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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Bouba, oyé ! Houl., oyé ! Paul, oyé ! Avec ta mise au point, tout est clair dans mon esprit : c’est parce que Saleh Kebzabo n’a pas partagé avec vous les fruits récoltés de la manière dont il a ovationné le MPS à Bongor vous l’en voulez au point de tout manigancer contre sa vie ! Le débat commence à lasser ! Quand on publie un écrit, il est normal que des gens réagissent, non ? Parce qu’on écrit pour les autres et non pour soi. Sinon, arrêtons de diffuser nos opinions. Ou adressons-les de façon rivée à qui de droit. Quand les opinions des autres nous dérangent, reconnaissons la grandeur de leur esprit. Si nous ne sommes plus à la hauteur du débat, rangeons nos plumes, outillons-nous autrement avant de revenir. Cela s’appelle être humble d’esprit. Donc, tirer le niveau du débat vers le haut doit être le souci premier de tout acteur qui accepte de s’exprimer publiquement.

 

En plus, le conditionnel dans un écrit ne doit nullement surprendre. S. GONG-NON MOUNDOU Honoré en signifierait qu’il ne tient pas son information d’une source non certaine. Alors pourquoi s’offusquer de son utilisation ? Bouba Houl. Paul, vérifions l’information pour la confirmer ou l’infirmer. C’est pourquoi j’utilise le conditionnel en disant que j’ai ouï dire Me Padaré aurait menacé d’exproprier le vieux GONG-NON MOUNDOU une fois ses partisans installés à la mairie de Léré. Tu utilises aussi le conditionnel sans être surpris !

 

Mais, je sais que suite aux évènements de février 2008, Saleh Kebzabo est revenu au pays après la formation du gouvernement pour, m’a-t-il dit, ne pas être consulté. Ne pas entrer au gouvernement. Quelques mois après, les rumeurs ont bruissé sur sa nomination en tant que premier ministre. Peu de jours auparavant, il a été reçu par le Président de la République à Am Djarass. Là encore, je suis allé lui poser la question pour en savoir davantage. Il m’a dit qu’il n’a jamais été question qu’il dirige un gouvernement sous ce régime.

 

Par ailleurs, il y a des choses curieuses dans ton écrit, Bouba Houl. Paul : tu abrèges Houl. ! Celui qui parle le Moundang, peut faire des suppositions à partir de cette abréviation Houl. : est-ce bien Houlchinné, Houlbéré, Houldjonbé…, un de ces noms qui font la fierté, reflètent l’identité plus Paul et Bouba ? Hélas, Bouba Houl. Paul, tu souhaites te cacher sous un masque pour participer à un important débat ! Imite S. GONG-NON MOUNDOU Honoré et tu donneras plus de sens à ta lutte. En procédant ainsi, en te cachant, je veux dire, je n’abuse pas en soutenant que tu n’as pas du tout aidé Me Padaré : beaucoup de gens lui attribuent ton papier. Pour le niveau du français, n’en disons pas plus. D’ailleurs, cet écrit ressemble fort bien à une conclusion digne d’un avocat. Passer du barreau à la politique y’a-t-il un pas que ne peut franchir n’importe qui ?

 

Pour certains, Saleh Kebzabo a dit, à Bongor, « Idriss Déby oyé ! » Pour Bouba Houl. Paul, il a scandé « MPS, oyé ! ». Là, je ne me retrouve plus : Bouba Houl. Paul confond-il Idriss Déby au MPS ? Si oui, quel jugement grave ! Tout opposant qui a pactisé avec le pouvoir ne doit-il plus s’exprimer autrement qu’en consommant la pensée unique ? Que fait-on du contexte de la démocratie ? N’est-il pas de l’intérêt d’un citoyen de refuser ce qu’il estime mal pour son peuple ? On voit bien la raison pour laquelle les militants du MPS endurent honte et humiliation, quotidiennement, sans lever le petit doigt. On comprend aussi mieux pourquoi certains ministres ne respectent pas le Premier ministre.

