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Flash Info:vers des grèves multi-sectorielles au Tchad,Idriss DEBY n'aura pas de répît //

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Publié par Mak

Le mardi 24 juillet 2012 que le chauffeur bornou (MOUSTAPHA Adam Mbodo) chargé de transporter les briques pour les clients est venu aux environs de 14 heures chercher deux (2) jeunes gens pour ramasser les briques cuites au quartier Gassi III derrière la tranchée Idriss Déby pour le quartier Sabangali. Ayant constaté que ces deux jeunes ne pouvaient faire le travail comme il faut, il a fait appel à deux autres un peu plus âgés pour l’aider.
Après avoir conclu le marché, les deux nouveaux jeunes gens les nommés NGARLEDJI Martin et DJAÏTANGAR Jonathan ont accepté de faire le travail. Au moment de départ pour Sabangali, MBAÏADOUM Olivier, un autre jeune homme de Gassi III pointeur du vendeur des briques en question décide d’aller chercher l’argent pour le paiement des manœuvres. Arrivée au rond point de Chagoua, le véhicule est tombé en panne et le chauffeur n’a pu le réparer que  vers les 22 heures. C’est après cette réparation que ledit chauffeur a conduit ces jeunes gens sur le chantier décharger les briques à Sabangali.


Au retour, une fois arrivée au niveau du marché d’Atrone, le chauffeur a remarqué que son carburant ne peut  l’amener au village d’Adeneo puisqu’il habite ce village et en plus il est 24 h 40 minutes. En fait, l’état de la route ne lui permettra pas de rentrer chez lui. C’est alors que le chauffeur a demandé aux jeunes soit de dormir au garage soit de rentrer. Mais, les jeunes optent de rentrer à la maison pour se mettre à l’abri des moustiques puisqu’ils ne sont pas loin de leur maison.


Arrivée devant la maison de Boulama (chef) Djimet située face du camp militaire de DGSSIE de Gassi, une voiture de marque CAMRY immatriculée 18 V 7744 B transportant sept personnes à son bord à savoir Ahmat Moustapha, Mahamat Moustapha Ali, Abagana Moustapha Ali, Abakar Moustapha Ali, Abakar Abatcha, Mahamat Tahir et un autre qui est libéré quelques heures après par la police au Commissariat du 7ème Arrondissement, s’est arrêté derrière les trois jeunes à savoir NGARLEDJI Martin, DJAÏTANGAR Jonathan et  MBAÏADOUM Olivier puisque les deux plus petits sont rentrés chez eux à quelques dizaines de mètre de là. Le chauffeur de CAMRY sort de la voiture, après avoir salué verbalement le nommé  DJAÏTANGAR Jonathan, il lui pose la question « où est la moto ? » et celui-ci de lui demander de quelle moto s’agit-il ? Le chauffeur lui répond « la moto que vous avez arraché à mon frère là ». Et subitement les six autres passagers de la voiture CAMRY sont descendus  avec des couteaux, coupe-coupe, bâtons et sabres pour encercler  DJAÏTANGAR Jonathan et  MBAÏADOUM Olivier. Quant à NGARLEDJI Martin, le fait de voir ces gens avec des armes blanches, il a pris fuite. Les brigands ont copieusement tapé les deux jeunes gens devant les militaires de la DGSSIE et la population venue nombreuse pour assister à la scène. Quand ces militaires ont posé à ces brigands de savoir la cause de ce traitement inhumain, ils leur répondent que ces jeunes ont arraché la moto de leur frère. En écoutant ce mot, tout le monde est resté impuissant devant les brigands. Toutefois, les militaires et certains spectateurs leur demandent de conduire ces jeunes au moins au commissariat de police sinon les traitements inhumains et dégradants qu’ils infligent à ces jeunes gens ne sont pas justes. En quittant les lieux, les malfrats ont mis MBAÏADOUM Olivier dans le coffre de leur voiture et DJAÏTANGAR Jonathan entre le siège arrière et celui du chauffeur. Les malfrats  posent leurs pieds sur ce pauvre DJAÏTANGAR Jonathan.
Arrivée au rond point à double voies, les policiers en fraction tentent de les arrêter, mais les malfrats refusent d’obtempérer en roulant à toute allure vers Chagoua. Arrivée au quartier Bornou où se trouve le Grand garage, ils ont pris la route de droite, puis ils ont viré en prenant le couloir à gauche sans issue. Dans ce couloir, ces malfrats disent à ces jeunes gens que «la kola rouge est bonne à manger, aujourd’hui ils vont la manger». Les policiers qui les pourchassent les coincent au cul de sac. Ce sont les policiers qui ont sauvé les jeunes gens de leur calvaire.
Les policiers ont posé la question de savoir qu’est ce qu’ils font, ils leur répondent que ces sont des voleurs et qu’ils les amènent ici pour les auditionner. Les policiers les ont conduits tous les sept brigands, les deux  victimes, la voiture et les armes blanches au commissariat du 7ème arrondissement.
Les parents de ces deux victimes sont arrivés vers 3 heures 30. Après le récit des policiers, les parents sont restés devant le grand portail du Commissariat jusqu’à 7 h 30 mn pour rencontrer le Commissaire. Jusqu’à 14 heures, les parents des jeunes n’ont pas pu rencontrer le Commissaire. C’est alors qu’ils sont obligés d’informer la hiérarchie. Entre temps, un député est informé par un des brigands libéré qui lui donne une version totalement fausse en lui disant qu’ils ont procédé à l’arrestation des voleurs des motos qu’ils ont conduits au poste police anti-drogue. Mais, curieusement celle-ci les a arrêtés eux-mêmes et conduits au Commissariat pour les y enfermer. Ce Député se permet d’intercéder en leur faveur pour leur libération.


C‘est vers 17 heures que le Commissaire 1er  Adjoint a auditionné les deux victimes et les six brigands sans le 7ème brigand. Après l’audition, il a libéré les deux victimes et a demandé aux parents de négocier avec les brigands pour un règlement à l’amiable. Le Député lui emboîte le pas en reconnaissant la faute que ses parents brigands ont commise. En conséquence, il demande un règlement à l’amiable comme le suggère le Commissaire 1er Adjoint.


Le jeudi 26 juillet 2012, un des enquêteurs du commissariat a dressé le procès-verbal d’audition des prévenus et des victimes. Mais le commissaire 1er Adjoint qui a la charge du dossier refuse de déférer les brigands au parquet jusqu’au lundi 30 août à 13 heure. Informé, le Procureur de la République somme le Commissaire de conduire les malfrats au Parquet. C’est ainsi que le Commissaire 1er Adjoint a conduit les six brigands au lieu de sept, la voiture mais sans les armes blanches et les bâtons qu’ils ont utilisé pour cette opération. 
Ces derniers jours, nous avons constaté que tous les cadres de la communauté Bornou sont mobilisés pour la libération des brigands qui se trouvent depuis lundi le 30 juillet 2012 à la maison d’arrêt de N’Djaména.
Affaire à suivre !

Source confidentiels