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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak


Après leur retour des combats d’Am-dam, de mai dernier, un neveu et deux autres cousins,  dont un sous-lieutenant et deux lieutenants appartenant à l’armée tchadienne et  travaillant à la direction de transmission militaire,  m’ont appelé  de leurs postes de travail, afin de me donner de leurs nouvelles et celles de la famille, depuis lors, ils ont été suspendus et leurs soldes complètement gelées.

Cela fait donc, six (6),mois, qu’ils n’ont pas repris leurs fonctions au sein de l’armée, et ont été dépossédés de leurs armes. Ils sont tenus de marquer leurs présences régulières  dans les casernes  et repartir à la maison, sans qu’une réponse ne leur soit donnée.


Au départ, nous n’avons pas opté pour médiatiser cette affaire, étant donné, que nous croyons à un dénouement assez rapide de la question, mais au fur du temps,  nous  remarquons un mauvais traitement et  une mauvaise  volonté notoire,des autorités qui cherchent à les neutraliser et les blâmer.


Ces trois  officiers, tous jeunes âgés entre 25 à 28 ans, sont mariés et pères de familles au Tchad. Plus, on serre l’étau sur eux, plus on rend difficile la vie de leurs épouses et enfants.

Nul ne peut admettre que son salaire soit cristallisé pour le simple fait d’avoir appelé et donné des nouvelles à un proche, exilé à l’étranger.


Les sociologues définissent la famille, comme étant la cellule ou l’élément constitutif de tout être vivant, lié par le sang. Ce qui suppose également l’amour, le rapprochement et  l’affection, lesquels englobent la notion des  liens sociaux profonds.


Or, dans ce cas de figure au Tchad, il est autorisé à certains de garder un contact régulier et permanent avec leurs proches, alors que d’autres en sont privés.


Ces pratiques  politiques de chercher à isoler les gens de leurs proches, relèvent bien entendu des régimes dits d’exception, or, le pouvoir d’Idriss Deby, se revendique « démocratique » c'est-à-dire  qui appartient au peuple et exercé par le peuple.


Dans ce cas, nous estimons qu’il y a là, deux démarches parallèles qui déterminent l’ambivalence du pouvoir en place.


Au Tchad, l’histoire a prouvé que les frustrations répétées  des régimes politiques successifs, sont à la base des révoltes et de l’insurrection continues dans le pays.


Aujourd’hui, le fait simplement  de faire déposséder des militaires appartenant aux corps d’armés de leurs fusils, revient à leur causer un énorme tort.  Du coup, les rapports de forces ne sont plus mêmes et toute velléité de revendiquer ses droits, est étouffée dans l’œuf.


Devant, un tel constat alarmant et désolant, notre blog, seul outil de plaidoyer, lance un appel urgent aux autorités politiques  tchadiennes et à la hiérarchie militaire au sein de l’état-major, de faire preuve de discernement et de cesser de créer davantage des actes de frustrations à l’encontre des officiers et hommes de rangs, car, cela risquerait bien entendu de susciter de façon accélérée une sédition générale  massive sur l’ensemble du territoire national contre le pouvoir déjà illégitime d’Idriss Deby.


Par ailleurs, nous exigeons la restauration totale de tous les droits de ceux qui sont  victimes de l’arbitraire des autorités et ce, conformément aux principes qui fondent  la république.


Makaila Nguebla