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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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La pluie se fait prier

 

N'DJAMENA (Xinhua) - Au Tchad, les pluies ne tombent que rarement, ce qui inquiète les populations qui se tournent vers Dieu.

 

Au service national de météorologie, l'on prévient contre un risque de sécheresse. "Du 11 au 20 juillet dernier, les données pluviométriques qui nous sont parvenues des stations provinciales notent un réel déficit de pluies, surtout dans la zone soudanienne à l'exception des villes de Pala, Bongor et Doba", confie Elie Mbaïtoubam, prévisionniste à la météorologie nationale. Selon lui, jusqu'à ce début du mois d'août, la zone sahélienne est mieux arrosée par rapport à la zone soudanienne.

Dans la zone sahélienne, cette situation s'explique par une perturbation atmosphérique ayant occasionné une arrivée précoce des précipitations. Et cela a persisté jusqu'à l'installation normale de la saison. Par contre, dans la zone soudanienne, le retard observé n'a pas permis aux paysans d'entamer les travaux champêtres suivant leur calendrier habituel. "Avec des précipitations rares et diversifiées, dans certaines localités du sud, les paysans ont achevé la phase semi pratiquement vers la fin du mois de juin alors que dans d'autres, les plantes ont séché sur pied faute de pluies", déclare Ngakougnon Mindé, un autre agent de la météorologie. Cette situation peut être expliquée scientifiquement, soutiennent les prévisionnistes.

Comparativement aux années 1960 à 1990 ainsi qu'à l'année 2010, la Direction centrale de la météorologie a observé que toutes les stations du Tchad sont déficitaires. "Ces derniers temps, nous observons régulièrement la formation de nuages qui se dissipent aussitôt", déclare Ngakougnon Mindé. Mardi dernier, au deuxième jour du ramadan, le Conseil Supérieur des Affaires Islamiques a convié tous les fidèles musulmans à une grande prière à la Grande mosquée de la capitale.

Le matin, pendant que l'on priait et implorait la grâce de Dieu, des nuages ont envahi le ciel de N'Djaména pendant de longues heures, puis se sont dissipés après avoir gratifié les populations de fines gouttes de pluies. "C'est que l'humidité escomptée n'est pas atteinte, expliquent les prévisionnistes. Elle doit être suffisamment renforcée pour qu'advienne une précipitation. Or la faible humidité de l'air dans l'atmosphère fait de sorte que la mousson est devenue faible sur l'ensemble du territoire national".

Se basant sur l'observation des données qui vont du début de la campagne agricole (au mois de mai) jusqu'à fin juillet 2011, Ngakougnon Mindé prévient que l'année sera déficitaire en termes de précipitation. "Nous ne faisons pas une prévision quantitative, avoue-t-il. Mais vue la tendance générale et compte tenu de la position du Front intertropical (FIT), on peut déduire qu'il pleuvra encore en août et septembre, à condition que la mousson soit renforcée".

Généralement, c'est durant la première décade d'août que le FIT monte au 20ème parallèle. Pour l'heure, il est encore au 18ème parallèle. "C'est lorsqu'il se retirera complètement hors du Tchad que nous parlerons de la fin des pluies", conclut-il.