Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

Géo-localisation

Publié par Mak

JD

MESSAGE DE VŒUX DE NOUVEL AN 2012

Le 31 Décembre 2011

Mesdames, Messieurs, Chers  Concitoyens tchadiens, militants de la CDC/PR, Chers Amis

L’année 2011 s’achève. Une nouvelle année, 2012, commence.  C’est l’occasion de se formuler les vœux d’espérance et de vie pour une nouvelle année. Je voudrais vos souhaiter mes Meilleurs Vœux de Bonheur, de Santé, de Succès et de Réussite dans vos projets. Que Chaque esprits et chaque cœur reçoivent ou trouvent le désir et le sentiment d’Amour, de Fraternité, de Solidarité et, la transcendance positive pour un changement positif et qualitatif. Rien dans notre monde, ne peut se faire sans l’écoute, le dialogue, la durée,  l’expérience. Nous vivons une époque, une autre époque, qu’il faille se départir des nostalgies du passé et repenser les vécus des mois possibles dans un système planétaire d’interconnexion dans les respects des valeurs et des principes. Les défis sont énormes à notre marche en avant, sommes tous condamnés, qu’ils tiennent nécessairement pour nos meilleurs vécus de penser un développement à visage humain, évitant la marchandisation de la citoyenneté, de l’homme tout court. La violation du caractère sacré de l’homme est source inexorable d’une autodestruction de l’humanité ! Nous courons à nos pertes si nous ne savons pas ménager le feu et le bois. La transformation de nos sociétés, le changement, le principe d’alternance du pouvoir politique, la recherche du bien être résultent des efforts collectifs et individuels, de la responsabilité des uns et des autres que, suis-je un Leader ou Président, du sens du devoir. Je voudrais par ici, évoquer aussi des vœux si chers de voir des changements, y compris celui de régime au Tchad, s’opérés dans les brefs et meilleurs délais. Le monde avance, la nature a horreur de la monotonie. Ces exigences nous commandent de faire davantage mieux pour améliorer et marquer nos belles existences.

Mesdames, Messieurs, Concitoyens, Amis, l’année 2011 qui se referme dans quelques heures a été l’une des plus marquantes de la dernière dans le monde. Nous devrions nous réjouir de l’état de prise de conscience des peuples des différents pays, de peuples frères et amis de l’Afrique du Nord. Nous devrions trouver une nouvelle espérance dans le changement de rapport dans la géostratégique mondial, le changement dans la perception et l’analyse des relations internationales sur des questions politiques, démocratiques, des libertés, sociales, économiques et du droit humanitaire. Ils participent d’un nouvel ordre mondial, des souhaits et des attentes des peuples en matière de justice, de la paix et de la stabilité et du droit de mener une existence harmonieuse et décente. D’un bout du continent à l’autre, de l’Amérique à l’Asie en passant par l‘Europe, l’Afrique, nous avons connu des événements importants et des bouleversements majeurs. Les crises économiques et financières menacent de fragiliser nos démocraties et le pouvoir politique, détériorent nos rapports sociaux et la solidarité. Les revendications sociales et politiques, les mutineries et, les manifestations populaires pour les libertés et le respect des principes démocratiques se sont transformées dans la plus part des cas en des révolutions ayant abouti à la chute des régimes dictatoriaux et des tyrans du moment en Tunisie, en Egypte, en Lybie. D’autres peuples continuent espèrement leur combat sans le soutien ferme de la communauté internationale. Nous avons observés des changements démocratiques notables des régimes par des élections en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Niger, au Nigéria, en Tanzanie, en Asie, en Europe, en Amérique latine. Ils sont le triomphe du succès de la démocratie et de la responsabilité citoyenne. Alors que subsiste encore des régimes odieux, anti-démocratique, liberticide qui ne favorisent ou ne créent pas des conditions pour une alternance au pouvoir. Nombreux sont en Afrique des régimes qui persistent depuis plus de quinze (15) ans, vingt (20) ans, trente (30) ans et/ou des Présidents de la République qui s’éternisent ou s’accrochent vieillissant (à 80 ans et plus) au pouvoir. Certains nous ont offert des élections calamiteuses, sans enjeux, non transparentes pour justifier leur maintient au pouvoir. L’ordre, la paix et, la stabilité ne doivent pas justifier la continuité des régimes dits « démocratiques » et, le maintien d’un homme au pouvoir plus de deux (2) mandats avec  la complicité sournoise d’une partie de la communauté ou des institutions internationales.  Ils ont été des violations des droits internationales, des principes et règles de démocratie universelle et, des abus envers les élites et les peules. Nous avons accueilli avec fierté et dignité la naissance d’un nouvel et 54e Etat en Afrique. Il est une justice et, la traduction d’une lutte acharnée contre une domination, l’esclavage, la xénophobie, l’exclusion sociale et politique, la mauvaise redistribution des richesses, l’intégrisme religieux.  Les violations des droits de l’homme, les prises d’otages et le terrorisme, la montée d’extrémistes religieux et de tout bord, la xénophobie menacent les libertés et la stabilité du monde. Ils sont une barbarie de notre temps moderne.

