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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Abdelmanane Khatab
Paris-France

Comme vous l'avez peut être remarqué, ces derniers jours, les nouvelles  se font rares. Pourtant, cela ne veut pas dire que l’espoir a  cédé  la place à l’échec. Bien au contraire! Le régime de N’djamena s’obstine dans son arrogance, fait passer son message dans tous ces déplacements : «   Il n’y a pas besoin d’un nouvel accord signé, ce sont les accords de Syrte qui restent la base », précisait Idriss Deby Itno.

 Il est sans fondement de prétendre œuvrer pour la paix  ou la réconciliation nationale, tout en plaçant au premier plan cette espèce d’arrogance et de mépris  comme instrument principal dans le but de mépriser ces adversaires,  brimer le peuple, museler la presse et confisquer le droit du peuple tchadien  à l'expression libre de sa pensée, en interdisant notamment l'émergence des partis politiques autres que ceux qui se sont engagés à constituer des caisses de résonance du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), devenu pratiquement un Parti-Etat.

 

De plus, la réconciliation est un acte de volonté et non une imposition. La réconciliation nationale n’est pas une démarche occasionnelle, ni individuelle. Elle constitue une étape essentielle dans la construction d’un Etat endommagé, une modalité institutionnelle pour la paix.

 

C'est par une prise de conscience décisive et courageuse que les tchadiens  parviendront à se libérer des tenailles de la haine et des violences pour se reconnaître les uns et  les autres. Cette reconnaissance apparaît comme un préalable indispensable au dialogue et à la réconciliation nationale.

 

Les séquelles des conflits cycliques inter-tchadiens  se transmettent de génération en génération, dans les mémoires brisées par la violence. La paix ne doit pas passer par des enseignements idéologiques prodigués à la population par des hommes politiques  dont la moralité et l'innocence sont pour le moins douteuses.

 

Une véritable paix exige comme préalable un dialogue franc et une réconciliation au sein de la classe politique tchadienne  d'hier et d'aujourd'hui. Comme disait  l’autre : « La paix n’est pas l’absence de guerre, c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance et de confiance de justice ».

 

Nous sommes pour un dialogue qui  permettra de reconnaître les erreurs du passé et de définir la nature franchement démocratique des institutions dont le rôle sera de sauvegarder la sécurité de chaque citoyen sans discrimination.

 

C'est à travers l'adhésion sans restriction à ces institutions que la classe politique tchadienne  pourra alors se réconcilier avec la base démocratie consensuelle.

 

Au-delà des provocations et des péripéties honteuses du régime,  auxquelles,  on assiste contre l’opposition armée, il y a le fond du problème, il faut bien l’avouer. Et ce fond du problème dans notre pays  n’est pas, hélas, que la crise de Darfour. Or, cette crise du Darfour qui a ému tant l’opinion internationale est l’œuvre sans nul doute du régime actuel qui a crée de toutes pièces ce conflit, qui aujourd’hui, revient en pompier pour éteindre le feu alors que le mal est déjà fait et il est profond.

 

En ce qui concerne le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE), il ne fait aucun doute que ces forces vont se fondre dans la Garde Républicaine (GR) pour assurer la sécurité du Président Idriss Deby alors que les mouvements d’opposition armée tchadienne ne peuvent être des supplétives de l’armée soudanaise.

 

Tant que l’opinion internationale ne parvient à faire une distinction entre la lutte du peuple tchadien et celle de la crise du Darfour, on ne pourra trouver une solution définitive à ce conflit transfrontalier.

 

S’agissant du conflit politique et armé au Tchad, le fond du problème est aussi  le tripatouillage de la constitution et le non respect des droits de l’homme, auxquels,  le peuple tchadien a payé à un prix colossal car des milliers de personnes ont perdu leurs vies, et plusieurs générations ont vu leurs libertés, leurs bonheurs et leurs dignités humaines cruellement  foulés aux pieds par ce régime en place.

 

Revenant au sujet de la Constitution actuelle, celle-ci contredit les principes, selon lesquels,  la souveraineté est détenue par le peuple et nous devons la transformer comme étant un document qui garantisse véritablement les droits de l’homme, autoriser l’exercice du pouvoir, serve de cadre légal à la démocratisation  au Tchad.

 

La Constitution doit être la loi suprême du pays qui ne pouvant être violée par tout individu, un clan, ou un  parti politique.

 

Prenons à titre d’exemple,  le cas du Niger où l’armée s’est levée pour restaurer l’ordre constitutionnel et les libertés fondamentales.

 

La preuve est que ce coup a été salué par tous et sans être condamnée par l’opinion internationale. C’est bien dans cette optique que s’inscrive notre lutte pour une réelle démocratie au Tchad.

 

Les démarches entreprises  par le régime tchadien pour la paix  ne sont que des grossiers mensonges.

 

Toute cette comédie du "processus de paix", ces réunions de conciliation qui n’accouchent de rien, ne sont que des habillages pour masquer la vérité.

 

Alors M. Idriss Deby, lors de votre interview  avec Mr Constant Némale d’Africa 24, vous avez affirmé avoir signé quatre (4) accords avec El-Béchir alors que vous soutenez que les quatre (4) ont été successivement violés.

 

Pourtant, vous avez dit que vous ne signerez plus avec le Soudan un nouvel accord parce que vous ne voulez pas donner cette image d’enfantillage et de mensonges.

 

La question que nous vous posons est de savoir : si le régime de Oumar Hassan El-Béchir a-t- fini oui ou non avec l’enfantillage et le mensonge ?

 

 Abdelmanane Khatab