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Publié par Mak

kadidja hassabalah
Mme Khadjidja Hassaballah,
Secrétaire d'Etat à l'Alphabétisation
du Gouvernement au Tchad.

Le Syndicat des Enseignants
du Tchad (SET) qui  entame sa deuxième journée de grève  d’avertissement  pour des revendications salariales,  reste ferme et déterminé de maintenir la pression sur les autorités.


Mais du côté gouvernemental, on ne se laisse pas impressionner par ces mouvements d’humeurs des enseignants tchadiens, largement suivis sur l’ensemble du territoire national.


« C’est un  succès  total », a dit, un responsable syndical sous-couvert de l’anonymat.


Face donc  à une position de plus en plus ferme du SET, Mme Khadjidja Hassaballah, Secrétaire Générale d’Etat à l’alphabétisation au Ministère de l’éducation nationale, a élevé le ton  pour  juger « illégale » l’action syndicale tout en  ajoutant que l’argument développé par les enseignants est insuffisant  pour aller en grève surtout que la cherté de la vie au Tchad, est un cas général qui concerne tous les travailleurs tchadiens.

 

Les responsables politiques tchadiens connus pour leur zèle propre aux pratiques des régimes d’exceptions brandissent des menaces d’intimidations et de chantage pour décourager et faire reculer les enseignants qui, visiblement sont motivés de revendiquer  leurs droits avec une démarche justifiée.

 

Le SET a pour sa part, indiqué que si rien n’est fait dans un bref délai dans le cadre d’une amélioration substantielle de leurs revendications, le mouvement sera reconduit en grève illimitée d’où la paralysie totale des activités scolaires qui compromettraient  l’année scolaire et académique en cours.

 

Le régime autoritaire et militaire d’Idriss Deby,  fait  désormais face à des causes légitimes des enseignants tchadiens confrontés à une précarité sociale notoire.

 

Que va-t-il advenir dans le bras de fer qui oppose le SET au régime Deby ?

 

Makaila Nguebla