Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

DAHM.Djibrine Assali Hamdallah (DAH)

 

Né d’un consortium  de groupes politico-militaires tchadiens de l’est, le Mouvement National pour le Salut du Peuple (MONASAP), vient à point nommer élargir la liste des coalitions d’opposition armée hostiles  au régime de Ndjaména.

 

De ce fait, c’est donc par un large consensus que les différents chefs rebelles, parties à cette coalition, ont porté leur choix sur la modeste personne de M. Djibrine Assali Hamdallah.

 

En effet, qui est cet homme ?

 

Ancien Secrétaire général de l’Union des Syndicats du Tchad (UST), principale centrale syndicale du pays de 1992 à 2007, M.Djibrine Assali, a été également le deuxième vice-président de la Conférence Nationale Souveraine (CST), il a eu le privilège de diriger les débats en plénière aux côtés du défunt Adoum Maurice Hel-Bongo, président du présidium et de M.Youssouf Saleh Abbas, 1er vice-président de dudit sommet qui était en 1993 au chevet d’une république tchadienne malade de plusieurs maux.

 

Après avoir lutté pour défendre dans la transparence les acquis, les intérêts moraux et matériels des travailleurs tchadiens dans un environnement politique et institutionnel tchadien hostile, malsain et risqué au prix de sa vie face à un pouvoir militaire qui utilise des moyens de répression les plus disproportionnés, M.Assali, a été  contraint en exil.

 

Il  reproche au pouvoir d’Idriss Deby  d’être à la base du verrouillage systématique de l’espace des libertés, devenu défavorable à l’ exercice des activités des acteurs  politiques et civiles et qu’il (Deby) n’est pas enclin à créer les conditions d’une démocratie effective qui garantisse les droits élémentaires  et les libertés publiques des citoyens tchadiens opprimés.

 

C’est dans cette atmosphère politique exécrable au Tchad, que M.Assali, homme paisible et aimable, a abandonné sa famille et ses amis, au même titre que les autres individualités actuellement dans l’opposition armée et qui luttent pour le changement politique dans ce pays où tout est au point mort.

 

Pour de nombreux analystes locaux, la désignation à la tête du MONASAP de M.Assali, est un signe d’une véritable rupture dans le duel classique qui oppose le leader de l’UFR à celui l’ANCD mais aussi une manifestation réelle de volonté des uns et des autres de créer, une troisième voie dans la lutte armée au Tchad.

 

Aussi, faut-il  ajouter que c’est  une marque  d’ouverture vers  un paysage politique  national méfiant et  hésitant vis-à-vis des politico-militaires de l’est et leur approche de lutte armée,  car M.Assali, qui vient de la société civile, a été de tout un temps, un homme de consensus et de dialogue avec tous les segments de la vie politique tchadienne.

 

Il ne faut pas aussi exclure qu’au plan africain et international, M.Assali a tissé d’énormes relations avec des partenaires étrangers  au développement, qui, probablement verront en lui, le symbole d’un changement politique et institutionnel au Tchad où le pouvoir est confisqué par un seul homme qui refuse de le céder par des voies non armées voire  démocratiques.

 

Ainsi, il appartient à la communauté africaine et internationale de revisiter  le contexte politique tchadien qui traverse une  véritable une tragédie et tenter de lui  trouver des réponses urgentes afin de créer les conditions réelles d’un décollage socio-économique dans un environnement sain et respectueux des valeurs  de droits de l’homme, de  la bonne gouvernance politique, qui sont désormais les principales exigences qui assurent une stabilité politique d’un pays.

 

 

Makaila Nguebla