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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

DEBYITNO.jpgDans la lettre adressée au ministre de l’intérieur tchadien Monsieur Ahmat Mahamat Bachir, Reporters Sans Frontières (RSF) demande des explications quant à sa déclaration concernant la présence d’Innocent Ebodé sur le sol camerounais. « En affirmant à Radio France Internationale (RFI) et à l’Agence France-Presse (AFP) que le journaliste se trouve désormais à Kousséri, au Cameroun, vous semblez indiquer que vos services sont impliqués dans cet "enlèvement" » précise la lettre ouverte de RSF.Informations recueillies par Lucie Umukundwa, pour le site de la Voix.

 
« Si tel est le cas, nous vous demandons de bien vouloir fournir au plus vite des explications sur les motifs de cette arrestation et de cette expulsion », ajoute la lettre de la même organisation. RSF rappelle que l’avocat du directeur de publication du journal la Voix ainsi que sa famille sont toujours sans nouvelles. Elle appelle au ministre de l’intérieur de donner publiquement des informations plus précises sur le sort de M. Ebodé.
 
Le 20 décembre, à 10 heures du matin, trois hommes en civil à bord d’une voiture rouge banalisée de marque Toyota se sont arrêtés devant le domicile d’Innocent Ebodé. L’un d’entre eux est sorti du véhicule, s’est approché du journaliste, et l’a tiré de force à l’intérieur de la voiture, sans préciser ni son identité ni le motif de cette intervention. L’entourage d’Innocent Ebodé n’a pas reçu de ses nouvelles depuis.
 
Avant de rentrer pour la deuxième fois au Tchad, le 14 octobre, Innocent Ebodé avait été expulsé par les autorités tchadiennes. Le motif avancé par ces dernières « séjour irrégulier sur le sol tchadien ». Les organisations de la défense des droits des journalistes, en l’occurrence RSF, avait dénoncé cette expulsion qu’elles qualifiaient d’illégale.
 
Le 3 décembre le tribunal de première instance de N’Djamena avait ordonné la saisie de toutes les publications du journal la Voix. Le juge était motivé en premier lieu par l’absence du directeur de publication. Un prétexte qui ne tient pas puisque Innocent Ebodé en est un. A moins que les autorités tchadiennes ne viseraient à la fermeture définitive du journal comme le pensent plusieurs analystes.
 
Lucie Umukundwa

La Voix