 

Au Sénégal, le second tour de la présidentielle opposera Abdoulaye Wade à Macky Sall. Macky Sall a milité au Parti Démocratique Sénégalais. Il a occupé d’importantes fonctions sous la présidence d’Abdoulaye, dont celle de Ministre d’État, de Premier ministre et de Président de l’Assemblée nationale. Macky Sall a conduit la campagne pour la réélection d’Abdoulaye Wade en 2007. Pendant la campagne de la présidentielle de 2007, il a certainement utilisé cent slogans pour permettre à Abdoulaye Wade de gagner la confiance des Sénégalais.

 

Il faut aussi savoir distinguer un altruiste d’un homme politique. Kebzabo n’a jamais eu la possibilité de construire Léré. C’est bien le pouvoir qui devait construire Léré. Mais, il s’est détourné, préférant utiliser l’argent pour acheter massivement des armes. Des armes qui ont servi d’autres personnes. Que Saleh Kebzabo scelle son forage en son absence n’est que normal : il s’agit d’un bien privé. On aurait décrié ce comportement s’il s’était approprié d’un bien public ou s’il avait interdit son utilisation à la population de Léré. Dans le blog de Makaïla, on a tous lu l’histoire de détournement de 250.000.000 F CFA d’un ministre à travers sa femme rwandaise. Les Tchadiens attendent de connaître la suite ou la réaction de l’intéressé. Puis, le journal Abba Garde, dans sa parution N° 004 du 31 janvier 2012, sous la rubrique POLITIQUE écrivait ceci : « l’épouse du défunt chef du village Matta-Léré assassiné par sa population, est devenue une véritable vache à lait pour les grandes vautours de la République. » Bouba Houl. Paul, le journal indiquait que sa tentive de rencontrer cette veuve s’est heurtée à des menaces provenant d’un niveau insoupçonné ! Pourquoi des gens épris de justice menacent-ils un journal qui veut justement dire la vérité ? Alors Bouba Houl. Paul, peux-tu lire cet article pour nous donner le nom du ministre impliqué dans cette affaire d’exploitation du malheur de cette veuve ?

 

En attendant, cette vision nous ramène bien à une des questions de Haroun HP : « qu’est-ce que Saleh Kebzabo a fait pour Léré ? » Député à l’Assemblée nationale, la constitution dit qu’il représente la nation toute entière. On ne peut que l’interpeler sur l’exercice du pouvoir législatif. Là dessus, les Tchadiens l’entendent bien car il participe activement pendant les sessions de l’Assemblée nationale. Mais, pour ses opinions dans l’exercice de ses fonctions, il se retrouve dans le viseur du pouvoir et de ses sbires !

 

Saleh Kebzabo, homme politique, concourt à la conquête du pouvoir par les urnes. C’est au pied du mur qu’on reconnaît le maçon, dit-on. On le jurera mieux quand il sera aux mannettes. Mais, il n’a jamais été maire de Léré pour construire Léré. C’est bien aux maires successifs de Léré qu’il faut demander ce qu’ils ont fait chacun pour Léré. Sinon, là encore, on s’évertue à tirer le débat vers le bas. Tout concurrent sensé doit plutôt s’attarder sur le programme politique de son parti, l’UNDR. Il doit plutôt nous dire si ce programme répond ou non aux aspirations des Tchadiens. Avec cet esprit, on ne focalisera plus le débat sur Léré. Car elle n’est pas la seule ville natale d’un opposant tchadien, ni la seule localité à développer. L’UNDR a un programme politique pour tout le Tchad. Mais, la majorité de nos frères du pouvoir sont ce qu’ils sont : s’attarder sur la personnalité des opposants plus que sur ce qu’ils proposent aux Tchadiens !

 

Dans ton écrit qui a suscité la réaction de GONG-NON MOUNDOU Honoré, tu évoquais la démolition d’une maison d’une vieille dame par Saleh Kebzabo. Pourtant, dans sa parution ci-dessus citée, sous sa rubrique « Droits de l’Homme », le journal Abba Garde titrait : « Espaces déguerpis, un moyen pour favoriser un clan ». Emelie Nyanké écrivait « … Du nord au sud, de l’est à l’ouest, l’on assiste ces dernières années à de véritables scènes de déguerpissement qui offusquent la population N’Djaménoise. A la place des édifices publics qu’on prétendait construire, on retrouve des parcs d’achat des véhicules et des voitures. A certains endroits, les stations de carburants poussent comme des champignons. Ces commerces installés manu-militari, appartiennent à 90% aux « dignitaires » du régime. »

 

Voici ce que tout défenseur de droits de l’homme devait dénoncer et contribuer à faire en sorte que justice soit faite.

