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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

AbdelmananekhatabAbdelmanane Khatab

On peut sans risque de se tromper affirmer que, la délégation conduite par le « médiateur national »accompagné de quelques psittaciformes ont brillés par leurs incapacités de convaincre les politico-armées, lors leur prise de contact à Khartoum. Pourtant ils pouvaient bel et bien proposer leurs bons offices pour les amener à dialoguer et à se comprendre, ils ne l’ont pas fait. Même quand les choses sont allées de mal en pire.

Pour la délégation de Ndjamena tout est joué d’avance avec les soudanais, venir avec un avion spécial acheminé les colis c'est-à-dire les chefs rebelles.

Rappelons aussi, qu’en 1992, plusieurs opposants tchadiens dont feu Goukouni Guet, et quelques compatriotes anonymes, ont été livrés au régime d’Idriss Deby par la complicité du Nigéria. Or, aujourd’hui, le contexte a changé, toute extradition extraordinaire, fait l’objet des vives protestations dans les rangs des organisations des droits de l’homme qui surveillent de prés les pratiques des pouvoirs d’exception et autoritaires.

C’est pourquoi, nous osons croire que les méthodes policières et barbares ne sont plus à l’ordre du jour et les auteurs seront bien traqués et châtiés au cas où ils nourrissent des intentions obscures visant à éliminer physiquement les opposants à leurs régimes.

Pour leaders Politico-militaires, le message est, on ne peut plus, clair, pas de négociation sans l’aval des la communauté internationale ou bien sous l’égide de l’union africaine. D’abord, il faut reconnaitre que les chefs politico-militaires, sont aujourd'hui en face d’une triste réalité et un constat amer auquel, ils nous ont malheureusement amenés, dont la seule responsabilité leur incombe tous.

Ils sont actuellement en face d’une réelle histoire politique de notre pays, le choix est clair : soit de serrer la main du diable, ou bien chasser le diable.

D’abord, négocier suppose un minimum de confiance réciproque, de bonnes dispositions de part et d’autre pour faire avancer les choses, le respect de la parole donnée. Or si l’on examine les péripéties de la crise tchadienne depuis son avènement au pouvoir du  régime MPS, il n’est pas difficile de tirer des conclusions très claires et alarmantes pour tout processus fondé sur le dialogue : Aux membres de  la délégation du gouvernement, qu’ils savent pertinemment que leur mandateur n’a jamais tenu ses engagements depuis très longtemps ; il a pris l’habitude de piétiner sans vergogne ce qu’il a promis ou de changer carrément les règles à sa convenance à tout moment. S’il avait voulu faire avancer les choses au Tchad, il aurait « plié bagage » comme le stipulait la Constitution. Or, il a, comme à son habitude, manipulé la Constitution et organisé une gigantesque fraude pour se maintenir au pouvoir. Comment peut-on alors faire confiance à cet homme et à ses alliés ?

Par ailleurs, il ne donne aucun gage de bonne volonté qui pourrait laisser penser qu’il veut entamer de sérieuses discussions avec ses adversaires politiques pour le bien être du Tchad et de son peuple. Il ne nous paraît pas déraisonnable que l’opposition exige, comme préalable à toutes négociations et des gages de bonne volonté, la question de la constitution, la libération sans aucune condition de tous les détenus politiques. L’opposition doit également exiger la sécurité pour ses dirigeants et l’ensemble de la population, leur liberté de circulation et d’expression sur toute l’étendue du territoire. Le droit de se réunir et de manifester nous paraît également essentiel dans les préalables. L’accès aux medias publics devrait également être garanti. Comment peut-on négocier les conditions de l’instauration de la démocratie sans que les leaders politiques n’aient la possibilité d’aller expliquer leurs points de vue au peuple souverain ou ne puissent simplement circuler en sécurité.

Enfin, négocier exige la présence d’un arbitre ou comme on dit maintenant, un facilitateur impartial. Ce qui s’est passé récemment aux accords rend caduc certaines solutions. En effet, la Libye qui a toujours pris faits et causes pour la dictature Tchadienne est disqualifiée à nos yeux. Vous êtes sans ignorer que nos ex-camarades qui ont choisi de regagner « l’égalité »n’ont pas caché leurs amertumes ces deniers jours, concernant le non respect de leurs conditions, et l’absence de leurs participation à la gestion des affaires publiques au sein de l’institution, conformément à l’esprit et à la lettre des mêmes accords. D’où ils dénoncent  les manœuvres dilatoires de la partie gouvernementale qui prend plaisir à les flouer.

En conclusion, comme on l’a déjà noté, dans l’état actuel des choses, il nous paraît suicidaire de suggérer des négociations avec la dictature. Les conditions préalables proposées dans cette contribution confiance réciproque, respect de la parole donnée, respect des lois notamment la loi Fondamentale, la révision de la constitution, la libération sans condition des détenus politiques, la sécurité, les libertés pour tous, la représentativité effective des différents partis, etc. nous semblent indispensables pour la mise à jour d’une procédure sérieuse de négociations.


C’est la raison pour laquelle, pour le moment, la résistance Nationale rejette le projet de nouvelles négociations avec ce régime et propose un retour aux fondamentaux de la lutte politique et armée.

Abdelmanane Khatab