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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Ainsi donc, Il n’y a pas de paix sans unité. Mais de quelle unité s’agit-il ? Pas celle qui ignore les différences ou les nivelle. L’unité qui fonde la paix n’est pas uniformité mais unité dans le respect de nos différences ethniques, religieuses et même de nos convictions politiques. L’interprétation de la différence en terme d’inégalité, « tu es différent donc tu es inférieur », a soutenu les idéologies oppressives et sanglantes comme le racisme, l’esclavagisme, le colonialisme, le nazisme, le fanatisme, le fondamentalisme et toutes les formes d’ethnicisme et de nationalisme excessif. Ne l’oublions jamais, c’est ici à N’Djamena qu’un professeur de géographie a été mortellement poignardé par l’un de ses élèves pour avoir dit textuellement ce qui est écrit dans le livre d’histoire : « Telle ethnie du Tchad considère telle autre comme esclave ». Cela veut dire que pour bâtir l’unité véritable et construire la paix, il ne suffit seulement de l’enseigner dans les écoles ; il ne suffit pas de faire la paix des braves ; il faut aussi et surtout trois choses :

a. D’abord interpréter nos différences ethniques régionales comme autant de richesses et surtout comme une complémentarité et donc une force et une qualité supérieure.

b. Bâtir une paix véritable suppose ensuite qu’au préalable, au niveau de l’ethnie et du village, nous soyons capables de faire mémoire de notre histoire propre pour identifier et nommer ce qui nous divise, non pas pour oublier, mais pour dire : « Plus jamais ça ! ».

c. Enfin, construire la paix et l’unité véritables requièrent comme exigence essentielle et incontournable, une politique d’intégration nationale qui rende visibles nos diversités ethniques et régionales dans la fonction publique et les structures de l’Etat.

Source:  atrone1.org