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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Premier ministre,
Youssouf Saleh Abbas

Gouvernement

Le Premier ministre aux abonnés absents

Tel un bateau  ivre, en pleine mer sans capitaine à bord, le gouvernement de Youssouf Saleh Abbas prend  l’eau de partout.

Dans l’une de nos  parutions, faisant le bilan désastreux du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas, nous lui avons suggéré de démissionner pour donner la chance à notre pays de continuer l’amorce de son développement.

Au lieu de considérer  cette suggestion comme une alerte salutaire et ainsi réajuster ses actions, nous avons eu droit à une attaque en règle de la part du locataire de la primature qui n’a lésiné sur aucun  moyen  administratif et judiciaire  pour anéantir à jamais votre journal.


Le  dernier  en date a été la convocation sans  objet du  Rédacteur en chef du journal par le ministère de la Justice le 18 février 2010.

 Aujourd’hui, face à la dure réalité, le constat est implacable et incontestable : la République n’a plus de gouvernement et  nos prédictions somme toute réalistes se trouvent dépassées par l’ampleur de la catastrophe.

Pour preuve, trois ministres mis en accusation par la représentation Nationale, se trouvent en instance de jugement devant la Haute Cour de Justice ; un autre ministre démis de ses fonctions pour avoir autorisé l’abattage des arbres ; la non tenue des Conseils de  Cabinet et des Conseils des ministres depuis décembre ; la paralysie du système éducatif suite aux grèves des étudiants et des enseignants.

Tous ces faits mis bout à bout  illustrent de manière irréfutable l’incapacité du Chef du gouvernement à insuffler à son équipe une dynamique crédible et attrayante en vue de traduire dans les faits le programme politique du Chef de l’Etat qu’il s’est engagé devant l’Assemblée nationale  à mettre en œuvre .


 Au moment où sévit une suspicion exécrable, un jeu de massacre où chacun épie l’autre dans le seul dessein de le voir « exécuté »  au sein de ce qui reste de l’équipe gouvernementale, le Premier ministre se devait d’administrer à ces maux qui minent le bon fonctionnement de l’appareil gouvernemental des remèdes de cheval.

Force est malheureusement de constater qu’il se réfugie dans un silence paralysant donnant ainsi l’impression de vivre dans une tour d’ivoire.

Faut-il le rappeler, dans un système semi-présidentiel comme le nôtre, le Premier  ministre doit toujours être à la manette pour donner une lisibilité à la conduite de son action ; en un mot, il doit être en symbiose et au contact au quotidien de ses concitoyens en vue d’expliquer les choix politiques opérés par son gouvernement.

Une autre illustration de son échec : au moment où notre pays se prépare à organiser les prochaines échéances électorales  qualifiées de décisives pour l’avenir démocratique de notre pays, le Chef du gouvernement n’est pas parvenu à convaincre les partenaires internationaux de l’importance de ces scrutins décisifs pour amener ceux-ci à donner un coup de pouce financier à ce processus.

Tout compte fait,  l’on a l’impression que Youssouf Saleh Abbas travaille  beaucoup plus sa communication en termes d’image  qu’il ne s’occupe de la galère quotidienne du citoyen lambda.

Ainsi, l’on se demande si YSA était réellement l’homme providentiel dont la nomination avait suscité tant d’espoir ?

Avec l’accord du 13 août 2007 qui est censé garantir la transparence des élections et la normalisation attendue des relations avec le Soudan,  la priorité du gouvernement devrait être l’amélioration sensible des conditions de vie de la population afin d’éviter le front social en gestation.

Faute pour l’actuel locataire de la Primature de prendre conscience de cet état de fait, le Chef de l’Etat se doit de mettre un terme à cette léthargie préjudiciable au développement du pays.


Eric Topona



 



 


Eric Topona