suture de l’opération était mal faite et y avait eu une infection interne qui causa la mort. Imaginez des tels cas existent seulement qu’au pays de Toumai. Une vie pour rien même si nos jours sont écrits d’avance et sont entre les mains de Dieu. Et on dit Allah qui fait comme on blâme Allah pour nos stupidités.

Ailleurs un tel médecin serait poursuivi et radié complètement de sa fonction.

L’impunité au Tchad n’est pas seulement avec les intouchables du régime mais elle existe  partout sous différentes formes.   

C’est un exemple parmi tant d’autres, chacun de nous a eu un parent ou ami ou connaissant décédé dans des circonstances mystérieuses dans une clinique privée ou dans un des hôpitaux et nous gardons un silence complice. Il y avait eu des cas très alarmants dans certaines cliniques ou les personnes meurent comme des mouches mais personne ne dit mot. Imaginez, 2 sur 3 femmes meurent suite à un accouchement dans ces cliniques ou hôpitaux. Dans la plupart de cas, soit la mère rentre chez elle sans enfant ou les deux finissent à Lamadji, Walia ou Farcha. C’est un désastre sanitaire.

Des milliers de personnes diagnostiquées avec certaines maladies au Tchad, finissent avoir une autre maladie une fois aller à l’étranger, bien sure ceux se permettent d’aller se soigner ailleurs. Tandis que les autres tchadiens sont à la merci des cliniques de la capitale et hôpitaux. Alors comment allons-nous avoir confiance à notre système de santé ?

 

L’Etat est incapable d’offrir un minimum de service de santé à ses citoyens. C’est ce que les anglais appellent « failed state »

 

Aujourd’hui, nous sommes un peuple sans un minimum vital :

-          sans une bonne éducation

-          sans minimum de couverture sanitaire

-          sans eau, ni électricité

-          sans nourriture et habitat ; avec la cherté de la vie, nos salaires ne nous permettent pas de vivre décemment.

-          toute la richesse est entre les mains d’un seul groupe qui représente moins de 0.01% de la population (le clan Itno).

 

Cette souffrance ne suffit-elle pas à la population tchadienne de se soulever contre le régime de Deby, au moment ou les peuples arabes ont bravés les dictatures les plus sanglantes du siècle.

Savez-vous que les Libyens sont parmi les peuples qui vivent mieux au monde ? Chaque famille libyenne droit a un logement gratuit, éducation gratuite, couverture sanitaire gratuite, nourriture et véhicule subventionnés par l’Etat et plus une assistance financière mensuelle. Malgré cela, ils s’étaient soulevés comme un seul homme pour chasser le dictateur Kadhafi, alors le tribalisme est plus complexe que le Tchad. Les syriens sont entrains de braver le régime d’Assad depuis 10 mois, les Tunisiens, Egyptiens et Yéménites sont entrain savourés leurs changements.

Pourquoi avons-nous peur de se soulever ? Etes-nous des peureux ou des lâches? Pour combien de temps acceptions-nous de vivre dans ces conditions humiliantes?

Le changement se mérite et ne tombe guère du ciel. Il n’y a pas de changement sans sacrifice. Nous allons mourir un jour dans tout le cas et au lieu de l’être à petit feu vaut mieux de mourir avec honneur et dignité comme fut le tunisien Mohamed Bozizi, héros de la révolution, au moins la génération future se souviendra de nous. 

 

Ce régime n’est plus bénéfique pour aucune ethnie ou aucune personne à long terme, même pas pour les propres enfants de Deby s’ils sont vraiment visionnaires. Il faut avoir comment les enfants de Kadhafi et Saddam Hussein ont finis. Ne pensez-vous pas que vous-serez différents d’eux.

Déjà fragilisé avec ses déplacements perpétuels qui coutent des centaines de millions aux contribuables tchadiens, le président Deby se tremble et n’arrive plus à dormir.

Wallahi, ma grande mère pourra mieux gouverner qu’Idriss Deby, au moins elle ne nous laissera pas affamer.

 

Alors ayons-nous le courage de marquer l’histoire d’un changement au début de l’année 2012?

 

Yalla Nougoumou Noutourdou Deby