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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

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Cette année, les pluies ont été abondantes. Conséquence, les fleuves débordent. Aujourd’hui, une bonne partie du Mayo-Kebbi est noyée. Autour de Bongor, champs et villages sont sous l’eau. Les gens désertent leurs habitats pour venir s’établir sur la route. Le spectacle désole. Tous les jours les pauvres montent des tentes de fortune pour ne pas dormir dans l’eau. Seccos délabrés, paille des maisons, bâches, nattes, sont utilisés pour se confectionner un abri au milieu des nuées et des nuées de moustiques. Ils dorment ensemble avec leurs animaux. Quand on jette un coup d’œil sous les tentes, une réalité s’impose : la pauvreté. Pas de lit. Pas d’ustensiles de cuisine de luxe. Aucune valise. Femmes, hommes et enfants sont couchés sur des nattes de feuilles de rôniers tressées.

Les concernés s’occupent de la capture de poissons, particulièrement les sardines qui pullulent. Avec quoi manger le poisson ? A qui vendre une partie du fruit de la pêche ? Dans ces conditions, les risques d’épidémies sont grands. Sans compter les effets du dérapage d’un véhicule. Les enfants ne commenceront jamais les cours le 1er octobre prochain. En effet, certains bâtiments non noyés sont transformés en habitats. D’ailleurs, dans cette partie du pays, les écoles ne sont jamais ouvertes à la date ci-dessus indiquée. Les autorités défilent et ne font rien pour limiter les dégâts. Le gouvernement semble plus préoccupé par la grève que par cette terrible souffrance des gens chassés par les eaux. Personne ne songe à une politique de l’habitat décent. Le ciment de Baoré fait de plus en plus son apparition sur le marché de N’Djamena mais il ne coûte pas moins de 10.000 F CFA le sac. Officiellement, on devait l’avoir à moins de 6.500 F CFA le sac. Le ciment venu du Nigeria et de la Grèce coûte 12 000 F CFA le sac. Seul le bois n’a subi une augmentation. Il faut débourser 100.000 F CFA pour avoir 10 m3 de sable. Pourtant, N’Djamena est au bord de deux fleuves. Les quincaillers n’en font qu’à leur tête. Le ministère du commerce et son contrôle des prix sont inexistants. 

Correspondant du blog