Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Alerte Info: Tchad: le Premier ministre français, Jean Castex attendu à Ndjaména, l'opposition et la société civile lésées // Urgent- Le député Saleh Kebzabo- dans une lettre adressée Djimet Arabi, ministre la Justice demande au Président de l'Assemblée nationale, Haroun Kabadi d'écouter le député Saleh Kebzabo pour des propos tenus lors d'une tournée politique. Cette démarche est suspecte à 4 mois de la présidentielle// Tchad- le plafond de verre et la morte certaine de la méritocratie dans l'administration publique et privée pose problème aux cadres compétents (lire notre réflexion en page centrale)//Election présidentielle 2021 au Tchad: plusieurs milliards détournés par les responsables de la CENI //

Archives

Publié par Mak

délégationsoudanaiseUne délégation soudanaise conduite par le Dr Ghazi Salahadine, conseiller Spécial du Président soudanais Oumar Hassan El-Béchir en charge de la crise du Darfour, a été reçue en audience par Idriss Deby le 08 janvier à Ndjaména dans le cadre de normalisation des relations tumultueuses et incestueuses entre les deux Etats qui s’accusent réciproquement de déstabilisation par groupes armés interposés.

Mais au sortir du palais présidentiel, cette délégation semble visiblement vexée par l’attitude des autorités tchadiennes qui ont été discourtoises à leur égard.

Prenons pour exemple les propos tenus par le ministre tchadien des affaires étrangères M .Moussa Faki Mahamat qui dit : «  nous sommes disposés à faire la paix avec le Soudan mais à condition qu’il cesse tout soutien aux mercenaires tchadiens se trouvant sur son sol. »

Il en est de même pour le chef de l’Etat tchadien Idriss Deby, qui ajoute : «  c’est au Soudan de jouer franc  jeu et montrer sa bonne volonté. »

Au regard de ces déclaration des hautes voix des autorités tchadiennes, on peut interpréter à juste titre que si  elles ne se reprochent de rien dans le conflit actuel et notamment leurs appuis financiers, matériels et militaires aux groupes rebelles du Darfour, massivement actifs à partir du Tchad.

Oumar Hassan El-Béchir et Idriss Deby doivent une fois encore se rencontrer le 14 janvier au Qatar pour finaliser leur accord de normalisation de relations diplomatiques et politiques.

Mais d’ici là, attendons le retour à Khartoum de la délégation soudanaise qui apprécie  elle-même les comportements discourtois de Ndjaména et rendra compte à sa hiérarchie.

Tant que les officiels tchadiens ne modèrent leur langage  et  ne développent  une technique de communication rassurante, la paix s’éloignera toujours dans la sous-région.

Entre le Tchad et le Soudan, est –ce que c’est demain la paix ?

Makaila Nguebla