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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Au sort  des prisonniers d’opinions et politiques, déjà inquiétant au Tchad, s’ajoute désormais, celui de  des combattants faits prisonniers lors des violents affrontements de mai dernier, qui risque bien d’ être laissé pour compte sans être  au cœur des préoccupations, aussi bien du côté de l’Union des Forces de la Résistance (UFR), qui ne dispose d’aucune structure de suivi pour mettre la pression sur les autorités tchadiennes, encore moins  celui  des organisations de la société civile, qui sont peu soucieuses sur  la question du  droit humanitaire international.


En effet, selon nos informations, recueillies auprès de sources indépendantes à Ndjaména, la situation des combattants faits prisonniers, est plus que jamais lamentable et alarmante.


Nos différentes  sources, témoignent que  le CICR, en charge de la protection et du respect des droits des prisonniers  de guerre  à l’aide de la  Convention de Genève , seul outil international de référence,  aurait été permis une seule fois  de visiter les locaux où  ont été détenus les combattants de l’UFR,  et date depuis le début  le mois de mai à nos jours ; aucun structure humanitaire n’a pu y accéder à eux.

 
Aujourd’hui,  les autorités auraient simplement pris des résolutions empêchant toute démarche des organisations humanitaires, visant à rendre visite ou à s’en enquérir des nouvelles de ces combattants faits prisonniers.


Comme, nous le  confie, notre interlocuteur, depuis Ndjaména : « à l’heure actuelle, nul n’est à mesure de savoir   exactement où se trouvent ces prisonniers. Tout ce que nous savons, ce que les plus jeunes (les enfants mineurs), ont été remis à l’Unicef, mais pour le reste, personne n’est à mesure d’établir avec certitude la moindre  information sur leur sort. »


Devant une telle situation, il y a lieu de se demander si l’Etat tchadien est bel et bien respectueux ou non de la Convention de Genève adoptée, le 12 août 1949. Là est la question.


Notre blog, qui s'intéresse sur la question du respect des droits humains et du droit humanitaire international, interpelle aussi bien la direction politique de l'UFR que les organisations locales de défense des droits de l'homme sur leur responsabilité respective. 


Makaila Nguebla