Au Tchad, 2011 avait commencé par des gigantesques festivités pour marquer les cinquante (50) ans d’indépendance pour cheminer dans des élections sans enjeux, non démocratiques, boycotter par l’opposition politique représentative.  Le Président Idriss Deby Itno au pouvoir depuis vingt (20) ans est réélu pour un quatrième (4e) mandat de cinq (5) ans indéfiniment renouvelable. Alors que le Tchad se réclame d’un Etat de droit, un Etat démocratique, un Etat moderne. Ces proclamations ne tranchent pas avec les institutions politiques de la République (parlement, justice, presse etc.), avec les modes d’organisations et les structures sociales sectarisées et tribalisées, avec le respect des droits de la personne humaine, des lois et des valeurs, avec la culture démocratique, avec la promotion des libertés collectives et des individus, avec la reconnaissance à la citoyenneté. Le devoir de responsabilité citoyenne et politique interpelle de dénoncer et de combattre les errements du régime, la corruption, la concussion, les malversations économiques et financières du régime, la mauvaise gouvernance. Le maintien du régime Deby ne  justifier pas une gage de stabilité, de paix, de développement ou de prospérité. Il est une méthode anti-démocratique, une perpétuation et un encouragement au recours à la dictature, à la monarchie, au culte de la personnalité d’un homme et à la paupérisation. Il est inadmissible de nos jours, il est lâche, il est ignoble. Il est une insulte de dire les tchadiens sont immatures, ne mérité pas mieux que le régime actuel, sont incapables de démocratie et d’une alternance au pouvoir. Il est une insulte pour la classe politique, les élites, les intellectuelles et, le peuple tchadien. Il est un affront pour un ordre politique juste. La communauté et les institutions internationales ne doivent pas se refuser les vrais jugements sur le mépris et les violations des principes démocratiques et des libertés fondamentales, sur les maux de mauvaises gouvernances, sur les attentes du changement, pour accepter les cafouillages et continuer à apporter de caution au régime actuel au Tchad. La communauté internationale, les institutions internationales doivent soutenir l’opposition politique intérieure et extérieure à obtenir une alternance au pouvoir au Tchad. La légitimité est du côté du droit et la justice donne raison à l’homme nouveau du changement. A en juger les propos et engagements officiels du Président Idriss Deby Itno en 2001 de quitter le pouvoir à la fin du son second mandat en 2006 ; le pouvoir actuel est violation flagrante de ses déclarations officielles donc, ne respecte pas la parole donnée. Le peuple tchadien doit d’affirmer une opposition totale pour une alternance au pouvoir et, contre la confiscation du pouvoir comme le stipule le préambule de la constitution de la République.