 

Bouba Houl. Paul, tu adores révéler des choses pour la gouverne des autres. Tu poses des questions sans répondre à celles de des autres. Mais, tu sais rendre à César ce qui est à César. C’est bien d’avoir dit que Me Padaré prend de l’argent chez une tierce personne pour les réalisations que vous lui a attribués la paternité. Mais de qui reçoit-il cet argent ? Je crains que l’envoyeur ne s’insurge contre Me Padaré pour cette confusion qu’on crée autour de ces réalisations.

 

Ici, on confond beaucoup de choses. On nous dit qu’il y a un ministère des infrastructures qui a, entre autres missions, la mise en œuvre de l’ensemble des infrastructures de l’État. On nous parle aussi des projets présidentiels ! Le président de la République, avec ce démembrement, satisfait des localités dans le souci de s’y faire des voix. Il recueille alors mille mercis pour un château qui fournira de l’eau le temps d’un feu de paille. Ou pour une route bitumée qui se dégradera totalement au bout de deux ans. Ou pour un hôpital qui ne répondra jamais aux attentes des populations. Un hôpital qui exacerbera le malheur des populations parce que plombé entre les mains des novices. Ou pour une école qui restera fermée par les enseignants manquent. Il y a les autres ministères concernés par le développement. A tout cela, s’ajoutent les projets et programmes étatiques. On les contourne pour donner des masses d’argent à des individus pour des actions de développement ! Que font les ministères de l’éducation nationale, de l’eau et autres ?

 

Ce n’est pas seulement le père de Saleh qui fut kaïgama dans l’arbre généalogique de cette famille. En effet, son grand-père (Gonli) et son arrière-grand-père (Payangdang) le furent aussi, en s’étant illustrés dans des guerres pour la défense des intérêts des Moundang. Autrement, ils ont défendu les Moundang au prix de leurs vies. Pour le père de Saleh, le combat fut d’une autre nature : la restauration de la dignité des Moundang bafouée à travers des Moundang bien connus. Il fut persécuté. Sanhoulba le contraignit à l’exil. Dans ce combat, il eut comme camarade d’armes son cousin Inéné. Inéné le grand-père d’Eugénie, une des épouses de Me Padaré. Kebzabo, kaïgama, et Inéné, Wadjiri, furent les piliers du règne de feu Gong Daba, le père de l’actuel Gong, le beau-père de Me Padaré. Le règne de Gong Daba, on ne s’en enorgueillira jamais assez, fit la fierté de tous les Moundang. Une lignée des défenseurs des défenseurs du peuple Moundang. N’en déplaise à Bouba Houl. Paul. Dans la famille, personne n’admettra que Saleh Kebzabo détruise ce que son père a construit au prix de sa vie. Mme Jeanne Kebzabo, petite sœur de la première femme du Gong, confirme que son mari a bel et bien été approché par le Gong qui a voulu le nommer kaïgama. Une lignée de défenseurs du peuple Moundang.

 

Persécuté, Saleh Kebzabo fit appel à Me Padaré pour le défendre devant la justice. Un seul dossier n’a jamais abouti ! Me Padaré préféra s’allier au pouvoir. On respecte son choix. Mais, qu’il n’orchestre pas de cabale contre Saleh Kebzabo. Qu’il le laisse se battre conformément à la constitution.  

 

Pour finir, je laisse Bouba Houl. Paul et sa clic digérer ceci, un discours de Martin Luther KING :

 

« Nous sommes ici ­[…] pour dire à ceux qui nous ont maltraités depuis si longtemps que nous sommes fatigués ­[…] de subir la ségrégation et d’être humiliés, […] d’être foulés par l’oppression ­[…]. L’une des plus grandes gloires de la démocratie est le droit de protester ­[…] Si vous protestez courageusement, avec dignité et amour ­[…], quand les livres d’histoire seront écrits dans les générations futures, les historiens s’arrêteront et diront : « Là vivait un grand peuple, ­[…], qui fit couler un sens nouveau et une dignité dans les veines de la civilisation. »