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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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République du Tchad

Front pour le salut de la République(FSR).

Dignité – Justice – Développement.

 

Communiqué N°0006/FSR/BE/2013.

Plus jamais ça.

Le 02 février 2008 une date qui restera gravée dans la mémoire des Tchadiens. Ils se souviendront de cette date aussi longtemps que la lumière n’est pas faite sur les circonstances de la disparition du leader politique, le Professeur Ibn Oumar Mahamd Saleh. En effet, ce jour là des éléments de la garde prétorienne de Deby sont venus l’enlever en plein jour de son domicile. Et depuis lors aucune trace de lui ne se dessine à l’horizon.

Malgré les protestations et les appels venant de toutes parts, aussi bien sur le plan local qu’international, le régime de Ndjamena continue de garder un silence à la fois abasourdissant et méprisant. Il a tendance à vouloir dire, aux imbéciles on ne répond que par le silence. Autrement dit, ces cris du cœur, ces protestations et ces appels ne sont pas de nature à déranger le sommeil du despote de Ndjamena. Il répond de son fort intérieur à tout cela, les chiens aboient et la caravane passe. Les tchadiens doivent savoir que sous ce régime l’impunité constitue la règle d’or et elle doit être comprise en tant que telle. En effet, les tchadiens ont laissé trop faire. N’oublions pas que Deby a éliminé physiquement sans qu’il ait de compte à ne rendre à personne avant la disparition du Professeur Ibn Oumar les personnalités suivantes :

-          Maitre Joseph Bédi

-          Goukouni Guet

-          Bissau Mamadou

-          Abbas Koti

-          Kété Nodji Moïse

-          Bichara Digui

-          Laokein Bardé

-          Djibrine Azène

-          Brahim Selgué etc…

Toutes ces personnalités et d’autres encore ont été éliminées physiquement sous instructions directes de Deby sans que les tchadiens ne réagissent de façon vigoureuse. L’acceptation du fait accompli a été sans aucun doute interprétée comme étant une faiblesse et que la dose de l’intimidation administrée avait donné pleine satisfaction.

Deby continue à mépriser les tchadiens. C’est la preuve qu’il ne les a pas encore découverts dans leur réalité malgré ses vingt deux (22) ans de règne sans partage sur ce peuple pacifique mais jaloux de sa dignité et sa fierté.

Le moment est plus que venu pour exiger la vérité. Deby doit choisir entre faire la lumière sur la disparition du Professeur Ibn Oumar ou continuer à afficher un mépris à l’endroit des tchadiens mais aussi à l’égard de la communauté internationale très remontée ce temps ci contre la violation systématique des droits de l’Homme au Tchad signalée par les organisations de défense des droits de l’Homme.

Le Front pour le Salut de la République (FSR) appelle à une action vigoureuse digne de ce ras le bol accumulé depuis plus de vingt deux (22) ans. Cette action ne doit non seulement viser à ce que la lumière soit faite sur la disparition du Professeur Ibn Oumar, mais elle doit également exiger la fin du régime de la terreur, de la violence et de l’intimidation au Tchad. Les tchadiens ont tant encaissé. Ils aspirent à la paix, à la sécurité et à la quiétude qui ne peuvent être assurées que dans le cadre d’un Etat de droit qui fait de la démocratie et du respect des droits humains sa préoccupation majeure.

Halte à la prise d’otage des tchadiens par un clan, à la dictature, à l’affairisme au plus haut niveau de l’Etat et au gâchis des biens publics. Le Tchad et ses ressources ne sont pas la propriété de Deby et sa famille. Ils appartiennent à tous les tchadiens. Sachez Monsieur Deby que les tchadiens sont au bout de leur patience. Donc attendez vous à un tsunami à la tchadienne.


                                                                A bon entendeur salut.

                                                 Fait à Djimézé-Hamra le 27 janvier 2013.