Mesdames, Messieurs, Chers Concitoyens, Chers Militants de la CDC/PR, Cher Amis, Je voudrais attirer l’attention de l’opinion internationale et nationale sur mon cas spécifique. Depuis 2004, il y a sept (7) ans que mon contrat de consultance internationale avec mon institution, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) est terminé. J’avais reçu mon quitus  de rentrer dans mon pays, le Tchad, pour entreprendre mes activités souhaitées et destinées. Les contradictions et les hésitations en second ressort m’ont conduit jusqu’à la fin de l’année 2004. Puis des mêmes contradictions, des confusions du régime au Tchad et de mon institution (PAM) ont favorisé des déferlements des rumeurs folles, jeter des doutes sur mes initiatives et mon droit à la reconnaissance. Mes derniers séjours à Paris (France) et à Rome (Italie) pour aspirer l’air de liberté, prendre le pool et un bain démocratique n’était que trouble et non à la hauteur de mes vœux.  Mon retour au Tchad dans le second semestre de 2005 s’était fait dans le cafouillage sans grande préparation  au préalable. Les uns voulaient me livrer à la persécution d’un régime anti-démocratique et un Etat de non droit du Tchad. Les autres cherchaient à ternir mes réputations, mon intégrité et, mes qualités intrinsèques en créant la désinformation pour me livrer à la vindicte populaire et/ou en occasionnant toutes possibilités pour faire obstacles à mes activités. J’ai courageusement et lucidement fait face aux tempêtes de leurs désespérances, aux manipulations à but mercantile et à la marchandisation de la citoyenneté, à la malhonnêteté de mes adversaires et détracteurs, à leur situation des mauvais perdants. En 2006 j’avais décidé de lancé le Parti politique, la Convergence Démocratique pour le Changement/Parti de la Renaissance (CDC/PR) fondé un an auparavant lors de mon dernier séjour à Paris.  Le régime Deby a fomenté directement et indirectement des obstacles à mes activités, proféré des menaces à mon encontre, des persécutions (physique et moral) etc. La dernière tentative d’enlèvement ou d’assassinat auront raison de mon départ du Tchad en 2008 pour un exil vers l’Afrique de l’Ouest. Depuis, je mène mon combat politique en qualité de la CDC/PR à l’extérieur pour la conquête du pouvoir. Et pourtant, le régime liberticide et anti-démocratique de Deby qui cherche à tout prix à éliminer ses adversaires politiques par des méthodes dictatoriales et/ou à salir l’image continue à sévir et à susciter des contradictions dans l’esprits et des brouhaha dans les localités comme pour tuer davantage la liberté d’expression et la liberté de pensé ou les libertés tout court. Il faut libérer la pensée enchainée, il faut que les langues se délient. Il faut donner raison à la reconnaissance de la citoyenneté. Je voudrais pour preuve de mes propos et de mes engagements que le Tchad n’est pas un Etat de droit, un Etat démocratique et Idriss Deby Itno tient à vouloir se maintenir au pouvoir ad vitae aeternam en un monarque absolu et obscurantiste. Idriss Deby Itno est un militaire, un chef de guerre. S’il est un homme de paix comme il voulait le faire croire à l’opinion ; il ne contribuerait pas à la marchandisation des communautés contre leurs offres de paix pour des visés mercantiles (pour des enrichissements illicites) et, à l’hypothèque de la citoyenneté. Le profil « élogieux » de sous développement du Tchad lui offre macabrement des opportunités de copter, de recruter parmi les plus démunies, les nécessiteux désirant de faire vite fortune, les jeunes menacés de chômage, les nostalgiques de l’ancien parti unique sous la dictature de Habré, les analphabètes et les illettrés, les sectes tribaux, religieux et/ou surtout les sectes occultes pour constituer une soldatesque ou une meute de vendetta contre tout ceux qui s’insurgent contre son régime et/ou proposent un programme politique et un projet de société serein capable de susciter une alternative au pouvoir. Ces bandes de recrue comptent énormément par la capacité de nuisance dans un pays au contexte de mosaïque culturel et ethnique qui a connu plus de quarante (40) ans de conflits civils et politico-militaires. Mieux, Deby et son régime surfent dans les groupes ethniques et dans les régions dont sont issues les leaders démocrates rénovateurs ou réformateurs politiques sur des faux préjugés pour désorienter la masse  populaire. Ce sont, en sommes, des pratiques d’un autre âge, anti-démocratiques, primaires.

Je suis un citoyen tchadien, mes parents ont servi directement l’Etat tchadiens, mes grands-parents ont défendu directement l’honneur et la dignité du proto-Etat qui sera la République du Tchad, mes arrières grands-parents l’étaient certainement. Je dispose d’une solide formation universitaire de 3e cycle, d’une expérience à l’échelle nationale et internationale, de large connaissance de l’histoire politique et de la situation économique et sociale du Tchad. J’ai une riche et une longue histoire de militantisme étudiant et de lutte politique. Lorsque j’étais au PAM, il y a dix (10) ans, j’étais le seul tchadien ; mes ainés étaient tous partis en retraites. Je m’étais bien battu seul sans le soutien de mon Etat tout autant que, mon recrutement s’était fait à l’international sans un appui de mon Etat. J’étais apprécié de mes superviseurs et de mes collaborateurs. Président de la CDC/PR, d’ici là, je retrouverais un jour la route du Tchad, je serais officiellement candidat à la magistrature suprême.

Chers militants et supporters de la CDC/PR, notre parti politique traverse des moments difficiles d’exil et de lutte pour la conquête du pouvoir. Les stratèges qui tapissent dans l’ombre, les hommes du régime au premier rang duquel le Président de la République Idriss Deby Itno ne dorment pas pour trouver des subterfuges, des laquais et serviles personnes pour nous déstabiliser, jeter l’anathème sur nous ou nous diviser. La CDC/PR est un parti jeune tout aussi comptant majoritairement des citoyens jeunes. Il se veut un cadre de débats démocratiques, ouverts aux jeunes, aux élites, aux intellectuels, aux concitoyens tchadiens sans exclusion et convaincu des nos idéaux politiques, de notre programme politique et notre projet de société serein capable de susciter une alternative au pouvoir. Nous devrions restés inébranlables, fidèles à notre combat politique, à notre responsabilité citoyenne, convaincu à la capacité de la CDC/PR et de son Président à nous conduire à la victoire et à notre représentativité dans les institutions de la République du Tchad. Le courage, la dignité et la lucide doivent guider notre marche en avant et nous soutenir réciproquement. Evitons de nous sous estimons car nous sommes une force indéniable. Devant la volonté affirmée d’un groupe, le triomphe est toujours possible. Je tiens à vous adresser mes sincères gratitudes, mes remerciements pour tout ce que vous ne cessez de faire pour la vie de la CDC/PR, pour vos soutiens matériels et financières au parti.

Chers concitoyens, chers amis, je voudrais vous inviter de vous préserver des violentes agressions du régimes Deby habilement dissimulées à l’opinion internationale afin de donner des bonnes images sur l’état de marche de la démocratie, sur la bonne gouvernance, sur la situation des droits de l’homme et, sur les mauvaises justifications du retard économique du  Tchad. Méfions nous des manœuvres dilatoires du régime au niveau national qui visent à illusionner le peuple, à faire croire que la démocratie politique, les libertés publiques, le développement tels qu’ils sont énoncés comme des principes universels, sont des concepts galvaudés qui ne s’apparentent pas aux réalités africaines et tchadiennes du pouvoir et de la construction des nos sociétaux. Le monde devenue un village planétaire, il y a des réalités et des principes auxquels nous ne pouvons nous déroger autrement. On ne doit pas hypothèque la citoyenneté, la liberté, les droits fondamentaux. La démocratie n’est pas une répartition des biens, c’est un problème de droit. Je voudrais vous exhorte à la citoyenneté, aux respects des valeurs républicaines, au dynamisme et à plus de visibilité dans les actions. Nous vivons dans un monde de défis qu’il faut à tout moment relever et trouver des solutions. Nos vécus quotidiens, nos survies dépendent et dépendront de nos manières de pensé la vie, de nos activités et de nos comportements. Le monde moderne nous impose des comportements. Les poids culturels traditionnels, nos valeurs traditionnels ne doivent pas constituer des freins ou des handicaps à nos entrés dans la modernité. Gardons nous lucide de faire le bon tri des valeurs traditionnelles pour les concilier à la modernité afin d’éviter des traumatismes des interdits ou des transcendances. La construction d’un monde moderne exige des libertés collectives la reconnaissance des libertés individuelles. Nous vivons dans une époque d’évolution très rapide, de concurrence ou de compétition. L’identité d’un groupe ou d’une communauté s’estompe si elle ne fait place à la liberté individuelle source de propre initiative et d’imagination personnelle. J’invite le peuple tchadien et ses élites davantage à l’ innovation, à l’invention, à faire preuve de plus d’imagination dans la recherche des moyens de pressions et d’actions politiques pour trouver le règne d’un Etat de droit, de justice, démocratique, de mérite et d’égalité au nom du principe de la compétence, un Etat moderne dynamique et, promoteur d’idées novatrices de développement à visage humain.


Enfin, je vous renouvelle mes Meilleurs vœux pour l’an 2012 de voir le peuple tchadien et des changements significatifs puissent s’opérés pour le bien être de tous.


Je vous remercie.


Jean-Didier Kamnadji, ancien Consultant International, Président de la CDC/PR